Telenet et Proximus adaptent leurs conditions relatives à la protection de la vie privée

Par posté le 19 juillet 2017

Telenet et Proximus vont donner un rôle plus central au consentement des utilisateurs dans leur politique de protection de la vie privée, a annoncé mercredi le cabinet du secrétaire d’Etat compétent en la matière Philippe De Backer (Open Vld).

Crédit photo : Belga

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Les opérateurs télécoms ont été sous le feu des critiques l’an dernier car des clients qui ne voulaient pas partager un certain nombre de données devaient se manifester de façon explicite. M. De Backer avait alors demandé une enquête à la Commission de protection de la vie privée, qui a à présent abouti à un accord avec les deux entreprises.

Les opérateurs télécoms avaient adapté l’an dernier leur politique de protection de la vie privée car ils souhaitaient expérimenter des publicités télévisées personnalisées. Les clients qui ne voulaient pas partager des données complémentaires sur leur comportement à leurs opérateurs devaient eux-mêmes entreprendre des démarches dans ce sens. Ce principe d’’opt-out’ n’a pas plu à Philippe De Backer, qui a demandé à la Commission de protection de la vie privée (CPVP) de mener une enquête.

A l’issue de celle-ci, l’organisme était d’avis qu’”il y avait encore de la place à l’amélioration de l’actuelle politique de protection de la vie privée de Proximus et de Telenet autour de cette nouvelle forme de publicité télévisuelle ciblée et de marketing direct pour pouvoir parler d’un équilibre suffisant entre les intérêts économiques des opérateurs et ceux de protection de la vie privée du client».

La CPVP est maintenant arrivée à un accord avec Telenet et Proximus. Les nouveaux clients devront ainsi donner leur consentement explicite s’ils souhaitent partager certaines données avec leur opérateur. Les clients existants recevront, quant à eux, davantage d’informations sur les démarches qu’ils doivent entreprendre afin d’adapter les paramètres de confidentialité.

Le secrétaire d’Etat à la Protection de la vie privée se montre satisfait par cet accord. «Pour nous, il est surtout important que le consentement du client soit désormais central», confie-t-on au sein de son cabinet. «Des messages publicitaires ciblés doivent être possibles mais les clients doivent alors bien savoir que leurs données sont utilisées et stockées.»

Grâce à cette adaptation, les deux opérateurs respecteront déjà les futures règles européennes plus strictes en matière de protection des données, qui entreront en vigueur en mai 2018. Celles-ci «représentent une chance pour les entreprises», estime Philippe De Backer. La confiance du client, qui est essentielle, ne peut que s’en améliorer, laisse-t-il entendre.

La CPVP se félicite également de l’accord. «Une bonne solution a été trouvée avec les deux opérateurs, dont il ressort que la Commission ne s’oppose pas fondamentalement aux nouvelles formes de publicités et de marketing direct mais qu’elle cherche toujours à un équilibre adéquat entre les intérêts économiques légitimes des entreprises et ceux de protection de la vie privée des citoyens», commente-t-elle ainsi.

Belga

Actif dans les rubriques Eco et Lifestyle du journal, j’ai rejoint Le Soir il y a trois ans pour une formidable aventure numérique. Globe-trotter passionné de photographie, je m’intéresse à tout ce qui touche aux nouvelles-technologies. Twitter : @etiennefroment

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