L’addiction aux selfies reconnue comme un trouble mental

Par posté le 30 décembre 2017

L’addiction aux selfies a été reconnue comme une maladie mentale par des chercheurs des universités de Thiagarajar (Inde) et de Nottingham (Royaume-Uni). Un trouble qui aurait, aujourd’hui, un nom : le selfitis.

Crédit : Shutterstock

Crédit : Shutterstock

L’avènement des nouvelles technologies et des réseaux sociaux implique forcément une évolution dans les comportements de la société. Se prendre en photo et les partager sur le web n’a jamais été aussi rapide et facile. Des dizaines de photos, pour n’en sélectionner qu’une et l’afficher à la face du monde, c’est un comportement que beaucoup de monde a déjà vécu, mais pour certains, c’est plus qu’occasionnel. Les selfies sont devenues une drogue qui porte désormais un nom : le selfitis.

Le Journal international de la santé mentale et de la toxicomanie vient de classer l’obsession des selfies comme un trouble mental. L’étude menée par Janarthanan Balakrishnan, de l’École de gestion Thiagarajar, en Inde, et de Mark D. Griffiths de l’Université de Nottingham Trent, au Royaume-Uni, s’est faite sur 225 étudiants indiens. Ils ont été divisés en trois groupes selon leur pratique de l’autoportraits.

Le premier groupe était ceux « à risque » à savoir les étudiants qui prenaient au moins trois selfies par jour, sans les publier sur les réseaux sociaux. Le second cas était ceux au stade « sévère ». Ici, les étudiants rassemblés se prenaient au moins trois fois par jour en photo et les publiaient sur les réseaux. Enfin, troisième catégorie, la plus aigüe, les étudiants étaient considérés comme souffrant de selfitis sévère et rentraient dans le stade dit « chronique ». A ce stade, les personnes ne peuvent s’empêcher de se prendre en selfie au moins 6 fois par jour et de les publier à la vue de tous. Parmi les 225 individus étudiés, 9% d’entre eux se prenaient au moins 8 fois en photo par jour et 25% d’entre eux publiaient trois fois ou plus leur autoportrait sur les réseaux sociaux.

L’étude a permis d’établir une Selfite Behaviour Scale (SBS), une échelle de gravité de l’obsession pour les selfies. Cette gradation varie en fonction de la gravité de l’addiction, dont voici la classification :

Crédit : Janarthanan Balakrishnan et Mark D. Griffiths

Crédit : Janarthanan Balakrishnan et Mark D. Griffiths

Petite anecdote, le nom que le trouble mental prend aujourd’hui avait été donné, en 2014, dans le cadre d’un canular. Celui-ci racontait que l’American Psychiatric Assosiation (APA) avait inventé ce terme pour désigner un nouveau trouble mental. Comme quoi.

Pigiste chez Geeko et Belgium-iPhone.
Twitter : @JennMrtns

Articles similaires

Réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>