Considérés comme de véritables pépites du point & click, Syberia 1 & 2 ont droit à un portage en bonne et due forme sur la dernière console de Nintendo. Une bonne raison de se replonger dans l’univers fascinant de Benoit Sokal.

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Sorti en 2002 sur PC, Syberia était parvenu à séduire un vaste public avec son univers mystérieux et son charmante héroïne, Kate Walker, une jeune avocate New-Yorkaise envoyée par son bureau en France pour signer le rachat d’une fabrique d’automates. Son voyage la mènera jusqu’en Russie, à la recherche des mystérieux mammouths.

Riche, le scénario de Syberia a surtout le mérite de nous faire voir du pays et d’explorer des zones de jeu dessinées par le grand Benoit Sokal – dessinateur belge qui avait notamment travaillé sur l’Amerzone. Visuellement, le spectacle est grandiose, même si les deux jeux ont plutôt mal vieilli (en particulier le premier épisode).

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Voyage emprunt de magie dans les terres glacées de Sibérie, Syberia est une aventure palpitante qui doit tout son intérêt à l’univers enchanteur imaginé par Benoit Sokal, les étranges personnages que le joueur rencontrera dans l’aventure et les nombreux dialogues qui permettront de lever le voile sur l’univers mystérieux du jeu.

Point & click oblige, pas ou très peu d’action ici. Le joueur dirige Kate avec l’un des deux sticks de la console et la dirige dans des décors figés à la recherche d’autres personnages à qui parler. Il devra également résoudre différentes énigmes pour progresser dans l’aventure. Celles-ci, relativement simples, consistent pour la plupart à activer des leviers ou retrouver des objets. Pour progresser, il faudra dès lors parler à tous les personnages rencontrés durant l’aventure, en prenant soin de ne pas oublier ce qui nous est dit…

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Le jeu a toutefois bien mal vieilli, tant au niveau de ses graphismes – malgré la direction artistique somptueuse – que de son gameplay. Les déplacements de Kate restent très raides et il n’est pas rare de devoir réorienter plusieurs fois son personnage pour passer d’une salle à l’autre, la caméra ayant la fâcheuse tendance à changer d’angle et donc la direction du personnage, lorsque le joueur laisse le doigt appuyé sur le stick pour avancer dans une direction.

Le second volet s’en sort globalement mieux que le premier – tout simplement parce que le jeu est sorti plus tard. Visuellement, le retard est moins visible. Chaque titre étant vendu une trentaine d’euros – séparément -, nous conseillerons aux joueurs de démarrer malgré tout par le premier volet, ne serait-ce que pour le scénario extraordinaire du jeu – qui sera difficile à suivre si vous n’avez pas bouclé le premier épisode.

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Autre petite déception : le jeu n’est pas en full-screen puisqu’il faudra se contenter d’une petite fenêtre sur l’écran de la Switch. On aurait clairement pu mieux faire pour un portage, surtout à ce prix.

Reste que Syberia 1 et 2 demeurent deux classiques absolument incontournables pour tous les joueurs amateurs de point & click et de titres proposant un scénario riche et bien construit. Une petite pépite à redécouvrir dans son salon ou dans le train, en mode nomade…

Les + :

– Un univers riche
– Un scénario passionnant
– Des rencontres mémorables
– La bande sonore
– La direction artistique

Les – :

– Un portage paresseux
– Des graphismes qui ont mal vieilli
– Une prise en main pas toujours précise

Conclusion

Microids remet au goût du jour deux grands classiques du point & click sur Switch pour le plus grand bonheur des joueurs nostalgiques qui pourront redécouvrir l’univers grandiose de Benoit Sokal dans le train ou dans leur chambre grâce à la petite console nomade de Nintendo. Si les deux épisodes ont mal vieilli et que le portage reste paresseux, difficile de ne pas être séduit par le scénario passionnant de ces deux titres, la bande sonore magistrale et la direction artistique superbe. Reste qu’à 30€ l’épisode, on y songera à deux reprises avant de craquer…

15/20