Comment Netflix va créer son propre univers de superhéros

Par posté le 12 août 2017

Suite à l’acquisition par Netflix de la maison d’édition Millarworld, d’où proviennent des titres tels que Kick-Ass et Kingsman, nous faisons le point sur le potentiel d’une telle appropriation, avec des perspectives excitantes mais aussi risquées pour le géant du streaming.

Mark Millar Jupiter Legacy

Netflix et Mark Millar à l’assaut du multivers

Netflix a effet de grandes ambitions suite à cette acquisition, leur but étant d’imiter ce que Disney a fait suite au rachat de Marvel Entertainment et Star Wars. La compagnie aux grandes oreilles a désormais la liberté de décliner toute la richesse de ces deux univers comme bon lui semble, accumulant les spin-off (tels que Rogue One), suites (Thor : Ragnarok), œuvres collectives (Avengers : L’ère d’Ultron) et autres stand-alone (Doctor Strange). Cette méthode d’exploitation en univers parallèles étendus (ou multivers) est très à la mode et d’autres studios suivent le pas, comme Universal tout récemment qui a lancé cet été avec sa Momie son Dark Universe exploitant ses grandes figures de l’épouvante (La Fiancée de Frankenstein ou encore L’homme invisible devraient suivre dans les mois et années à venir).

Les futures propriétés intellectuelles de Mark Millar, ainsi que tous les ouvrages édités par Millarworld pourront donc à partir de maintenant faire l’objet d’adaptations sous forme de longs-métrages ou de séries télévisées, la grande spécialité du service de streaming. « Netflix et Millar vont, ensemble, adapter en films, séries et séries pour enfants les personnages des œuvres du Millarworld, populaires auprès de la critique et des fans », a précisé la plateforme de streaming dans un communiqué. Cette acquisition « est une progression ayant pour objectif de travailler directement avec des créateurs prolifiques et doués, pour acquérir les droits sur des histoires mettant en scène des personnages fascinants, et des mondes fictifs imbriqués », a ajouté Netflix.

Mark Millar ne cache quant à lui pas son enthousiasme face à ce changement majeur qui pourrait emmener ses personnages vers un niveau supérieur : « Netflix est le futur et nous ne pouvions pas être plus excités de leur vendre notre société et attacher notre ceinture pour tous les films et séries TV incroyables que nous préparons ensemble. J’ai eu l’impression de rejoindre la Justice League et j’ai hâte de travailler avec eux ».

Créer et exploiter un nouvel univers de super-héros

Jusqu’ici, la maison d’édition Millarworld a engendré une vingtaine de franchises. Trois ont déjà rencontré un beau succès au cinéma (Wanted, Kick-Ass et Kingsman) mais ces deux derniers ont des contrats uniques à Hollywood et ne font pas partie du lot acheté par Netflix. Il reste donc d’autres licences telles que Jupiter’s Legacy racontant les déboires d’une famille dysfonctionnelle de super-héros ou encore Reborn, explorant l’univers qui nous attend après la mort, qui sont déjà dans les starting-blocks. En outre, l’entreprise de streaming a la garantie que Millar et son équipe continueront de développer de nouvelles histoires et personnages sous le label Netflix.

Malgré les deux « manquements » cités plus haut, Netflix a véritablement de l’or entre les mains, Millar étant un génie dans le domaine du comic book, à l’image d’un Stan Lee. Très prolifique au sein de son écurie mais aussi chez d’autres éditeurs, on lui doit également les titres Civil War et Old Man Logan qui ont tous deux inspirés leur version cinématographique respective (Captain America : Civil War et Logan).

Mais contrairement aux personnages des univers Star Wars et Marvel (ou DC Comics pour prendre un autre exemple), les héros de Mark Millar sont moins ancrés dans l’imaginaire collectif et leur méconnaissance par le grand public est un obstacle de taille. Les super héros Marvel et autres jedis avaient de leurs côtés déjà cartonnés sur les écrans avant le rachat par Disney, rendant la tâche plus aisée pour la compagnie. Il y aura donc du travail pour les nombreux artistes et techniciens de talent dont Netflix et Millar ont l’habitude de s’entourer, avant de toucher un éventuel pactole pouvant s’élever, comme pour Disney avec ses Marvelleries, à des billions de dollars.

Rédacteur freelance newbie sur les plateformes Geeko et Belgium-iPhone, je suis un cinéphile acharné ainsi qu’un authentique gamer, amateur de technologies. Trois noms incontournables qui ont forgé ma geekitude grâce à leur génie: John Carpenter, Shigeru Miyamoto et Steve Jobs.
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