Test – Doom : le roi du FPS débarque sur Switch

Par posté le 17 novembre 2017

La petite console de Nintendo accueille son premier jeu de tir à la première personne, qui n’est autre que l’excellent Doom d’ID Software. Un titre brutal, qui contraste avec les autres productions présentes sur la petite console de Nintendo…

doom

Sorti il y a déjà un bon moment sur PC, Xbox One et PS4, le reboot de Doom avait reçu un accueil très chaleureux des critiques. Beau à damner, le titre d’ID Software pouvait également se vanter de dépoussiérer un genre qui était pratiquement mort : le « Doom-like » bête et brutal, que les amateurs de FPS ont progressivement délaissé pour des shooters plus tactiques.

Voir débarquer une licence aussi culte sur Switch était un peu comme un rêve devenant réalité pour les propriétaires de Switch, qui étaient sans doute loin de s’attendre à voir débarquer le jeu d’ID Software sur leur console. Rapidement, la presse spécialisée a toutefois émis quelques doutes sur le portage, s’interrogeant notamment sur les capacités de la console de Nintendo à faire tourner un titre aussi réussi visuellement… Et puis, bien sûr, il y avait la question de savoir si les contrôles seraient à la hauteur sur une console essentiellement nomade. Autant dire que le défi n’était pas gagné d’avance pour les développeurs…

doom3

La bonne nouvelle, c’est que si ID Software a dû réaliser quelques concessions au niveau de la réalisation technique (pas d’affichage 4K, un frame-rate un peu plus lent que sur PC, et moins de détails, pour plus de flou), le portage fait relativement honneur à la machine. La petite console de Nintendo surprend même, en faisant sans trop de difficultés tourner un jeu gourmand, visuellement très joli, et bourré d’effets spéciaux. Sur le petit écran de la console, Doom rend très bien, malgré une surabondance de flou. L’affichage est toutefois limité à du 720p. Ceux qui avaient déjà parcouru le jeu sur PC ou One ne noteront pas d’énorme différence sur le plan technique, en dehors de quelques ralentissements lorsque l’écran est surchargé par les hordes de démons.

En ce qui concerne le gameplay en revanche, difficile d’être impressionné. Jouer à Doom en mode nomade nous a au moins permis de nous rendre compte que la Switch n’était clairement pas une console faite pour jouer à des FPS. Les joy-cons n’offrent pas une aussi grande précision que le pad, et cela se ressent dès les premières minutes de jeu. Si vous parviendrez facilement à éliminer les deux ou trois premiers monstres, les choses se compliqueront rapidement lorsque les ennemis se compteront sur plus d’une main. Se déplacer, viser et straffer est un véritable défi sur la console de Nintendo. Les sensations sont bien entendu nettement meilleures au pad, une fois la console glissée dans le dock, mais l’intérêt d’y jouer dans ce format est limité. D’une part parce que vous trouverez aujourd’hui Doom sur Xbox One ou PS4 facilement sous la barre des 15€. D’autre part, parce que le jeu est beaucoup plus beau en 4K et en HDR sur ces consoles que sur la version Switch, qui tourne en 720p. Tout l’intérêt de voir débarquer Doom sur Switch était justement de pouvoir y jouer en mode nomade, et malheureusement, le titre n’était pas du tout adapté à cet usage. Alors certes, le portage permettra au moins à ceux qui n’ont aucune autre console – ni PC -, de redécouvrir un classique du FPS. Mais à moins de n’avoir que la Switch, difficile de conseiller ce portage.

doom

Au niveau du contenu, on notera que Panic Button a fait l’effort d’intégrer le mode multijoueur présent sur les autres plates-formes, ce qui est en soi une bonne nouvelle. En revanche, l’éditeur de niveaux n’est pas au programme. Reste qu’avec son mode solo long et captivant, et son mode multijoueur, Doom offre une solide durée de vie et un excellent retour sur investissement. Il s’impose également comme une jolie vitrine technologique pour Nintendo et sa petite console portable, qui ne cesse décidément de nous surprendre.

Les + :

- Visuellement très joli
- Une bonne durée de vie
- Le multijoueur est au programme
- Un bon portage
- Le mode solo, toujours aussi bon

Les – :

- Difficile à jouer en mode nomade
- Pas d’éditeur de niveau
- Du 720p seulement
- Trop de flou
- Une version inférieure en tous points aux autres versions

Conclusion

S’il n’a rien perdu de sa superbe – et fait même honneur à la Switch -, ce portage de Doom ne trouvera toutefois d’intérêt qu’auprès de ceux qui étaient passés à côté de ce grand classique du FPS et qui ne possèdent que la Switch. D’une part, parce que le titre est difficilement jouable en mode nomade. D’autre part, parce qu’une fois glissée dans le dock, la console ne fait pas vraiment honneur au jeu d’ID Software, plus beau, plus complet et plus agréable à prendre en mains sur les autres plates-formes. A défaut d’être incontournable, ce portage est donc une jolie roue de secours pour ceux qui ne disposeraient ni d’une PS4, ni d’une Xbox One, ni d’un ordinateur capable de faire tourner le fleuron d’ID Software.



12/20


Actif dans les rubriques Eco et Lifestyle du journal, j’ai rejoint Le Soir il y a trois ans pour une formidable aventure numérique. Globe-trotter passionné de photographie, je m’intéresse à tout ce qui touche aux nouvelles-technologies. Twitter : @etiennefroment

Articles similaires

Réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>