Avec ses 50 entreprises et startups présentes sur le salon, la Belgique a la cinquième plus grosse délégation du Mobile World Congress.

Crédit photo : E.F.
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Comme la “French Tech”, la “Be Tech” a le vent en poupe à Barcelone.

Plus de 50 entreprises et startups belges s’étaient en effet données rendez-vous au Mobile World Congress de Barcelone pour hisser fièrement nos couleurs nationales, avec quelques jolies têtes d’affiche pour représenter notre pays. On citera ainsi la présence de l’entreprise bruxelloise Vasco, qui compte parmi ses clients plusieurs grandes banques internationales comme HSBC, BNP Paribas ou la Deutsch Bank, mais aussi Kabelwerk Eupen, l’un des “fleurons wallons”, qui compte plus de 800 employés.

Si nos entreprises nationales n’ont pas le sex appeal d’un Google, d’un Nokia ou d’un Facebook, elles sont parvenues au fil des années à se forger une sérieuse réputation sur le salon.

Ces cinq dernières années, le stand de la Belgique n’a cessé de grandir, passant de 36 à 43 startups entre 2017 et 2018. Si environ la moitié des entreprises belges présentes sur le salon sont des “habituées”, nombreux sont également les nouveaux-venus à tenter l’expérience.

“Les retours sont très bons” explique Philippe Honhon, le PDG de Back2Buzz, une entreprise wallonne spécialisée dans le reconditionnement de smartphones. “C’est la deuxième année que nous participons. L’an dernier, nous étions parvenus à décrocher 25 à 30 entretiens sur 4 jours. Cette année, nous avons plus de 100 entretiens de planifiés!”

Les entreprises belges qui se présentent sur le salon le font dans l’intention de démarcher une nouvelle clientèle – belge mais aussi internationale. Car au Mobile World Congress, on rencontre aussi bien des délégations venues de la Silicon Valley que des opérateurs, des distributeurs ou des banques. Les startups qui sont présentent profitent également du salon pour voir ce que leur concurrence propose. “Le Mobile World Congress, c’est aussi une veille technologique. Il est très important de savoir ce que font vos concurrents!” explique Philippe Honhon.

Et si la majorité des startups se rassemblent sur notre stand national, certaines ont aujourd’hui les moyens d’avoir leur propre stand. C’est le cas, notamment, de Realimpact Analytics, qui a connu une forte croissance ces dernières années, et nécessitait un plus gros stand pour sa clientèle.

Avec les années, la présence belge sur le salon du mobile n’a cessé de croître. Si elle accuse encore un gros retard sur les Etats-Unis, la France ou Israël, la Belgique arrive tout de même à se positionner en cinquième position sur le salon avec plus de 50 startups présentes à Barcelone – dont 43 sur le stand aux couleurs de notre beau pays. Une présence qui permet à notre pays de se positionner comme une nation innovante. “On touche pas mal de secteurs” confirme Eric Santkin, qui représente l’Awex à Barcelone, “et pour la première fois cette année, on a du dire non à certaines entreprises.”

2018 a par ailleurs été une année très riche pour l’entrepreneuriat wallon puisque la Belgique était représentée pour la première fois au CES de Las Vegas, en janvier dernier. 14 sociétés wallonnes s’étaient données rendez-vous au salon des nouvelles technologies pour y présenter leurs produits, avec l’espoir de décrocher là encore de très gros clients…