Le Fraunhofer Institute estime que la technologie a fait son temps.

Crédit photo : DR
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Petite révolution lors de ses débuts, le MP3 a connu son heure de gloire au début des années 2000, devenant petit à petit le nouveau standard de l’industrie musicale.

Lors de ses débuts, le format promettait un gain important d’espace pour le stockage numérique, et pour cause puisque les fichiers MP3 étaient à l’époque jusqu’à 10 fois moins volumineux que des fichiers sonores traditionnels. Popularisé par Napster et Kazaa, les deux plates-formes de téléchargement illégales, le format MP3 prend son envol et devient très vite incontournable. Les principales plates-formes de ventes de musique numérique proposent de télécharger des albums au format MP3 et très vite, les premiers lecteurs MP3 apparaissent sur le marché.

Si le MP3 demeure aujourd’hui un standard dans l’industrie musicale, ses créateurs, les membres de l’honorable Fraunhofer Institute – basé en Allemagne -, estiment que la technologie a fait son temps et n’est aujourd’hui plus adaptée aux usages que l’on en fait.

“Il existe des codecs plus évolués que le MP3 aujourd’hui” explique le Fraunhofer Institute dans un communiqué. De ce fait, le format AAC et le MPEG-H permettent de proposer plus de fonctionnalités et une meilleure qualité sonore par rapport au MP3. Le Fraunhofer Institute estime en tout cas qu’il est aujourd’hui temps de tourner la page. Sur son site officiel, l’institut explique qu’il ne supportera plus ce standard et encourage le grand public à se tourner vers les alternatives. Si le MP3 est donc voué à disparaître, sa mort risque toutefois d’être très lente, dans la mesure où le consommateur reste très attaché à ce format.