Un artiste crée des “Transformers” plus vrais que nature

Par posté le 8 septembre 2017

Dans son vaste atelier de la banlieue pékinoise, un artiste et ingénieur chinois de 32 ans façonne d’immenses robots d’acier, de rutilants colosses qui semblent tout droit sortis de mangas japonais ou du film “Transformers”.

Crédit photo : AFP

Crédit photo : AFP

Dans la ménagerie de Sun Shiqian figurent de nombreux spécimens animaliers, dont l’un des plus imposants est un fougueux dragon de métal haut de près de cinq mètres.

“Enfant, j’adorais regarder les dessins animés avec des robots”, raconte-t-il à l’AFP.

“Mais ils venaient tous du Japon ou des Etats-Unis. Aucun n’était chinois.”

Au Congrès mondial des robots à Pékin le mois dernier, le sculpteur a dévoilé sa nouvelle création: un boeuf géant capable de se transformer en robot “gladiateur” et pourvu de puissants abdominaux en acier.

Une sculpture qui fait partie d’une nouvelle série inspirée par les 12 animaux du zodiaque chinois.

Diplômé de la prestigieuse Académie centrale des Beaux arts de Pékin, M. Sun occupait un emploi d’ingénieur avant de démissionner en 2011 pour se consacrer à plein temps à sa passion.

Issu d’une famille modeste, Sun Shiqian n’a jamais reçu beaucoup de jouets de ses parents durant son enfance. Mais son père, ex-soldat, lui montrait souvent des croquis d’armes utilisées dans le cadre de son travail.

Munis de ces schémas et de bouts de carton, le jeune Sun confectionnait alors lui-même ses jouets de fortune: des dragons combattants et d’autres créatures sorties de son imagination.

“J’ai commencé à me passionner pour l’art. Et durant mon temps libre, je créais des robots de plus en plus compliqués”, explique-t-il. Ses créations sont aujourd’hui si complexes que leurs coûts de production peuvent atteindre le million de yuans (130.000 euros).

En 2014, les studios Paramount avaient chargé Sun Shiqian de la création d’un robot géant pour promouvoir leur film “Transformers: L’Âge de l’extinction”, un grand succès dans les salles obscures chinoises.

L’un des modèles avait été exposé dans le centre de Pékin, devant une des anciennes portes monumentales de la ville. 

“Les gens me demandaient à l’époque pourquoi on mettait de l’art étranger” dans un endroit aussi historique, se souvient M. Sun.

“Ça m’a beaucoup marqué. Parce qu’ils ne considéraient pas ces oeuvres comme chinoises. Depuis lors, mon rêve est de créer des robots qui sont spécifiquement et distinctement chinois.”

AFP

Actif dans les rubriques Eco et Lifestyle du journal, j’ai rejoint Le Soir il y a trois ans pour une formidable aventure numérique. Globe-trotter passionné de photographie, je m’intéresse à tout ce qui touche aux nouvelles-technologies. Twitter : @etiennefroment

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