Le géant américain Microsoft va collaborer avec le groupe Baidu, surnommé le “Google chinois”, pour développer les technologies de voitures autonomes dans le monde, ont annoncé les groupes mardi dans un communiqué.

Crédit photo : AFP
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Microsoft rejoint ainsi la cinquantaine d’entreprises de l’alliance Apollo, une plateforme ouverte lancée en avril par Baidu, sur laquelle il veut partager ses technologies de voiture autonome avec les constructeurs, est-il précisé dans le communiqué diffusé par Microsoft.

Le géant des logiciels va apporter à l’alliance les technologies de son “cloud intelligent” appelé Azure, services informatiques dématérialisés qui exploitent les avancées de l’intelligence artificielle.

Le partenariat vise à développer les technologies de voiture autonome dans le monde entier, hors Chine, précise le communiqué.

“Nous sommes très enthousiastes à l’idée de nouer un partenariat avec Baidu, qui va permettre d’effectuer un pas de géant pour aider les constructeurs et les fournisseurs à se rendre compte des promesses que recèlent les voitures autonomes”, a déclaré Kevin Dallas, vice-président de Microsoft, cité dans le communiqué.

“A travers notre +cloud+ intelligent, l’apprentissage des machines” et les autres avancées technologiques en matière d’intelligence artificielle, “nous pouvons accélérer le travail déjà engagé pour rendre les véhicules autonomes plus sûrs”, poursuit-il.

“Grâce à Azure, nos partenaires en dehors de Chine auront accès a un +cloud+ public, fiable et sûr, ce qui leur permettra de se concentrer sur l’innovation plutôt que de construire leur propre système de +cloud+”, déclare pour sa part Ya-Qin Zhang, le président de Baidu, qui a déjà testé son premier prototype de voiture sans conducteur fin 2015.

Les collaborations dans la conduite autonome, considérée comme l’avenir de l’automobile, se multiplient.

Cette annonce par Microsoft et Baidu intervient dans un contexte de relations commerciales tendues entre la Chine et les Etats-Unis et à la veille s’une session de discussions entre responsables économiques américains et chinois à Washington.

AFP