Qobuz, le service de streaming made in France, se lance à la conquête des Etats-Unis

Par posté le 27 novembre 2017

Qobuz, le service de musique en ligne positionné sur le segment de la haute résolution, prépare son lancement l’an prochain aux Etats-Unis, a indiqué son PDG Denis Thébaud.

qobuz

Le petit poucet français du streaming sera présent au salon de l’électronique grand public (CES) de Las Vegas en janvier pour se faire connaître et vise un lancement courant 2018 dans le premier marché mondial de la musique.
“Nous sommes présents dans neuf pays d’Europe, nous allons ouvrir, l’Italie l’Espagne, la Pologne (…) et notre autre frontière c’est les Etats-Unis, on y sera au printemps”, a indiqué Denis Thébaud à l’AFP.

Qobuz a identifié “une assez forte demande sur sa cible de clientèle, les mélomanes”, explique-t-il.

Contrairement aux autres services de streaming, Qobuz mise sur le payant et ne croit pas aux abonnements financés par la publicité. La société propose de la musique en streaming et en téléchargement en qualité CD (16 bits) et a lancé une offre en haute résolution (24 bits) cette année.

Parmi les artistes les plus écoutés ou téléchargés sur la plate-forme, on trouve Norah Jones, Maria Callas ou Luciano Pavarotti. 

Qobuz ne dévoile pas le nombre de ses abonnés, mais indique peser 2,7% du marché du streaming en France: “Il faut être bien dans sa catégorie; nous on boxe en poids léger”, reconnaît Denis Thébaut

Avec un revenu moyen par abonné de 178 euros mensuels, les dépenses de ses clients sont cependant beaucoup plus élevées que ceux de Spotify.

La société créée en 2008, a été reprise l’an dernier au tribunal de commerce par la société Xandrie de Denis Thébaud. 

“J’ai gardé tout ce qui faisait le caractère de Qobuz, la qualité du son et la qualité éditoriale, et j’ai refait tout le back office et l’usine digitale”, explique Denis Thébaud.

“Nous avons refait les applications IoS et Android et il nous reste le site qui sera prêt l’an prochain”, poursui-t-il.

Qobuz affiche un chiffre d’affaires de 9,1 million d’euros pour 2016-2017 et un résultat brut d’exploitation négatif de 4,8 millions.

Il pense atteindre la rentabilité en 2020-2021 avec un objectif de chiffre d’affaires de 108 millions d’euros.

AFP

Actif dans les rubriques Eco et Lifestyle du journal, j’ai rejoint Le Soir il y a trois ans pour une formidable aventure numérique. Globe-trotter passionné de photographie, je m’intéresse à tout ce qui touche aux nouvelles-technologies. Twitter : @etiennefroment

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