Faire assurer son smartphone, pas une si bonne idée

Par posté le 29 avril 2017

Nombreux sont les utilisateurs qui imaginent être à l’abri du moindre souci de smartphone grâce à leur assurance. Cette dernière ne protège pourtant pas parfaitement le téléphone.

smartphones

Lors de l’achat d’un nouveau smartphone, le vendeur proposera à son client une extension de garantie qui assure notamment l’appareil contre le vol. Pourtant, ces extensions de garantie comprennent quelques conditions pour être d’application. Beaucoup de clients n’en ont pas connaissance et cela s’est traduit par une forte croissance de dossiers de plaintes émanant de consommateurs en 2016 en ce qui concerne les assurances smartphones.

Brocom, la plateforme de collaboration regroupant les fédérations de courtiers et de nombreuses compagnies d’assurances belges, n’a pas hésité à réagir en précisant qu’en matière d’assurance, un expert reste le meilleur conseiller. Dans son communiqué, elle met en évidence certains exemples comme celui de MediaMarkt qui propose une assurance “Omnium + Telecom” ou encore, celui de Vandenborre chez qui le consommateur peut profiter de la “garantie service Plus”. Dans ces conditions, le client pourrait en vouloir au vendeur mais le porte-parole de Brocom, Patrick Cauwert, rappelle qu’un vendeur n’est pas un expert en assurance : « Les règles en matière de responsabilité professionnelle, de devoir d’analyse des besoins et de conseils… ne sont pas applicables au vendeur », explique Patrick Cauwert, porte-parole de Brocom.

Des critères d’exclusion méconnus

Si, comme précisé en début d’article, les assurances smartphones offrent à l’utilisateur des garanties contre le vol et certains types de dégâts, ces assurances n’assurent pas pour autant le téléphone acheté contre tous les types de vols et tous les types de dégâts. Par exemple, il est nécessaire que le vol commis le soit avec violence ou menace pour que la victime qui a contracté une assurance en soit dédommagée. Autrement dit, un défaut de surveillance n’est pas couvert.

Même constat avec les dommages infligés à un téléphone : si ce dernier est tombé dans l’eau par exemple, l’assurance n’intervient pas. De plus, Brocom met en exergue la mention du contrat “utilisation en bon père de famille” : “Sans compter les interprétations multiples et diverses données à l’expression « utilisation en bon père de famille » apparaissant dans bon nombre de contrats.”

Assurances incendies au secours des smartphones

Les consommateurs ne sont pas toujours au courant de cette spécificité : leur assurance incendie couvre déjà la plupart des risques de vols ou de dégâts de leur smartphone, explique Brocom. « La plupart des assurances incendie proposées par le canal du courtage, pour autant qu’elles incluent le vol, couvrent au moins de manière équivalente, voire même souvent mieux que les assurances proposées par les vendeurs de smartphones. »

C’est d’ailleurs le cas pour le vol avec effraction ou avec menace et violence.

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Twitter : @RmiLach

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