Apple et Samsung, avec leur dernière génération de montres connectées, mais aussi Google, via sa nouvelle gamme Pixel 2, font le pari d’intégrer dans leurs dernières productions une carte eSIM inamovible. Cette technologie pourrait bien à terme remplacer la carte SIM traditionnelle si toutefois les opérateurs téléphoniques y mettent de la bonne foi.

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Une seule carte, définitive, par appareil connecté

La carte dîte e-SIM (e pour “embedded”, c’est-à-dire intégrée) présente l’avantage d’être déjà présente dans l’appareil connecté et de ne pas avoir à être renouvelée en cas de changement d’opérateur. Rares sont toutefois les produits qui bénéficient aujourd’hui de cette technologie. En Belgique, seuls deux montres connectées, la Samsung Gear S2 et l’Apple Watch Series 3, en sont équipées. Quant aux smartphones de la gamme Pixel, ils ne sont toujours pas distribués en Belgique

Dans le cas de l’eSIM, la carte est donc fournie avec l’appareil et doit ensuite être activée grâce au chargement du profil dédié, par le biais d’un QR code par exemple. Dès lors l’eSIM se connecte automatiquement au réseau concerné. Attention toutefois, cela nécessite une option multi-SIM en plus de son forfait. Dès lors, il devient envisageable d’associer plusieurs objets connectés à un seul numéro de téléphone portable.

Plus de souplesse d’utilisation

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Pour le client, cela représente davantage de souplesse, avec la possibilité de changer d’opérateur à n’importe quel moment sans avoir à attendre de recevoir une nouvelle carte. Côté opérateurs, cela permet d’augmenter le parc d’objets connectés et de proposer de nouveaux forfaits ou options adaptés, afin de combler notamment les pertes liées à la facturation des cartes SIM. Quant aux constructeurs, cela leur permet de gagner de la place, une carte eSIM étant minuscule (un peu plus d’un millimètre de côté).

Il va de soi qu’une eSIM offre les mêmes services qu’une carte SIM traditionnelle : appels, SMS/MMS et connexion internet. Le principal frein à son développement et à sa démocratisation, c’est de la rendre compatible avec tous les opérateurs. C’est à cette condition et à la bonne volonté des opérateurs que cette technologie pourra espérer un jour remplacer la bonne vieille carte SIM sous sa forme actuelle.

C’est toutefois le secteur automobile qui pourrait être, indirectement, précurseur en la matière puisqu’à partir de 2018, les constructeurs vont devoir intégrer à leurs nouveaux modèles le dispositif européen eCall, un système embarqué capable de composer automatiquement le 112 en cas d’urgence, que les passagers soient conscients ou non. Ces véhicules disposeront par conséquent tous d’une puce embarquée personnalisée.

E.F. avec AFP