En raison de l’espace limité dans la mémoire des téléphones, les applications locales sont souvent sacrifiées par les utilisateurs. Pour y remédier, la startup liégeoise « Wallonie en poche » souhaite centraliser toutes celles à vocation locale sous un même service.

wallonie en poche

Aujourd’hui, on ne compte plus les apps qui chaque jour sont créées. Elles sont imaginées par des géants du secteur mais aussi, de plus en plus, chez nous et visent alors souvent un public local. Si les services disponibles sont ainsi toujours plus nombreux, difficile aujourd’hui de les faire tous rentrer dans son smartphone, aussi récent soit-il.

« Globalement, il y a de la place sur nos téléphones pour une grosse dizaine d’applications. En sachant qu’une partie importante de cet espace est déjà occupée par les inévitables Facebook et l’une ou l’autre messagerie, il ne reste, au final, presque plus de place pour les autres », constate Pierre de Labalue, le fondateur de « Wallonie en poche », la nouvelle app derrière laquelle se cache peut-être bien la solution à ce manque de place.

L’application est en réalité une plateforme qui permet d’héberger les applications de proximité, mises en place par des startups wallonnes (carte de fidélité, e-shop…). Actuellement, une petite dizaine d’entre elles sont ainsi regroupées au sein de « Wallonie en poche ». Afin d’offrir encore un service plus large, Pierre de Labalue et son équipe ont également développé des micros-services supplémentaires, comme les plannings d’enlèvement des poubelles ou les emplacements de bulles à verre. « Nous les avons réalisé en interne mais nous allons prochainement ouvrir la plateforme pour permettre à chacun de mettre en place un micro-service qui donnera au final une app très complète », ajoute le fondateur de la société liégeoise.

Lancée en septembre, cette app qui rassemble les apps a déjà été téléchargée 2.000 fois. « C’est un bon début car nous n’avons pas encore fait la moindre communication.

Le lancement officiel est prévu cette semaine », ajoute le fondateur qui nourrit de belles ambitions. « On espère atteindre les 100.000 téléchargements pour la fin de l’année ».

Pour se financer, la startup travaillera avec les communes, pour qui elle pourra mettre en place des pages connectées, permettant directement de toucher les citoyens concernés. « Il existe beaucoup d’autres modèles pour se financer. On pense également prélever des commissions pour les startups proposant des services de transaction » ajoute Pierre de Labalue.