Une startup belge imprime du chocolat en 3D

Par posté le 13 mai 2017

La startup belge Miam Factory a associé la technologie de l’impression 3D avec l’une des grandes fiertés de notre pays : le chocolat.

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En collaboration avec le Smart Gastronomy Lab (SGL) de l’Université de Liège, la startup belge Miam Factory a vu le jour en octobre 2016 à Gembloux, sous l’impulsion de Gaëtan Richard, un docteur en chimie et cuisinier. A la fois innovation culinaire et de rupture, le concept surfe sur le succès de l’impression 3D.

Gaëtant Richard nous explique comment elle a pu voir le jour « on faisait toutes sortes de démos et d’expérimentations dans le laboratoire et on a vu qu’il y avait des demandes spécifiques. C’est là qu’on a eu l’idée de créer Miam Factory ». Une startup qui vient valoriser la recherche au sein du SGL.

L’impression alimentaire est déjà assez répandue dans le monde, notamment au Pays-Bas, en France ou en Espagne pour répondre aux spécifités des régimes alimentaires de certaines personnes, dont les seniors qui ne savent manger que des aliments réduits en purée. Mais la Miam Factory a la particularité de ne pas vendre les imprimantes. Elle, elle vend le produit fini.

C’est ce qui lui a permis de travailler avec différents pâtissiers et chocolatiers dont la grande Maison Galler, à l’occasion des fêtes de fin d’année. Une collaboration qui avait pour but de mettre en valeur la complexité de cette technologie et des créations qu’elle permet de créer.

Collaboration Miam Factory et Galler

Collaboration Miam Factory et Galler

Les commandes 3D en chocolat sont accessibles à tous, aux professionnels comme aux particuliers, avec des prix de 10 à 150 euros selon le modèle et la complexité de l’objet commandé. En effet, ce n’est pas tant au niveau de la taille que le prix se fait sentir, mais au niveau de la difficulté de réalisation. Il ne faut pas oublier qu’au-delà de l’impression, il y a tout un travail de dessin et de réflexion qui se fait en amont. C’est à partir du dessin renseigné dans l’ordinateur que l’impression va commencer en superposant des couches de chocolat de 0,2 mm de hauteur.

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Sans additif, ni autre produits chimiques, le chocolat utilisé est celui de grandes marques spécialisées et de grande qualité. Pour Gaëtant Richard, c’était important « pour une société belge utilisant du chocolat, il fallait se montrer digne de la réputation de notre pays ». De plus, il était primordial de garder l’aspect pur du chocolat, pour ne pas trop s’éloigner de l’univers culinaire qui aurait pu nuire à l’image de la startup.

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Chocolat noir, blanc ou au lait, c’est une matière première qui fonctionne très bien à l’impression. Les professionnels peuvent faire appel à la Miam Factory pour des commandes spécifiques et même proposer leur propre chocolat pour l’impression.

La Miam Factory propose également des personnalisations grâce à un laser qui a été détourné de son utilisation initiale, un laser qui permet de graver des mots ou des dessins sur la coque des desserts avec beaucoup de détails.

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Dans l’avenir, la startup aimerait acquérir davantage d’imprimantes. Elle dispose actuellement d’un parc de 5 imprimantes 3D, qui lui permettent de satisfaire les demandes croissantes. Des demandes qui traversent les frontières puisque certaines viennent des États-Unis et des Emirats Arabes.

Pigiste chez Geeko et Belgium-iPhone.
Twitter : @JennMrtns

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