Test – The Elder Scrolls Online : Morrowind, un retour aux sources réussi

Par posté le 27 juin 2017

La saga des Elder Scrolls fait son retour sur l’île de Vvarendell, terre connue des fans de la franchise, qui avaient déjà pu l’explorer dans le chapitre Morrowind, sorti en 2002. Cette fois-ci, on découvre les paysages de l’île et ses secrets 700 ans auparavant. De quoi rendre nostalgique les plus gros fans de la franchise, mais aussi toucher un nouveau public désireux de se confronter à un univers médiéval-fantaisiste d’une grande richesse.

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The Elder Scrolls Online (TESO) fait partie de l’univers de la série des Elder Scrolls (TES), qui a connu un énorme succès depuis ses débuts dans les années 90. TESO est sorti sous une première version en 2014, puis est passé à une version buy-to-play en 2015. Dans la continuité de l’univers créé dans The Elders Scrolls, le jeu s’est vu enrichir de diverses extensions avant de briser les séparations entre les cartes et les joueurs afin de créer un seul et même monde explorable : One Tamriel, en 2016.

Début juin 2017, le MMORPG est parti à la conquête de nouvelles contrées avec le chapitre Morrowind, sous format d’une extension pour les anciens de la saga ou un formule complète pour les nouveaux. Un nom connu des fans de la première saga, puisque TES emmenait déjà les aventuriers sur l’île de Vvarrendell qu’on retrouve dans TESO : Morrowind. Un retour qui offre tout de même son lot de découvertes puisque on refoule le sol 700 avant les faits qui s’étaient déroulés dans le premier épisode. L’occasion de découvrir le passé du royaume de Vivec, dont les paysages champêtres de cet univers fictif et ancestral.

Un monde ouvert d’une grande richesse

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The Elder Scrolls Online : Morrowind nous plonge dans univers médiéval fantastique à la fois mystérieux et mythique où se côtoient différentes espèces. Basé sur l’exploration et le monde ouvert, le jeu laisse le joueur choisir sa destinée en suivant soit la trame principale, soit les nombreuses quêtes secondaires de son choix.

D’une narration opulente, on se laisse aller à découvrir l’univers de Vvarendell ainsi que le mal qui torture le roi Vivec. Sous les thèmes de corruptions politiques, de luttes des classes, l’univers de TESO : Morrowind se montre à la fois drôle et dramatique, léger et épique le tout dans un doublage français réussi.

Le charme de l’histoire est brillamment souligné par une bande son magnifique en totale adéquation avec l’aventure épique que l’on vit. Les décors presque féériques remplacent les terres arides du Morrowind de 2002, on est bien avant l’éruption du volcan – pour les connaisseurs, ce qui laisse place à des décors verdoyants de toute beauté, aux nombreuses plantes exotiques.

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Pour autant, cette extension n’est pas une totale réussite, notamment en ce qui concerne l’aspect technique. Le jeu accuse en effet le poids des années et les visuels ont du mal à tenir la comparaison aujourd’hui – même face à d’autres MMORPG. L’univers de Morrowind ne manque toutefois pas de charme et le jeu reste tout de même très cohérent à l’atmosphère et à la plastique de la saga, ce qui devrait beaucoup plaire aux adeptes.

En marche pour devenir uniquement un RPG

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La saga s’était longtemps laissée à la mode des MMORPG, mais il semblerait qu’elle essaye de se rediriger vers un modèle plus solitaire du RPG. Bien qu’on puisse interagir avec les autres joueurs, il n’empêche que l’aventure peut tout à fait se parcourir en solitaire. Les interactions avec les autres joueurs sont plutôt limitées : quelques batailles épiques à grande échelle, la création de guildes et quelques combats par équipe, l’une des nouveautés de cette extension. Mais rien de vraiment captivant.

C’est un retour aux sources pour la licence qui reprend l’idée de progression solitaire qui devrait ravir les fans de la première heure.

Une personnalisation poussée à l’extrême

Au niveau de la jouabilité, le titre suit les bases de la saga TESO avec un système de combat à la troisième ou première personne, une exploration totalement libre des paysages et des habitations. Mais surtout, la possibilité de personnaliser à volonté son personnage. C’est un point frappant pour un néophyte. En effet, le jeu à proprement parler ne commence qu’après une étape – assez longue – de personnalisation de son personnage. Taille des bras, des sourcils, plissement des yeux et autres, la chose est poussée au maximum. Heureusement, il existe une fonction pour laisser les choses se faire aléatoirement.

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Les sorts et les attaques sont également personnalisables tant au niveau des raccourcis qu’au niveau des choix suivant des points de compétences à attribuer. Au fil des explorations et quêtes, il est possible de combattre bon nombre d’ennemis sur le chemin, de quoi se faire de l’expérience et maitriser les nouvelles attaques. L’intelligence artificielle n’est toutefois pas le point fort du jeu.

Barre de vie des deux intervenants, attaques sans attentes et possibilité de fuite, le niveau des monstres est proportionnel au personnage ce qui donne un vrai plaisir aux affrontements et à la recherche d’expérience. On notera tout de même le manque de réaction des personnages face aux coups.

Illusion d’un libre arbitre

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A plusieurs reprises, le joueur peut choisir entre plusieurs options soit dans les dialogues, soit dans la résolution de quêtes. Or, sous ces faux airs de libre arbitre, le choix de telle ou telle possibilité forcera celui-ci à sélectionner la réponse voulue dans les dialogues. Les conversations sont justement un point négatif du jeu. En effet, les personnages récitent leurs répliques dans une passivité visuelle des plus molles. En ce qui concerne les actions, les différents choix effectués auront des effets minimes sur la trame de l’histoire, ce qui est bien dommage.

Une nouvelle classe et un nouveau mode de combat

Une classe fait par ailleurs son apparition : celle du gardien. Une bonne idée sur le papier mais qui, malheureusement, ressemble fort à l’invocateur déjà présent dans le casting du jeu. Proche de la nature et des sortilèges tournés vers le froid, ses sorts n’ont rien d’innovants et rappellent ceux qu’on retrouvait déjà dans The Elder Scrolls Online.

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L’autre nouveauté est la possibilité de s’affronter par équipe dans des arènes dédiées à cela. Trois équipes de quatre joueurs s’affrontent dans un environnement cloisonné pour favoriser l’action et l’attaque, le tout pour une durée d’une quinzaine de minutes. Choix entre capture de drapeau ou match à mort, le but est de faire gagner des médailles à son équipe, ainsi que d’autres récompenses. Un mode amusant quelques dizaines de minutes, mais qui n’est finalement qu’un petit supplément pour le jeu.

Les + :
- Un retour à Morrowind réussi
- Une nouvelle classe : le gardien
- Les combats en arènes, sympathiques
- La richesse de l’univers du jeu
- Les décors médiévaux et fantastiques sont très réussis
- L’incroyable bande son
- Une excellente durée de vie (30h et +)

Les – :
- Les graphismes manquent de finition
- Plutôt un RPG qu’un MMO
- Dialogues trop passifs
- Choix sans impact sur l’histoire

Conclusion

The Elder Scrolls Online nous plonge une nouvelle fois dans un monde d’une grande richesse et d’une grande beauté à travers un univers médiéval fantastique. Malgré son retour en terre connue, le titre renoue avec son aspect RPG solitaire en ligne et délaisse un peu le côté MMO, un changement de direction qui séduira sans doute les adeptes de la franchise qui n’avaient guère apprécié le MMORPG au moment de sa sortie. Se passant 700 ans avant les événements décris dans Morrowind, l’extension Morrowind aura le mérite de dépayser les fans tout en séduisant une nouvelle audience. Seul regret : visuellement, le jeu n’a que très peu évolué et accuse aujourd’hui le poids des années…



16/20


Pigiste chez Geeko et Belgium-iPhone.
Twitter : @JennMrtns

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