WhatsApp teste une nouvelle fonctionnalité pour stopper les chaînes de messages, souvent porteuses de spams et autres contenus indésirables.

Crédit photo : AFP
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L’application de messagerie instantanée planche actuellement sur une fonctionnalité qui vise à éliminer, ou en tous cas réduire, les messages à faire suivre à ses contacts, contenant des spams, messages publicitaires indésirables et autres “fake news”.

Le site spécialisé Whatsappen a repéré la présence de notifications dans l’application dont le but est d’avertir l’utilisateur lorsque celui-ci reçoit ou encourt le risque de partager une chaîne. Un message du type “Le message que vous transférez a été transmis plusieurs fois » apparaît alors. Notons qu’en l’état il ne s’agit que d’un avertissement et non d’un blocage, l’utilisateur pouvant ignorer l’avertissement et transmettre le message malgré tout.

Cette fonctionnalité étant en phase de test, il n’est cependant pas encore sûr qu’elle soit déployée. En attendant de la voir potentiellement apparaître lors d’une prochaine mise à jour, WhatsApp conseille, face à ce type de chaîne, de bloquer l’expéditeur, d’ignorer le message et de le supprimer. Les réseaux sociaux tentent depuis un moment déjà de combattre la propagation des spams, Facebook ayant par le passé mis des avertissements sur les fake news afin qu’elles cessent d’être partagées. Il avait néanmoins décidé de ne plus afficher ces avertissements face à leur inefficacité. La solution développée par WhatsApp (qui pour rappel appartient à Facebook) sera-t-elle cette fois la bonne?

Des canulars parfois dangereux

L’une des chaînes bien connue sur WhatsApp est celle demandant aux utilisateurs de renvoyer un message afin que le service reste gratuit. Le message se présente souvent sous cette forme: “WhatsApp va bientôt devenir payant. Si vous avez au moins 10 contacts, envoyez-leur ce message. De cette manière, on constatera que vous êtes un utilisateur régulier et WhatsApp restera gratuit.” Ce type de canular est parfois innocent, mais peut en revanche parfois contenir des liens vers des logiciels malveillants destinés à dérober des informations personnelles.

Des “fake news” relayées de la même manière peuvent aussi mener à des drames, comme en Inde, où une rumeur infondée lancée sur WhatsApp concernant un réseau d’enlèvement d’enfants a provoqué le lynchage de sept hommes innocents.