Test – Resident Evil 7 Gold Edition : l’horreur des bayoux

Par posté le 22 décembre 2017

Plus de six mois après la sortie de Resident Evil 7, Capcom livre enfin sa “Gold Edition”, qui rassemble le jeu et toutes ses extensions. Une excellente façon de se replonger dans le bayou, pour ceux qui étaient passés à côté de cet excellent survival-horror.

gold edition

Considéré comme l’un des meilleurs survival-horror de ces dernières années, Resident Evil 7 offrait aux amateurs de frisson un joli reboot pour une franchise qui avait perdu de sa splendeur au cours des dernières années. Avec Resident Evil 7, la franchise a opéré un virage à 180 degrés en délaissant l’action au profit du frisson. Une stratégie intelligente de la part de Capcom, qui a su parfaitement tirer les ficelles…

Dépaysant, le jeu plonge le joueur en plein bayou, au milieu de la Louisiane. Parti à la recherche de son épouse, qui n’avait plus donné signe de vie depuis trois ans, le joueur se retrouve malgré lui à explorer la ferme des Bakers, une étrange famille liée à toute une série de disparitions suspectes. Exit les hordes de zombies et le virus-T ici donc puisque Resident Evil 7 tente de redonner un background réaliste à la série en plongeant le joueur au milieu d’une intrigue qui aurait très bien pu être celle d’un nouveau Massacre à la Tronçonneuse. Les influences sont nombreuses, et sans totalement renier ses origines (expériences génétiques & zombies seront bien au programme des réjouissances), Resident Evil 7 offre à la série de Capcom un joli reboot, qui pourrait bien lui être salvateur.

end of zoe

D’autant plus que sur le plan technique, le jeu n’a rien à envier aux grosses productions américaines. Non seulement la direction artistique est somptueuse, mais en plus le jeu est d’une beauté à couper le souffle. Oppressants, les décors induisent chez le joueur un sentiment de stress permanent, qui le suivra tout au long de l’aventure. Le passage en vue à la première personne ne fait qu’amplifier ce sentiment. Car oui, Resident Evil 7 n’est plus un survival-horror qui se joue à la troisième personne comme ses ancêtres mais un véritable first-person shooter. Mêlant parfaitement action, énigmes, intrigue et exploration, le jeu de Capcom tiendra les joueurs scotchés à leur pad durant toute l’aventure, et bien au-delà grâce aux nombreux DLC compris dans cette Gold Edition.

Malgré quelques petits défauts – les combats de boss ne sont pas son fort, et il sera difficile de trouver le lien avec les autres épisodes de la série, en dehors de quelques clins d’oeil -, Resident Evil 7 s’impose comme une oeuvre parfaitement maîtrisée par ses créateurs, et un titre ingénieux, qui a en outre le mérite d’être entièrement jouable en réalité virtuelle, avec le PSVR.

not a hero

Pour ceux qui étaient passés à côté du titre, en janvier dernier, la Gold Edition représente donc une belle manière de se reconnecter avec l’univers de Resident Evil. Car au total, ce sont pas moins de quatre extensions qui sont livrées avec le jeu.

On commencera tout d’abord par les vidéos interdites, qui introduisaient de nouveaux modes de jeu par forcément passionnants mais qui avaient au moins le mérite de varier les plaisirs, avec en tête d’affiche un mode “horde”, qui plonge le joueur dans les sous-sols de la demeure des Baker. Ici, le joueur devra repousser des vagues d’ennemis, toujours plus dangereux, jusqu’à l’aube. Le défi dure 30 minutes – si toutefois vous survivez jusqu’au bout -, et sera l’occasion pour le joueur de tester tout l’arsenal du jeu, avant de se lancer peut être dans l’aventure solo.

Beaucoup plus hardcore, le mode “Ethan doit mourir” confronte le joueur à des ennemis beaucoup plus coriaces tout en étant moins généreux en armes et munitions. Avec une seule vie, le joueur aura bien du mal à tenir face à des ennemis particulièrement agressifs.

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Tout aussi divertissant, “La chambre” représente sans doute le plus joli des “Banned footage”. Et pour cause puisque cette extension plonge le joueur au coeur d’une ambiance morbide et intimiste, en le forçant à mémoriser l’emplacement d’objets. Dans la peau d’un caméraman, il devra répondre aux questions de Marguerite, la belle-mère de la famille Baker, qui surgira dans la pièce au moindre bruit. Une expérience traumatisante pour les joueurs, et radicalement différente du reste du contenu des DLC…

Malheureusement, les autres “mini-jeux” croisés dans les Banned footage Vol 2. sont beaucoup moins intéressants. Du black-jack à la partie de cache-cache en passant par la séquence nutritionnelle, les joueurs auront droit à beaucoup de diversité, mais les séquences de jeu ne présentent en soi pratiquement aucun intérêt.

banned

Heureusement, les deux autres DLC adoptent une approche plus traditionnelle en lorgnant davantage du côté du mode solo. La fin de Zoé nous fait ainsi découvrir tout un pan de l’histoire des Baker. La virée dans le bayou est divertissante, même si l’on regrette de ne pas découvrir de nombreux nouveaux environnements. L’intrigue, elle, suit son cours, et mérite assurément le détour. Dans ce segment, qui vous tiendra occupé une petite heure, le joueur découvrira également un nouveau boss, inspiré du Nemesis de Resident Evil 3, qui apportera un peu plus de richesse à cette aventure qui aurait sans doute été bien morne sans son intervention.

Plus intéressant, “Not a hero” séduit surtout par ses séquences d’action plus musclées qui le rapprochent des autres épisodes de la série. Si l’on regrette le manque d’explications sur le plan narratif, et la simplicité de l’intrigue, on apprécie en revanche le voyage, et la nervosité des combats qui font de ce DLC un joli divertissement. D’autant plus que les joueurs auront le plaisir d’y incarner Chris Redfield, l’un des personnages clés de la série.

Les + :

- Un survival-horror grandiose
- Visuellement superbe
- Du contenu en pagaille
- Un ou deux ajouts de qualité

Les – :

- Certains modes de jeu sans intérêt
- Des DLC solo relativement décevants

Conclusion

Au final, difficile d’être déçu par cette Gold Edition, qui permettra surtout aux joueurs qui étaient passés à côté de Resident Evil 7 de pouvoir enfin se plonger dans cette aventure. Si la majorité des DLC réunis dans cette Gold Edition ne méritent pas le détour – notamment parce qu’il s’agit davantage de modes de jeu alternatifs que de véritables DLC solo -, les quelques explications apportées par “La fin de Zoé” et “Not a hero” devraient satisfaire les fans, et la présence d’un mode Horde et du chapitre La chambre, qui mérite presqu’à lui seul le détour, donnent à cette Gold Edition un certain intérêt aux yeux des nouveaux venus. Pour ceux qui avaient déjà parcouru l’aventure principale, difficile en revanche de conseiller de sauter à bord tant la diversité du contenu risque de rebuter les fans purs et durs de la franchise.



16/20


Actif dans les rubriques Eco et Lifestyle du journal, j’ai rejoint Le Soir il y a six ans pour une formidable aventure numérique. Globe-trotter passionné de photographie, je m’intéresse à tout ce qui touche aux nouvelles-technologies. Twitter : @etiennefroment

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