Les autorités de l’aviation civile examinent une proposition sur l’interdiction des appareils électroniques personnels en soute. En cause, le risque d’incendie provoqué par la surchauffe de leurs batteries.

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À l’occasion d’une réunion de l’Organisation de l’aviation civile internationale (un organisme des Nations Unies) sur les marchandises dangereuses qui a lieu à Montréal cette semaine, la communauté internationale de l’aviation a pris connaissance des conclusions d’un rapport de l’Administration fédérale américaine de l’aviation (FAA), qui préconise de cantonner le transport des objets électroniques aux seuls bagages à main. 
Les préconisations constituent un virage à 180 degrés par rapport à la récente interdiction des ordinateurs, tablettes, appareils photo et autres lecteurs DVD portables dans les bagages à main à bord des appareils à destination des États-Unis et en provenance de pays du Proche-Orient. L’interdiction a été mise en place en tant que mesure de sécurité cette année par le Département de la sécurité intérieure.

La FAA a conduit une série de tests en embarquant un ordinateur portable pleinement chargé dans une valise suivant différents scénarios, en prenant soin de varier les types de valises et leur contenu.

Un chauffage a été placé à proximité de la batterie au lithium ion du portable. Cette surchauffe l’a conduit à prendre feu et à exploser. 

Pour l’un des tests, les chercheurs ont placé un vaporisateur de shampoing sec près de l’ordinateur et ont fait chauffer le contenu de la valise. 

Un feu a immédiatement pris et 40 secondes plus tard, le vaporisateur explosait, consumant le sac et son contenu. 

Des tests similaires ont été conduits avec un flacon de dissolvant, du gel antibactérien et une bouteille d’alcool modifié à 70%. Trois de ces tests ont conduit à un incendie.

Tous les appareils des flottes commerciales ne sont pas équipés des mêmes systèmes de lutte contre les incendies. Ceux-ci pourraient être insuffisants à contenir les départs de feu en soute, ce qui constitue un grand danger pour les passagers.

Il appartiendra aux autorités de réglementation de chaque pays d’adopter des règles pour faire appliquer l’éventuelle interdiction, précise l’organisation.

AFP