Test – Knack II : une suite plus aboutie que le premier volet

Par posté le 8 septembre 2017

Bien que le premier épisode, sorti en 2013, n’avait pas convaincu la presse ni le grand public, Sony a tout de même décidé de donner son feu vert pour la réalisation d’un second volet. Et si tout est encore loin d’être parfait, difficile de ne pas constater les progrès réalisés en 4 ans.

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A la sortie de la PS4, en 2013, Sony Computer Intertainment avait présenté une nouvelle franchise à destination d’un jeune public. Innovant, le jeu avait toutefois été décrit par la presse comme beaucoup trop dur. L’univers trop enfantin du jeu avait également poussé de nombreux joueurs à l’oublier aussitôt sorti. Quatre ans plus tard, le studio de développement à l’origine du jeu nous livre une suite sur PS4.

Ce second épisode se situe avant les évènements du premier et est censé permettre au joueur de mieux comprendre comment le conflit entre les humains et les gobelins a débuté. Futuriste, l’univers de Knack II, n’en reste pas moins très coloré. L’intérêt principal du jeu reste bien sûr le héros de l’aventure, Knack, une sorte de golem composé de vieilles reliques qui sont reliées entre elles grâce à une magie ancestrale. Une faculté qui permet à Knack de grandir et rétrécir à volonté en absorbant d’autres pièces du même acabit.

Un univers enfantin mais divertissant

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Accompagné de ses deux amis, Lucas et son oncle, Knack tente d’arrêter l’avancée des gobelins qui veulent anéantir l’humanité. Un scénario plutôt basique et qui ne laisse malheureusement aucune surprise, si ce n’est quelques retournements de situation ponctuels.

L’histoire n’est en effet pas très intéressante à suivre et les dialogues sont ennuyants. Au final, c’est l’action qui prime et on ne s’en plaint pas étant donné la qualité des dialogues. L’humour et le second degré sont attendus et n’arrachent à aucun moment un léger rictus.

Un mix de plusieurs genres

Knack II est un jeu assez complet et plutôt bien fait. Jeu de plateformes à la base, le titre n’hésite pas à mélanger les genres en proposant des séquences de combat et des énigmes. La progression se fait de manière assez intuitive ce qui le rend plutôt addictif. On ne voit pas le temps passer et on n’a pas l’occasion de s’ennuyer entre les ennemis à battre et les énigmes à résoudre.

Au niveau des plateformes, les choses s’emboitent bien. Pas d’abus de difficulté, ni de facilité – même s’il est possible de choisir le mode du jeu. Malheureusement, l’expérience est gâchée par une caméra incontrôlable qui a du mal à s’adapter. C’est parfois un vrai handicap et, souvent, très frustrant.

A chaque carte son Knack

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En fonction des zones et des chapitres, Knack peut s’adapter aux différents milieux et intégrer de nouveaux éléments ce qui lui permettra d’acquérir de nouvelles attaques. De quoi éviter la redondance des coups de pieds et de poings avec des variantes plutôt sympas. On regrette d’ailleurs que certains enchainements ne soient pas permanents.

Ce nouveau titre intègre également un arbre à compétences qu’on peut compléter en accumulant de l’énergie. L’occasion d’améliorer ses coups et de débloquer de nouveaux enchainements. En collectant des pièces – souvent bien cachées – durant la progression, Knack pourra s’enrichir de nouvelles protections et autres facilités.

Petit, tu seras, immense, tu deviendras

Malheureusement, la grande spécificité de Knack semble tout de même mal gérée. Passer d’un colosse à un ourson grâce à une seule touche, c’est plutôt intéressant, surtout dans des cinématiques où le joueur doit suivre les commandes à l’écran. Mais cela souligne justement la ponctualité de son utilité. Durant les combats, la petitesse est rarement conseillée. À croire qu’elle ne sert qu’à collecter des coffres bien cachés ou à « s’infiltrer » dans des passages indiqués.

Overdose de couleurs et de sons

Le plus gros défaut du jeu reste toutefois sa réalisation. On a en effet trop souvent l’impression de se retrouver face à un jeu qui n’est pas fini. Si Knack est très réussi, le reste du casting l’est nettement moins. Les décors sont pauvres et les effets visuels n’ont rien de transcendant. On en vient finalement à penser que le jeu aurait très bien tourner sur PS3… La bande sonore du jeu ne joue pas non plus à son avantage, avec des bruitages répétitifs et des morceaux sans charme.

A deux, on est plus fort

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Par rapport au premier volet, Knack 2 gagne un atout de charme. Le jeu de Sony introduit en effet un mode coopératif à deux joueurs qui permet de combiner les pouvoirs de deux Knack pour lancer des attaques surpuissantes. Beaucoup plus agréable à parcourir à deux que seul, le jeu se laissera dévorer avec plaisir par les plus jeunes. Au niveau de la durée de vie, prévoyez une dizaine d’heures pour explorer l’univers du jeu de fond en comble.

Difficile en revanche d’être séduit si vous avez déjà dépassé l’adolescence…

Les + :

- Knack, un personnage haut en couleurs
- L’ajout d’un mode coop

Les – :

- La gestion désastreuse de la caméra
- Un design trop “jeune”
- Des graphismes à la traine
- Des dialogues bateaux

Conclusion

Plus intéressant que le premier épisode, Knack 2 séduit surtout par son univers enfantin, ses décors chatoyants et le charisme de son héros, Knack. Mieux pensé que le premier volet, Knack 2 introduit un mode coop’ très agréable à parcourir et de nouveaux combos dévastateurs. Comme son ancêtre, le titre de Sony reste toutefois à la traîne visuellement, souffre d’une gestion de la caméra désastreuse et d’un scénario trop banal pour réellement séduire.



12/20


Pigiste chez Geeko et Belgium-iPhone.
Twitter : @JennMrtns

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