Test – Mario + The Lapins Cretins : un crossover épique sur Switch

Par posté le 5 septembre 2017

Petit à petit, le catalogue de jeux de la Switch se remplit. Cette semaine, la console de Nintendo accueillait un nouveau titre qui était attendu au tournant. Crossover de Mario et des Lapins Crétins, Kingdom Battle s’impose comme l’un des titres les plus originaux de la rentrée…

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Un crossover qui sort des sentiers battus

Annoncé il y a quelques mois seulement, Mario + The Lapins Cretins : Kingdom Battle n’était pas forcément attendu au tournant par les propriétaires de la Switch. Si le jeu avait fait couler beaucoup d’encre lors de la dernière édition de l’E3, ce crossover entre l’univers de Mario et celui des Lapins Crétins était davantage vu comme une bizarrerie comme ce que l’on appelle dans le jargon un “system seller”. La promesse d’Ubisoft de mixer les deux univers était pourtant très prometteuse sur le papier. Il faut dire qu’Ubisoft n’avait en soi guère pris de gros risque dans la mesure où d’autres éditeurs avaient déjà exploité la recette avec plus ou moins de brio, à l’image de SEGA avec ses Mario & Sonic aux Jeux Olympiques.

Avec Kingdom Battle, Ubisoft nous livre toutefois un titre qui mélange brillamment différents genres de jeux. S’écartant de ses deux modèles, le jeu d’Ubisoft mélange plusieurs types de séquences de jeu, avec d’un côté les séquences d’exploration, qui permettent de découvrir trésors et objets en tous genres mais aussi d’admirer la beauté des décors traversés, quelques petits puzzles et des séquences de combat, qui représentent le cœur névralgique du jeu.

Un titre accessible

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Car ici, pas de plate-forme ni de mini-jeux. Ubisoft a fait le pari, un peu fou il est vrai, de nous livrer un titre qui est avant tout stratégique. Tirant son inspiration d’X-Com, Kingdom Battle reste toutefois un titre très accessible. La première heure de jeu servira d’ailleurs à familiariser le joueur avec les mécanismes de base du titre.

Aux commandes d’une escouade de trois personnages – Mario, un lapin déguisé en Luigi et un lapin déguise en Peach -, le joueur devra déplacer ses unités sur le champ de bataille, et les positionner de façon stratégique, en les plaçant de préférence derrière un objet pouvant servir de couverture. Chaque tour, il pourra déplacer de plusieurs cases ses différents pions et activer leur attaque principale. Pour espérer éliminer les ennemis, il faudra mettre au point des stratégies parfois complexes, impliquant embuscades et contournements.

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S’il s’était toutefois contenter de copier bêtement X-COM, Kingdom Battle aurait sans doute été un cuisant échec. Là où le titre surprend, c’est justement dans sa capacité à innover. Les combats sont de ce fait beaucoup plus dynamiques que dans un X-COM. Les personnages peuvent se déplacer rapidement, donner des coups au corps à corps, utiliser une arme principale et secondaire, virevolter dans les airs et employer des tuyaux et échelles pour se déplacer dans les niveaux. Attaques au sol et aériennes sont également au programme des réjouissances. Finalement très fun, le jeu n’est certes pas aussi technique que son modèle – et il montrera d’ailleurs beaucoup plus vite ses limites qu’un X-COM, mais il à l’inverse le mérite d’être plus accessible et de plonger plus vite le joueur dans l’aventure.

On applaudira d’ailleurs le travail accompli par les équipes d’Ubisoft au niveau de l’immersion avec une courte séquence d’introduction en images de synthèse, que l’on croirait toute droite sortie d’un film de Pixar, et qui permet de mieux comprendre le background du jeu. Durant cette séquence, des lapins crétins débarquent inopinément dans l’atelier d’un jeune inventeur et dérobent un étrange accessoire permettant de combiner différents éléments, transformant une armée de lapins crétins en des créatures terrifiantes. Le lapin crétin déclenche sans le savoir une série de réactions qui causeront l’effondrement du monde de Mario, qui se retrouve aspiré dans l’univers des Lapins Crétins.

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Si le background du jeu est soigné, que l’humour est présent et que le concept du jeu fonctionne à merveille, on regretterait toutefois la maigreur du scénario, qui n’est finalement qu’un prétexte pour enchainer les affrontements, et la maigreur également des séquences de jeu secondaires. Puzzles et phases d’exploration ne sont eux aussi qu’un prétexte pour casser le rythme du jeu et entrecouper des séquences d’affrontement qui ont malheureusement tendance à être très répétitives.

La bonne nouvelle, c’est qu’en dépit de ces défauts, le jeu reste très agréable à parcourir, en grande partie grâce à son univers coloré, ses graphismes soignés et ses personnages attachants. On notera d’ailleurs que d’un point de vue technique, Ubisoft réalise un sans faute. Le jeu est beau à damner, et s’impose comme l’un des titres les plus aboutis sur Switch. La bande sonore n’est pas en reste. Quant à la durée de vie du jeu, elle devrait largement satisfaire les acheteurs désireux de rentabiliser leur achat, avec plus de 30 heures de jeu au compteur. Seul gros regret : Ubisoft n’a semble-t-il pas songé à intégrer un mode versus, qui aurait pourtant été un joli ajout au jeu…

Les + :

- De très jolis graphismes
- Le mélange des deux univers
- Des affrontements dynamiques
- Un jeu accessible
- Une solide durée de vie
- Des décors beaux et variés

Les – :

- Assez répétitif par nature
- Les séquences d’exploration, pas très palpitantes
- Un scénario assez maigre
- Pas de mode versus

Conclusion

S’il tourne malheureusement assez vite en rond, Mario + The Lapins Crétins n’en reste pas moins un titre qu’on n’attendait pas forcément au tournant et qui réussit brillamment là où on l’attendait le moins. Tirant son inspiration de la série des X-COM, le jeu d’Ubisoft s’impose comme un jeu très fun et beaucoup plus stratégique qu’on l’aurait imaginé, et se révèle être aussi une jolie démo technique pour la Switch. Beau à regarder, relativement agréable à parcourir et offrant une solide durée de vie, le jeu d’Ubisoft pêche toutefois par sa répétitivité, quelques séquences de jeu moins réussies et un scénario un peu trop maigre.



15/20


Actif dans les rubriques Eco et Lifestyle du journal, j’ai rejoint Le Soir il y a trois ans pour une formidable aventure numérique. Globe-trotter passionné de photographie, je m’intéresse à tout ce qui touche aux nouvelles-technologies. Twitter : @etiennefroment

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