5 choses que vous ne saviez pas sur Elon Musk, l’homme qui voulait changer le monde

Par posté le 10 novembre 2017

Le grand patron américain n’en finit plus de multiplier les casquettes. Tantôt Tesla, parfois SpaceX ou bien encore Hyperloop, le milliardaire ne s’arrête jamais. Voici cinq anecdotes sur Elon Musk, dont la personnalité flamboyante agite souvent les médias.

Crédit photo : AFP

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1. Il veut être le premier à créer une colonie humaine

La hargne, Musk a déjà prouvé maintes et maintes fois qui l’avait. Mais la Terre est trop petite pour ses grandes ambitions. Aussi, il aimerait devenir le premier à créer une colonie humaine sur la planète Mars. Il espère ainsi “faire des humains une espèce multi-planétaire”, rien que ça. Pour y arriver, c’est via sa compagnie SpaceX qu’il développe des fusées et lanceurs en tout genre depuis plus d’une décennie, avec des résultats plus ou moins satisfaisants. Musk espère pouvoir transporter des humains dans ses fusées d’ici 2022 à peine, soit dans 5 petites années. Le projet paraît assez fou et difficilement concevable, mais les coups d’éclats sont la spécialité de l’homme d’affaire californien. En tout cas, ses ambitions galactiques ne sont pas sans rappeler un personnage nommé l’Homme Sombre dans la saga de jeux vidéo Mass Effect…

2. Il prend des risques énormes et fait des paris financiers sans limites

Pour s’en convaincre, il suffit de savoir comment la marque Tesla est née. En 2003, le groupe General Motors décide de rappeler tous ses modèles électriques et de les détruire. A l’époque, un mouvement aussi drastique de la part d’un groupe leader de l’industrie automobile signifiait plus ou moins la mort des véhicules électriques. Qu’a fait Elon Musk ? Il a surfé sur la vague de protestations des propriétaires de voitures électriques pour lancer sa propre compagnie, alors que la plupart des acteurs de l’industrie tournaient le dos à cette technologie après le rappel de General Motors. Après des années de pertes, Tesla est aujourd’hui le leader incontesté sur le marché de la voiture électrique, et la tendance s’est inversée puisque tous les constructeurs électrifient peu à peu leurs gammes. Un pari ultra risqué il y a quelques années, mais qui s’avère finalement payant. Et vu qu’Elon Musk rend régulièrement les brevets de ses créations accessibles, c’est toute l’industrie qui en bénéficie directement.

3. Elon Musk est terrorisé par l’intelligence artificielle

C’est selon lui «le plus grand risque auquel notre civilisation sera confrontée». Venant de la part d’un homme qui travaille justement sur la question de manière approfondie, il y a de quoi prendre peur. Les robots pourraient à terme dépasser les capacités humaines et décider seul de comment s’administrer, selon Musk. Et ce n’est pas le seul à penser ainsi : des grands noms du monde de la technologie comme Stephen Hawking et Bill Gates sont sur la même longueur d’onde que lui. Une solution consisterait non pas à arrêter le travail sur la question mais à réguler un maximum les recherches à l’aide de lois, afin de cadrer l’utilisation des intelligences artificielles. Une autre piste serait de concevoir des implants cérébraux capables de décupler les capacités de réflexion afin de tenir tête à la technologie toujours plus évoluée. Quoiqu’il en soit, il serait bon que les gouvernements prennent en compte les recommandations des spécialistes du secteur, avant que la découverte de trop ne tombe entre de mauvaises mains. C’est à la suite d’une déclaration de Vladimir Poutine, qui a affirmé que le prochain leader mondial serait celui qui maîtrise l’intelligence artificielle, qu’Elon Musk a fait cette déclaration : « La compétition pour la supériorité de l’intelligence artificielle au niveau national sera sûrement la cause de la troisième Guerre Mondiale ».

4. Il veut créer un réseau internet global par satellite

L’idée est très simple, et partagée par des grands noms du secteur des réseaux et télécoms comme Google et Facebook : proposer une couverture internet mondiale qui fonctionnerait non stop. Plus de latence, de lenteurs ou de problèmes de couverture réseau liés à une zone géographique spécifique. Pour ce faire, Elon Musk a demandé l’autorisation au gouvernement américain de déployer une flotte de quelque 4.425 satellites afin de couvrir la surface terrestre. 1.600 d’entre eux devraient être lancés dès 2019, dont 800 seulement pour les Etats-Unis. En terme de débit, SpaceX parle de chiffres comparables à de la fibre optique terrestre et d’un temps de latence de 35 millisecondes, ce qui n’est pas aussi rapide que ce que l’on peut trouver actuellement mais largement suffisant pour la plupart des applications pour le grand public. Google avait déjà esquissé un pas dans cette direction en 2013 avec le projet Loon, des ballons stratosphériques porteurs de connexion pour atteindre les zones les plus reculées ou sinistrées de la planète.

5. Le milliardaire travaille parfois en étroite collaboration avec le gouvernement américain

Au mois de mai dernier, une fusée SpaceX a décollé de cap Canaveral, en Floride, avec un son bord une cargaison secret défense connue sous la seule appellation NROL-76. NRO sont les initiales de National Reconnaissance Office, une agence gouvernementale américaine qui met notamment au point des satellites espions. L’information n’a pas fait grand bruit quand elle est sortie, mais elle révèle en soi jusqu’où Elon Musk est capable d’aller pour parvenir à ses fins. Une telle entreprise pourrait par exemple l’aider dans ces démarches pour obtenir l’autorisation de mettre en orbite une flotte de satellites afin de créer une couverture internet mondiale, comme évoquée au point précédent. Travailler pour la NRO, même ponctuellement, représente une décision importante puisque l’agence est tout de même le troisième poste de dépense du gouvernement américain pour ses agences de renseignement, derrière la CIA et la NSA. C’est une des informations qu’avait révélé le lanceur d’alerte Edward Snowden quand il a exposé les pratiques illégales du gouvernement américain en termes d’écoutes.

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