Les ondes des téléphones portables seraient totalement inoffensives

Par posté le 4 février 2018

Une nouvelle étude vient mettre en doute l’idée selon laquelle les smartphones et autres GSM seraient nocifs pour leurs propriétaires.

Crédit photo : AFP

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Depuis l’avènement du téléphone portable, plusieurs études ont tenté de démontrer que la proximité et l’utilisation de ce genre d’appareils pouvait amener une personne à contracter des tumeurs. Cela serait dû aux ondes radio grâce auxquelles les smartphones et autres GSM fonctionnent. De nouveaux résultats de recherches auraient tendance à contredire cette idée.

Une nouvelle étude de l’Institut national des sciences de la santé, l’agence de recherche médicale américaine, a révélé que certains rats exposés à des radiations massives contractaient des tumeurs. Mais, pour John Bucher, un scientifique principal du National Toxicology Program, ces résultats ne pourraient pas être extrapolés pour l’Homme.

Pourquoi ? Même en cas de forte utilisation de son téléphone portable, il semble peu probable qu’un individu réussise à être exposé autant que l’un des rats de laboratoire utilisé dans ce test.

Quelle sorte de radiations ?

Il est important de comprendre de quel genre de radiations on parle lorsqu’on dit qu’un smartphone ou un GSM émet effectivement des “radiations”. En effet, la radioactivité de ce genre d’appareils n’est pas à mettre dans le même paquet que les radiographies ou les bombes nucléaires.

Dans le cas d’une radiographie ou d’une bombe nucléaire, on parle de rayonnement ionisant, des rayons qui – à forte dose – peuvent endommager l’ADN des individus et mener à un cancer. Mais pour ce qui est d’un téléphone portable, les rayons diffusés ne sont pas du même gabarit. En effet, les radiations que ces petits appareils émettent sont des ondes de radiofréquences. Elles sont dites non-ionisantes, elles n’endommagent donc pas notre ADN.

La confusion entre les deux sortes de radiations a souvent mené à incriminer les GSM. Mais la nouvelle étude vient confirmer qu’il faudrait des quantités de radiations de radiofréquences beaucoup trop élevées pour effectivement contracter un cancer.

Études à fortes de doses

L’étude en question a montré que seuls les rats mâles développaient des tumeurs autour de leur coeur, dans le cas de radiations très importantes. Pour les rongeurs femelles, ce n’était pas le cas. Une autre étude menée sur des souris cette fois n’a montré aucun problème de santé. Les cellules cancéreuses retrouvées autour du coeur des rats mâles sont un type de tumeur qui, normalement, sont observées dans les cellules des neurones. Des résultats inhabituels qui n’ont pas encore été expliqués.

Lors de l’étude, les rats étaient entièrement exposés 9 heures par jour et ce, pendant deux ans – équivalant à une période de 70 ans à taille humaine. Les fréquences utilisées n’étaient pas les plus puissantes, puisque seules les fréquences de 2G et 3G ont été utilisées dans le cadre de ce test.

Pour l’instant, aucune étude n’a su démontrer qu’il existait réellement une corrélation entre les radiofréquences et le développement de tumeurs cérébrales. Alors que le premier GSM a fait son apparition il y a trois décennies, les recherches sur les effets négatifs de ceux-ci continuent et ne sont qu’à leurs débuts.

Aux États-Unis, la Commission des Communications Fédérale impose des limites quant aux quantités de radiofréquence qui peuvent émaner des téléphones portables. Des limitations qui, selon l’Administration de la Nourriture et des Drogues (FDA) et la division du National Toxicology Program, seraient adéquates et sûres. Un avis favorable défendu dans un communiqué de Jeffrey Shuren, directeur du Centre pour les dispositifs et la santé radiologique.

Selon John Bucher, du National Toxicology Program, la quantité d’exposition était beaucoup plus forte que ce qu’une personne ne pourrait vraiment subir au cours de sa vie. Selon lui, ” ces résultats ne devraient pas être directement extrapolés à l’utilisation du téléphone cellulaire humain“. L’apparition de tumeurs chez certains rongeurs n’étaient d’ailleurs par clairement liées aux radiations. De plus, les rongeurs exposés à des doses massives de radiations semblaient vivre plus longtemps que les autres, selon Shuren de la FDA.

Sans preuve claire et précise, on peut toujours se demander s’il existe une corrélation entre l’utilisation d’un téléphone portable et une influence négative sur la santé des utilisateurs. Les résultats observés sur les rats ne semblent pas très équivoques. “Même avec une utilisation quotidienne fréquente par la grande majorité des adultes, nous n’avons pas vu une augmentation des événements comme les tumeurs cérébrales“, affirme le communiqué de la FDA.

Pour le médecin en chef de l’American Cander Society, Otis Brawley s’est exprimé sur le sujet lors d’une interview pour l’Associated Press : “La preuve d’une association entre les téléphones cellulaires et le cancer est faible, et jusqu’à présent, nous n’avons pas vu un risque plus élevé de cancer chez les personnes“. Il faudra donc se montrer encore patient avant de pouvoir se baser sur des résultats précis pour savoir si oui ou non l’utilisation des téléphones portables est néfaste pour notre santé physique.

Pigiste chez Geeko et Belgium-iPhone.
Twitter : @JennMrtns

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