Interview exclusive du réalisateur de The Evil Within 2

Par posté le 19 octobre 2017

Avant de nous lancer dans l’exploration du terrifiant The Evil Within 2, nous avons pu nous entretenir avec son réalisateur, John Johanas, qui succède au maître du survival horror Shinji Mikami (Resident Evil, Dino Crisis), ce dernier passant au poste de producteur exécutif. Une lourde tâche pour ce jeune directeur américain qui s’est néanmoins déjà frotté à l’univers de The Evil Within en signant les deux DLC du premier épisode.

Evil within 2 artwork

Qu’est-ce que ça fait de prendre la place du maître Shinji Mikami à la réalisation de cette suite ?

C’est énorme. C’est à la fois très excitant et effrayant. Il y a un héritage dont il faut tenir compte, spécialement lorsque vous concevez une séquelle. Il faut trouver un équilibre entre ce que vous aimez faire, ce que vous voulez faire et ce que les personnes attendent, ce qui est probablement la chose la plus stimulante que j’ai dû accomplir pour ce jeu. Lorsque j’étais en charge des DLC du premier épisode, il n’y avait pas autant de pression et un peu plus de liberté pour faire ce dont vous aviez envie. Sur ce nouvel épisode, il y avait plus d’attentes. Même si vous essayez de ne pas trop y penser, c’est toujours présent.

Shinji Mikami vous a-t-il laissé le champ libre?

Il essaie de faire en sorte que l’équipe puisse faire ce dont elle a envie. Il observe et, de par son expérience, il peut tout de suite voir si les choses prennent une mauvaise direction. Il s’assure également que tout le monde travaille main dans la main. Il reste impliqué mais ne donne pas d’ordres aux gens, il laisse à chacun la possibilité d’être créatif.

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Le premier Resident Evil mais aussi le film The Cell semblent être les principales influences de The Evil Within 2. Y a-t-il d’autres influences revendiquées ?

Personnellement, je voulais revenir à une expérience proche de Resident Evil ou du premier Silent Hill. Pas tellement du côté du gameplay mais plutôt sur l’aspect exploration d’un environnement. Le premier Evil Within était assez linéaire et vous n’aviez pas tellement l’impression d’explorer un univers mais plutôt de suivre un chemin tracé. Cette fois, je voulais que le joueur puisse davantage vivre sa propre histoire. D’un point de vue artistique, The Cell est typiquement ce type de film qui développe tout un univers au sein même de l’esprit, ce qui était un élément à la fois grotesque et magnifique à mettre en place.

Comment le personnage de Sebastian Castellanos évolue-t-il dans cette suite?

Au début du jeu on découvre Sebastian complètement ivre et il agit de manière très agressive envers les gens qui veulent l’aider dans le monde réel. Au fil de l’aventure, il va passer par diverses émotions, de la colère pure à une tristesse profonde. Dans le premier jeu, Sebastian se présentait davantage comme un antagoniste, mais cette fois, on a essayé de davantage faire vivre l’aventure à travers son regard.

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Comment avez-vous travaillé pour trouver le bon équilibre entre l’aspect survival horror et le côté action du jeu ?

C’est peut-être la chose la plus compliquée à faire pour chaque survival horror. Ce n’est pas facile, vous n’essayez pas forcément d’assembler les deux à la perfection. Vous essayez d’apporter des séquences d’attaques, d’inclure certains climax et vous mettez tout cela ensemble, vous filtrez un peu tout ça et vous travaillez en sorte que le déroulé vous amène lentement à ces moments d’action. On a essayé de trouver le bon équilibre et, jusqu’à la fin, on a essayé d’ajuster cela de la meilleure façon qui soit.

Envisagez-vous de travailler sur un troisième épisode?

On vient juste de sortir le jeu donc, là, j’envisage avant tout de faire un break avant d’entamer quoi que ce soit. Je suis sûr qu’Evil within a encore de nombreuses histoires à raconter. Nous aimerions d’abord voir comment les gens vont réagir à cet épisode et on travaillera ensuite à partir de ces réactions.

Rédacteur sur les plateformes Geeko et Belgium-iPhone, je suis un cinéphile acharné ainsi qu’un authentique gamer, amateur de technologies. Trois noms incontournables qui ont forgé ma geekitude grâce à leur génie: John Carpenter, Shigeru Miyamoto et Steve Jobs.
Twitter : @SamuelTub

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