5 choses que vous ne saviez pas sur la Tesla Model 3

Par posté le 13 août 2017

Attendue au tournant, la Tesla Model 3 vient de débuter sa carrière aux États-Unis. Le modèle se positionne comme l’entrée de gamme de la marque californienne et à l’instar de ses sœurs, elle est 100 % électrique.

Crédit photo : Reuters

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Tesla mise sur un modèle épuré

Face aux voitures toujours plus compliquées qui sortent des usines concurrentes, Tesla a fait le choix d’aller à contre-courant et de proposer une voiture dont le maître mot serait simplicité… en apparence. D’extérieur, les lignes fluides et le peu d’appendices aérodynamiques vont dans ce sens.

L’intérieur ne fait pas exception à la règle : hormis deux boutons sur le volant, tout passe par l’écran tactile. Inutile de chercher des commandes physiques sur le planche de bord ou du côté du tunnel central, il n’y en a quasiment pas. Pas de combiné d’instrumentation, pas d’aérateurs orientables pour la climatisation, pas de réglages de rétroviseurs. Tout se commande via l’imposant écran central de 15 pouces de diagonale.

Esthétiquement, c’est beau et épuré, à l’image d’un concept car. Pour le côté pratique en revanche, pas sûr que le quidam s’y retrouve facilement : configurer la climatisation pour orienter le flux d’air à sa convenance via l’écran impose forcément de quitter la route des yeux, ce qui n’est pas des plus aisé.

La Model 3 est un petit bijou technologique

Mais l’écran regroupant l’ensemble des commandes est loin d’être le seul atout de la berline 100 % électrique. Tesla se vante d’être pionnier en matière de conduite autonome. Une technologie présente sur les Model S et Model X et qui se retrouve dans la Model 3, avec un bémol.

Pour accéder au pilote automatique amélioré (changement de file automatique, parking autonome, adaptation de la vitesse en fonction de la circulation…) il faudra débourser 5.000 €. Un effort de 3.000 € supplémentaire sera également exigé pour ceux qui souhaiteraient avoir accès à la conduite autonome complète, qui sera disponible dans le futur (sans date précise pour l’heure) en fonction des lois en vigueur dans les différents pays où la Model 3 sera commercialisée.

Mais le plus déroutant dans l’histoire, c’est que l’ensemble de ces améliorations ne fait appel qu’au software. Tesla propose donc une option à 8.000 € qui n’est ni plus ni moins qu’une mise à jour du logiciel de la voiture.

Elle démocratise l’électrique

Elon Musk a toujours prôné une politique commerciale agressive pour sa compagnie. Son plan stratégique annoncé il y a quelques années a été exécuté point par point : sortir une voiture de sport 100 % électrique (la Tesla Roadster en 2008), puis un modèle de plus grande série avec l’expérience acquise (la Model S en 2012) pour en arriver à une voiture électrique abordable et grand public : la Model 3.

Et c’est vrai qu’à 35.000 dollars pour une berline de 4,67 m de long (une BMW Série 3 mesure 4,63 m) et 350 km d’autonomie, Tesla a fait fort. La concurrence électrique se compose principalement de la Nissan Leaf, sensiblement plus bas de gamme et affichée à partir de 32.640 € en Belgique, mais cette dernière ne propose que 199 km d’autonomie. On peut aussi citer l’Opel Ampera E, petit monospace prévu pour l’hiver 2017-2018 avec une impressionnante autonomie annoncée de 520 km.

Le prix de la Tesla est toutefois à relativiser. Tout d’abord parce que quand la Model 3 traversera l’Atlantique, il y a fort à parier que le taux de change ne s’appliquera pas directement et que le prix européen sera plus élevé que les 35.000 dollars annoncés (29.470 €). Ensuite parce que les options sont très chères, comme par exemple l’autonomie étendue à 500 km facturée 9.000 dollars. Attention donc, car la note peut vite devenir très salée, à l’image de ce que propose les constructeurs allemands.

La connectivité est ultra-poussée

« La Model 3 est juste une version plus petite et plus abordable de la Model S avec moins d’autonomie, de puissance et de fonctionnalités ». Elon Musk ne s’en cache pas, la nouvelle venue n’apportera pas de fonctionnalités supplémentaires et n’est pas la révolution que certains attendaient. Mais une Tesla reste une Tesla et la Model 3 propose tout de même une connectivité poussée qui n’est pas nécessairement présente chez toutes ses concurrentes.

La Model 3 embarque par exemple le Wi-Fi et une connexion LTE en série. Une connexion Bluetooth est bien évidemment de la partie, au même titre qu’une commande vocale. Plus inhabituel à ce niveau de prix, une caméra de recul et le démarrage sans clé figurent aussi parmi les équipements de base.

Comme la grande Model S, la Model 3 sera compatible avec l’application smartphone Tesla Mobile App. Les fonctionnalités sont multiples : connaître le statut de charge de la batterie et l’autonomie restante, activer la climatisation à distance pour retrouver une voiture à température idéale, savoir où la voiture est garée via la localisation GPS…

Votre smartphone peut même remplacer la clé de la voiture en vérifiant votre identité via l’application et en autorisant le déverrouillage et le démarrage. Étant donné que l’on se rend rarement quelque part sans son téléphone, la fonctionnalité dépasse le simple stade du gadget pour se rendre réellement utile.

Par contre, il n’est pas certain que l’on retrouve le mode Valet. Ce dernier limite la vitesse de la voiture et verrouille les données personnelles du conducteur quand il laisse le soin à un valet de parking d’aller garer sa voiture. Cette fonctionnalité pourrait rester l’apanage des Model S et Model X, plus luxueux que la petite 3.

Les performances générales restent très impressionnantes

L’autonomie du modèle standard est annoncée à 345 km. Ce chiffre peut être porté à 500 en optant pour des batteries de plus grandes capacités mais il s’agira vraisemblablement du maximum pour ce modèle. Il n’est pas possible, pour le moment, de placer de plus grandes batteries sur le châssis de la Model 3. Il faudra attendre une miniaturisation pour pouvoir augmenter la capacité des accus.

A 1609 kilos, la Model 3 basique n’est pas légère. Néanmoins, le couple instantané délivré par le moteur électrique permet de très bonnes accélérations, avec un 0 à 100 km/h expédié en seulement 5,6 s. La version à autonomie étendue ne réclame pour sa part que 5,1 s sur le même exercice, malgré un embonpoint de 121 kilos.

Quant aux vitesses de pointe, elles s’établissent respectivement à 210 et 250 km/h.

Pour ce qui est de la recharge des batteries, 30 min de charge via un supercharger suffisent pour récupérer 210 km d’autonomie sur la « petite » batterie et 270 km sur le modèle longue autonomie. Mais à l’inverse des Model S et Model X, les recharges rapides seront très probablement payantes. Tesla offre actuellement 400 kWh de crédit annuel pour les propriétaires de Model S et Model X, ce qui correspond environ à 1.600 km d’autonomie. Les utilisateurs de Model 3 seront quant à eux sûrement obligés de passer à la caisse pour utiliser les bornes de charges rapides, au nombre de 6 en Belgique.

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