Test – Mario & Luigi : Superstar Saga + Les Sbires de Bowser

Par posté le 30 octobre 2017

Après le très bon remake de Metroid II : Return of Samus, Nintendo offre un lifting au RPG Mario & Luigi : Superstar Saga. Non content de procurer au titre des graphismes plus chatoyants que ceux d’origine, Big N y ajoute une annexe de choix qui nous fait vivre l’aventure du point de vue des facétieux sbires de Bowser. Un titre plein de charme et de qualités à (re)vivre sur 3DS.

Mario & Luigi Superstar Saga + Les Sbires de Bowser

Mario & Luigi : Superstar Saga est le premier épisode d’une saga dérivée de l’univers de Mario sorti à l’origine sur GBA en 2003. Ce jeu, qui a depuis connu d’autres épisodes exclusivement sortis sur consoles portables Nintendo (DS et 3DS), propose une aventure mêlant exploration et combat au tour par tour dans la grande tradition des RPG japonais.

Un univers haut en couleurs bourré d’humour

Dans ce titre, les deux frères plombiers partent explorer le royaume inconnu de Végésia dans le but de retrouver la voix de la princesse Peach qui a été volée par la sorcière Graguémona. Une quête loufoque, remplie de personnages haut en couleurs, dont l’humour omniprésent apporte un décalage absolument savoureux. Les situations sont souvent cocasses et Luigi s’impose véritablement ici dans la peau du sidekick irrésistible, peureux et farfelu tel qu’il est aujourd’hui connu de tous.

La refonte graphique apportée à cette version 3DS est très soignée, le jeu bénéficiant de graphismes en 2D plus fins que ceux de l’époque, rendant honneur aux nombreux décors détaillés. Les multiples animations et mimiques (parfois très subtiles) des personnages gagnent en fluidité, imposant Mario & Luigi : Superstar Saga comme l’une des aventures les plus colorées, amusantes et chatoyantes vécue par nos célèbres héros sur console portable.

Mario & Luigi Superstar Saga(2)

Une exploration et des combats diversifiés

L’exploration se déroule à la manière d’un RPG 2D classique, si ce n’est qu’il mêle avec brio éléments de plateforme et phases réflexives. Mario et Luigi peuvent utiliser une flopée de compétences en solo ou en duo, à commencer bien évidemment par le saut, pour passer les divers obstacles et s’ouvrir les accès. Monter sur les épaules de l’autre pour atteindre des plateformes en hauteur, donner un coup de marteau sur la tête du frangin pour qu’il passe sous la terre,…les possibilités ne manquent pas de piquant et toutes les capacités sont exploitées à merveille au cœur d’un level design parfaitement réfléchi. Les épreuves et obstacles rencontrés font rarement dans la redite et font même parfois office de mini-jeux parfaitement intégrés à l’exploration.

En bon RPG japonais qu’il est, Mario & Luigi : Superstar Saga passe en mode combat au tour par tour dès que les frères croisent un ennemi. Loin d’être statiques, ces phases de combats demandent une attention de tous les instants car il est demandé au joueur d’appuyer au bon moment sur un bouton pour esquiver une attaque ennemie ou d’appuyer suivant un rythme bien défini pour effectuer à son tour une attaque. Une dynamique qui nous sort de la torpeur de certains titres du genre et qui demandent autant de dextérité que de stratégie. Bref, on ne s’ennuie jamais, même lorsque l’on veut faire du leveling pur et dur.

Les Sbires de Bowser

Les Sbires de Bowser, une intrigue secondaire plus stratégique

Ce mode inédit inclus au jeu de base apportera au joueur 6 à 7h de réjouissances en plus. Apparaissant dans l’aventure principale après quelques heures de jeu, « Les Sbires de Bowser » raconte l’histoire du point de vue d’un Goomba qui doit réunir une armée de sbires afin de retrouver son maître Bowser. Même s’il se déroule dans la même trame que l’aventure principale, ce mode se joue à part et est accessible à tout moment via le journal de bord de l’aventure principale.

Différent de Superstar Saga, le jeu propose des phases de combats stratégiques où il faut composer sa formation avant de partir à l’attaque de troupes ennemies. Un système de pierre-papier-ciseau est ici mis à contribution, les unités d’assaut au sol étant efficaces contre les unités de tir, eux-mêmes redoutables contre les unités volantes qui font des merveilles sur les unités au sol. Un rapport de force qu’il faut maîtriser, tout comme la composition de son dispositif avant de se lancer dans un combat. Le joueur n’agit pas directement au sein des combats (les unités s’affrontant automatiquement) mais il lui est toutefois régulièrement demandé d’effectuer des actions pour asséner des coups critiques ou éviter une attaque. Des compétences spéciales peuvent également être enclenchées et de nombreux bonus sont octroyés au cours des attaques. Même s’il ne permet pas une exploration libre, « Les Sbires de Bowser » ne se contente donc pas d’être un simple mini-jeu et s’avère plutôt complet, en plus d’être très addictif.

Les + :

- Un univers coloré et chatoyant parfaitement remis au goût du jour
- Une exploration diversifiée
- Les nombreuses interactions lors des phases au tour par tour
- L’humour omniprésent
- Les Sbires de Bowser, un jeu stratégique à part entière
- Très bonne durée de vie (30h environ avec Les Sbires de Bowser)

Les - :

- L’aventure principale est la même que celle de l’époque
- Les changements de compétences ne sont pas des plus rapides
- Une difficulté un peu trop faible

Conclusion

Si vous n’aviez pas fait le jeu à l’époque de la GBA, foncez ! Mario & Luigi Superstar Saga est un RPG pas comme les autres, bourré d’humour et très diversifié, qui s’avère rarement lassant et contient au contraire de nombreuses surprises. Agrémenté du mode Les Sbires de Bowser, le jeu gagne en diversité en proposant un second jeu à part entière faisant la part belle à la stratégie. Mario & Luigi : Superstar Saga + Les Sbires de Bowser est un incontournable pour toutes les générations et un véritable modèle de jeu fun et accessible qui en rendra plus d’un accro.



16/20


Rédacteur sur les plateformes Geeko et Belgium-iPhone, je suis un cinéphile acharné ainsi qu’un authentique gamer, amateur de technologies. Trois noms incontournables qui ont forgé ma geekitude grâce à leur génie: John Carpenter, Shigeru Miyamoto et Steve Jobs.
Twitter : @SamuelTub

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Un commentaire

  1. Chemlali

    18 novembre 2017 at 12 h 56 min

    Se jeu manteres

Réponse

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