L’entreprise néerlandaise Fairphone n’est plus capable de produire les pièces de remplacement de son premier smartphone.

Crédit photo : AFP
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En 2013, l’entreprise néerlandaise Fairphone lance son premier smartphone éthique, à vocation écologique. Pour se démarquer de ses concurrents, la firme propose un smartphone que l’utilisateur peut réparer soi-même en se procurant des pièces de remplacement lorsque celles-ci sont défectueuses. Des composants qui, en théorie, étaient proposés par la firme elle-même. Mais aujourd’hui, Fairphone est rattrapé par la dure réalité du marché.

Le principal partenaire pour la fabrication du smartphone, l’entreprise Guohong, a en effet cessé de produire les composants nécessaires à la fabrication du Fairphone de première génération, selon le CEO Bas van Abel. Le fondateur de Fairphone déclare avec regret que les pièces dont ils avaient besoin n’existent plus.

Face aux difficultés financières et à l’impasse dans la recherche de fournisseurs, l’entreprise n’est plus capable de proposer les composants pour assurer le remplacement des pièces défectueuses du smartphone : après avoir essayé de trouver toutes les solutions possibles, continuer à produire des pièces détachées n’est simplement plus faisable économiquement parlant. L’entreprise allait plus loin qu’un smartphone « réparable » en misant sur des matériaux importés de zones sans conflits, assemblés dans un cadre de travail convenable.

Quatre ans après son lancement, l’entreprise annonce déjà la mort de son smartphone, qui était pourtant censé disposer d’une espérance de vie plus longue que ses concurrents.

Une situation ironique qui n’a pourtant pas empêché la firme de s’organiser pour acheter les pièces de rechange à l’avance, améliorer sa planification mais aussi ses estimations, et garantir une offre de pièces détachées pour le Fairphone 2.