Un smartphone conçu spécialement pour les paranoïaques

Par posté le 27 septembre 2017

Une société de sécurité russe, InfoWatch Group, vient de lancer un nouveau genre de smartphone qui empêche les applications de collecter les données de l’utilisateur.

Crédit : D.R.

Crédit : D.R.

Tirant son nom des forêts boréales de la Sibérie, le Taiga a été développé dans le but d’empêcher les applications de suivre l’activité de leur utilisateur et d’éviter qu’elles ne collectent et analysent les données de celui-ci. Un concept original et très utile quand on sait que même Gmail collecte et analyse les données des mails envoyés sur sa plateforme afin de proposer des publicités ciblées à ses utilisateurs.

Le smartphone russe tourne en réalité sous le système d’exploitation Android. Cependant, le microprogramme développé par InfoWatch y est intégré afin de renforcer la sécurité des données de l’utilisateur.

Les 50.000 premiers téléphones Taiga ont été offerts aux employés d’entreprises dont l’État russe est copropriétaire. Une manière de protéger les activités des employés afin de prévenir d’éventuels espionnages de l’ennemi historique de la Russie, à savoir les États-Unis.

Malheureusement, pour ceux qui seraient intéressés par un tel produit, il ne semble pas encore destiné au grand public. Dans un premier temps, InfoWatch destine son invention à des personnes plus officielles dont les données seraient plus sensibles. La société de sécurité russe a tout de même déployé des bureaux en Malaisie et aux Émirats arabes unis, ce qui laisse penser que le Taiga pourrait également y être proposé aux dirigeants du pays.

On peut tout de même espérer que le produit s’ouvre au marché plus traditionnel des mobiles, histoire de profiter aussi, d’une meilleure protection de nos données.

Pigiste chez Geeko et Belgium-iPhone.
Twitter : @JennMrtns

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2 Comments

  1. Alain Dankelman

    28 septembre 2017 at 9 h 09 min

    On accepte via l’usage des OS que la société protége toutes les données, neanmoins traitées anonymement avec tous ses partenaires et nous signons en ce sens. Y compris pour les applis sport/medical. Autant sous Android que tout autre. Comme si la question était seulement le ciblage de pub. Si nécessaire, et c’est prévu comme exception, on lève la relation IP-profil. Et encore. L’ IP ga étalement devient info dont on peut se passer vu la précision des profils qui peuvent “jusque nécessaire” être mis en relation et en équation pour raison marketing.

    Sans naïveté, jouons cartes sur table : nous nous fichons “anonymement” et payons pour cela.

    Comme nous finançons les études de marchés permanentes, lles recherches associées et nos profils sociologiques. Pas besoin d’être parano pour avoir une opinion là dessus.

    Ces évolutions peuvent inquièter oú non. Jusqu’où, traitées par des robots et des algorithmes, prioritairement par le privé, en transnational, peut on réagir ? En créant des normes d’éthique civile et commerciale ? Type ISO , cela me semble trop tard. D’autant que ce secret ne serait levé qu’en cas d’ultime nécessité. Comme si notre IP n’était pas déjà simplement notre carte d’identité numérique.

    Chaque petite appli nous fait renoncer à un élément de vie privé. Lisez vos contrats validés les yeux fermés oú de version en version mise à jour vous êtes obligé de vous livrer un peu plus. Pour la phase officielle, seul un jugement pour des raisons très graves ouvre l’accès aux autorités Encore une fois, pas besoin d’être parano. Même le produit russe ne fait que “protéger les mails” seulement des analyses marketing dans l’article. Pour le reste, si c’est un smartphone… Pour des raisons de police, pourquoi pas. Pour un auto fichage systématique, notamment à des fins d’études de marché, de profil sociologique, c’est comme ça que se mondialise le commerce de donnés à des fins marketing. Sauf pour l’analyse par mots clés à des fins commerciales des seuls mails… pour une société privée, en Russie. Cocasse le Caucase.

  2. David

    3 octobre 2017 at 16 h 29 min

    C’est un concept intéressant qui devrait être ouvert au grand public car les données personnelles sont collectées sans vergogne en ce moment. Mais ce genre de smartphone n’est pas proposé sur le marché à la différence d’un smartphone antichoc. Visiblement, les utilisateurs se soucient plus de ne pas casser leur téléphone que de donner accès à leurs données personnelles.

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