Attendu au tournant par les fans de la franchise, Dragon Ball FighterZ ne déçoit pas et s’impose même comme l’une des meilleures adaptations de la série animée en jeu vidéo. Explications.

Dragon Ball FighterZ

Portée à de multiples reprises en jeu vidéo, la série animée créée par le célèbre auteur Akira Toriyama revient aujourd’hui avec une nouvelle adaptation vidéoludique que l’on doit une fois encore à Namco-Bandai. Bien conscient qu’il fallait se renouveler après trois Xenoverse, l’éditeur a choisi de prendre des risques en développant un titre au design old-school qui s’inspirerait des jeux de baston en 2D des années 90. Ainsi est donc né Dragon Ball FighterZ.

Développé par Arc System Works – auteurs de la série Guilty Gear -, FighterZ n’est toutefois pas un jeu de baston en 2D pure puisqu’il reprend un modèle plus moderne de 2.5D. Comprenez par là que les personnages sont bien modélisés en 3D, dans des décors animés en 2 dimensions. Et le rendu est tout bonnement époustouflant puisqu’on se croirait tout simplement dans un épisode de la série. On notera d’ailleurs que les transitions entre les dialogues, cinématiques et séquences de combat font plutôt honneur au moteur du jeu, décidemment très polyvalent.

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Mais avant de poursuivre sur le volet technique, il est important de préciser la nature de ce volet qui s’écarte des précédentes adaptations livrées par Namco-Bandai en surfant sur la vague nostalgique des Street Fighter, King of Fighters et autres Guilty Gear.

Moins exigeants que ses modèles – Dragon Ball reste une franchise grand public et Namco Bandai ne voulait pas cibler un public de puristes -, Dragon Ball FighterZ est un jeu de combat avant tout très fun qui laisse de côté le réalisme pour se concentrer sur le dynamisme de ses affrontements. Ici, tous les personnages se valent. Si les puristes regretteront que Krilin puisse terrasser Vegeta dans un duel, l’approche d’Arc System Works rend les affrontements entre les différents personnages beaucoup plus passionnants que dans les précédents volets de la série. D’autant plus que le casting est plutôt bien fourni avec notamment C-17, C-18, Krilin, SanGoku, Vegeta, Picolo ou encore Freezer au programme des réjouissances. Certes, quelques grands absents sont à noter, mais rien de bien grave. Et on imagine d’ailleurs que Namco-Bandai ne se gênera pas pour nous servir quelques personnages en DLC par la suite…

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Bien qu’accessible, le jeu n’en reste pas moins technique et exigeant. Il faudra de nombreuses heures de jeu pour maîtriser tous les personnages de FighterZ, les combos, enchainements et super-attaques. Les personnages sont globalement plutôt bien équilibrés. On regrettera en revanche qu’un matraquage des boutons permette de remporter la partie. Beaucoup moins technique qu’un King of Fighters, FighterZ nécessite encore quelques ajustements. Pour faire simple, FighterZ se rapproche davantage d’un Marvel Vs Capcom que d’un Street Fighter. Et ce n’est au final pas plus mal puisque même les débutants pourront prendre leur pied.

Pour autant, FighterZ n’est pas un jeu qui ne destine qu’aux débutants. Les développeurs sont parvenus à y glisser quelques subtilités. Si maîtriser les coups ne demandera pas un trop grand travail d’apprentissage, mémoriser les combinaisons gagnantes dans les enchainements aériens et maîtriser le timing se révéleront indispensables pour gagner le haut des rankings en ligne. A condition d’y passer un peu de temps, ils ne devraient avoir aucun mal à mettre une sacrée raclée aux débutants. Et c’est bien là le plus gros atout de FighterZ, qui tout en étant accessible offre une profondeur de jeu suffisante pour séduire les amateurs de jeux de baston.

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On notera d’ailleurs que le jeu se caractérise aussi par son approche unique en misant avant tout sur du tag-battle avec des affrontements à trois contre trois qui rendent les combats beaucoup plus stratégiques qu’il n’y paraît. Changer de personnage au bon moment permettra souvent de prendre un sérieux avantage sur son adversaire.

Au niveau de son contenu, FighterZ surprend également avec une quantité impressionnante de contenus. Outre son excellent casting, le jeu offre également de nombreux modes de jeu allant du classique mode Arcade au mode Histoire – malheureusement pas très excitant, la faute à un scénario qui tarde à prendre son envol, malgré son scénario inédit. Sans oublier bien sûr le multijoueur qui représente l’épine dorsale du jeu, comme dans tout jeu de baston qui se respecte. Les affrontements en ligne sont d’une fluidité impressionnante et on ne regrettera finalement que la navigation avec les étrangers avatars qui ne plaire certainement pas à tous. L’un dans l’autre, quelque chose de plus sobre aurait tout aussi bien convenu.

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Sur le plan technique en revanche, FighterZ ne déçoit pas avec son moteur graphique impressionnant, ses animations dessinées à la main, ses effets visuels dignes d’une superproduction hollywoodienne et sa bande sonore originale. Bourré de références et d’une fidélité extrême à l’œuvre d’Akira Toriyama, Dragon Ball FighterZ est la perle que les fans de la série animée attendaient depuis si longtemps – et incontestablement un excellent jeu de baston se destinant tant aux débutants qu’aux passionnés.

Les + :

– Un joli casting
– Fidèle à l’oeuvre de Toriyama
– D’une beauté à couper le souffle
– Un gameplay accessible et riche
– Un jeu de combat fun et rétro

Les – :

– Le mode Histoire pas très excitant
– La navigation dans le lobby
– Quantités de DLC au programme

Conclusion

Fidèle à l’oeuvre d’Akira Toriyama, Dragon Ball FighterZ est le jeu de combat que les fans de la série animée attendaient depuis des années. Accessible au grand public, le titre n’en garde pas moins un gameplay riche et profond. D’une beauté à couper le souffle, FighterZ est également très fun à parcourir que ce soit en solo ou en multijoueur avec ses affrontements en tag-battle. On lui regrettera toutefois un mode Histoire trop sobre et pas très excitant, qui aurait gagné à être davantage calqué sur celui de la série.

16/20