Sony va donner vie aux émoticônes dans un film d’animation

Par posté le 23 mai 2017

Si les émoticônes étaient vivantes, leur travail ne serait pas simple: se montrer à n’importe quelle heure sur l’écran le visage réjoui ou en pleurs, sous forme de mini pizzas ou de glace. Contexte pourtant indispensable à nos vies numériques, elles font l’objet d’un film.

emojis

Impossible aujourd’hui d’imaginer un texto sans une émoticône qui transmet nos émotions: heureux, triste, ennuyé, frustré, ironique. Le musée d’art moderne de New York (MoMA) l’an dernier les a même ajoutées à ses collections.

Le réalisateur Tony Leondis n’a pas pu résister à la tentation: il a imaginé un monde pour ces figurines, “Le monde secret des émojis” (l’autre nom donné aux émoticônes), qui va sortir aux Etats-Unis en juillet, et en octobre en Belgique.

“Je veux connaître l’histoire du téléphone” où habitent les émoticônes, explique-t-il à une table ronde avec l’AFP.

La ville de “Textopolis” est née, au fond du smartphone d’un jeune de 15 ans, Alex. Tous les habitants ne vivent que de la fabrication des émoticônes.

Imaginez une vaste salle de contrôle, ses murs couverts de minuscules cabines, pour chacune des petites figurines qui attendent que Alex les utilise dans ses textos.

- Circulent dans les applis -

Dans le monde de Leondis, l’industrie des émoticônes fonctionne 24H/24 par équipe, chaque figurine prête à bondir à l’écran au moment opportun.

La tâche est fastidieuse et n’autorise aucun changement: une émoticône au visage heureux doit toujours être heureuse, la même chose pour les visages tristes.

Mais si l’émoticône présente plus d’une personnalité, c’est considéré comme un échec du système.

Gene, émoticône qui incarne plusieurs expressions et emprunte la voix de l’acteur T.J. Miller, essaie de devenir “normale” avec l’aide de son ami “Hi-5″ — la main des “give me five”, qui emprunte la voix de James Corden — et du pirate informatique Jailbreaker (Ilana Glazer). 

Les protagonistes circulent à travers le “cloud” informatique et dans différentes applications du smartphone, comme Instagram, Spotify et même Candy Crush, où Gene est confondu à un moment avec un bonbon jaune.

Mais Gene, comme son père et sa mère, est supposé transmettre la tradition familiale de l’émoticône de l’indifférence nommée “Meh”. 

Si bien qu’il “se sent non seulement hors du coup mais a l’impression d’échouer”, explique M. Miller.

Le réalisateur explique que son plus grand défi a été d’imaginer la forme du smartphone et des émoticônes originales qui ne ressemblent pas à des marques déposées.

Chaque illustration a d’ailleurs été passée au peigne fin par une équipe de juristes.

Dans ce film, les émoticônes ne boivent ni ne mangent. “Ils ne vont pas manger de la pizza. C’est du cannibalisme”, explique M. Miller.

Le film de Leondis, qui a aussi réalisé “Lilo & Stitch 2: Hawaï nous avons un problème!” est un potentiel blockbuster, selon Exhibitor Relations, qui prévoit qu’il puisse générer entre 350 et 400 millions de dollars quand il sortira en salles.

AFP

Actif dans les rubriques Eco et Lifestyle du journal, j’ai rejoint Le Soir il y a trois ans pour une formidable aventure numérique. Globe-trotter passionné de photographie, je m’intéresse à tout ce qui touche aux nouvelles-technologies. Twitter : @etiennefroment

Articles similaires

Réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>