La jeune entreprise bruxelloise a développé une solution permettant de créer de l’interaction entre un interlocuteur et son auditoire. La technologie a déjà été largement adoptée par le monde académique.

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Autant se l’avouer tout de suite, lorsque l’on est étudiant, les journées passées dans les auditoires sont parfois longues. Elles le sont encore plus lorsque le professeur se limite à lire son précieux Power Point. Mais cette façon d’enseigner est doucement en train d’évoluer, grâce notamment à Wooclap, une startup bruxelloise.

Lancée il y a maintenant trois ans, elle a mis en place une solution permettant de faciliter l’interaction dans les auditoires. La technologie imaginée par Jonathan Alzetta et Sébastien Lebbe permet de créer rapidement des sondages et questionnaires interactifs. L’auditoire est invité à réagir par SMS ou grâce à une application aux différentes questions posées par le professeur. Les résultats sont alors directement intégrés dans la présentation.

« Le cours devient alors beaucoup plus amusant et efficace. Cela permet de mêler directement la théorie et la pratique au sein du cours magistral », explique Sébastien Lebbe, l’un des deux fondateurs de la jeune pousse. Une petite révolution dans la manière d’enseigner qui était devenu indispensable.

« Avec le développement des MOOC, il est désormais possible de suivre des cours sans même se rendre physiquement dans l’auditoire. Le monde académique a donc compris qu’il devait revoir sa façon de travailler, s’il ne veut pas se faire Uberiser », explique encore le responsable.

Parmi ses clients, Wooclap compte notamment l’Université Catholique de Louvain, l’Université Libre de Bruxelles ou encore l’EPHEC.

En un peu moins d’une année, la technologie a déjà été largement adoptée par le corps professoral de l’UCL. « 1.259 cours ont utilisé Wooclap ; 9.389 interactions ont été créées par 324 professeurs. Le bilan dépasse les espérances », explique l’Université dans un communiqué. De nouvelles fonctionnalités ont d’ailleurs été ajoutées spécifiquement pour les présentations de cours. « Une jauge de compréhension indique désormais le nombre d’étudiants « perdus » à chaque slide, ce qui permet au professeur de savoir exactement quelles sont les parties du cours qui posent le plus de difficulté », explique encore l’UCL.

Outre sa présence en Belgique, la jeune entreprise se développe désormais à l’international. Pour y parvenir, elle a récemment réalisé une première levée de fonds de 350.000 euros. « On compte déjà des centaines de clients un peu partout dans le monde mais on souhaite encore davantage développer notre présence en Europe », conclut Sébastien Lebbe.