Le “Twistron” : l’incroyable découverte de scientifiques coréens

Par posté le 27 août 2017

Des scientifiques aux Etats-Unis et en Corée du Sud ont mis au point une nouvelle fibre pouvant générer de l’électricité lorsqu’elle est étirée ou vrillée, selon une étude publiée jeudi.

Crédit photo : efetova/Istock.com

Crédit photo : efetova/Istock.com

Ce matériau, baptisé “Twistron”, pourrait produire par exemple du courant grâce aux mouvements des vagues de l’océan ou à des changements de température, précisent les conclusions de ces travaux publiées dans la revue américaine Science.

Il est composé de nanotubes de carbone, des cylindres creux dont le diamètre est 10.000 fois plus petit qu’un cheveu.

De façon à produire de l’électricité, ils doivent au préalable avoir été submergés ou enduits d’un matériau conducteur d’ions –ou électrolyte– qui peut se résumer à un simple mélange de sel de table et d’eau.

“Lorsque vous plongez les fibres en nanotubes de carbone dans un bain d’électrolyte, les fibres sont chargées par l’électrolyte elle-même”, a relevé Na Li, scientifique du NanoTech Institute à l’université du Texas à Dallas.

“Aucune batterie externe, ni mise sous tension électrique, ne sont nécessaires”, a-t-elle ajouté.

Ces recherches n’en sont qu’à leur balbutiement et les scientifiques ont souligné que cette technologie n’avait pas vocation à être développée pour des projets à grande échelle. Du moins, pas pour l’instant.

D’après les expérimentations en laboratoire, un Twistron pesant moins lourd qu’une mouche domestique suffit à alimenter une petite ampoule LED, s’allumant à chaque étirement de la fibre.

Une autre expérimentation a montré que, tissé dans un vêtement, ces fibres peuvent alimenter un appareil respiratoire autonome.

“Il y a beaucoup d’intérêt pour utiliser l’énergie gaspillée pour alimenter les objets connectés”, a relevé Mme Li. “La technologie Twistron pourrait être exploitée pour de telles applications où changer les batteries n’est pas pratique”.

Ces recherches, à laquelle est associée l’université sud-coréenne de Hanyang, sont financées notamment par plusieurs agences américaines (US Air Force, Nasa, Bureau de la recherche navale) ainsi par que le Programme de coopération Corée-US Air Force et le ministère sud-coréen des Sciences. 

AFP

Actif dans les rubriques Eco et Lifestyle du journal, j’ai rejoint Le Soir il y a trois ans pour une formidable aventure numérique. Globe-trotter passionné de photographie, je m’intéresse à tout ce qui touche aux nouvelles-technologies. Twitter : @etiennefroment

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