Le géant du web Google a poignardé Microsoft dans le dos en dévoilant une faille de sécurité majeure dans Windows.

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Google a pris l’habitude depuis quelques années à régulièrement s’attaquer à Windows, le système d’exploitation de son rival Microsoft, en lançant ses meilleurs hackers à la recherche de failles de sécurité dans Windows.

A plusieurs reprises, le groupe avait déjà publié des preuves démontrant l’existence de failles dans le système d’exploitation de son rival, preuve à l’appui. Une tactique qui vise bien sûr à décrédibiliser Microsoft, mais aussi à mettre en avant le talent des équipes de Google.

La nouvelle faille découverte dans Windows affecte toutes les versions de l’OS depuis Windows Vista. Elle serait, selon Google, une faille de longue date, partiellement corrigée en 2016 par Microsoft, et exposée à nouveau par les équipes de Google en novembre 2016.

Là où les choses se corsent, c’est dans le fait que les équipes de Microsoft ne seraient pas parvenues à reboucher la faille dans les temps. Après un délai de 90 jours, Google a choisi de la rendre publique, en présentant des preuves de son existence et en laissant ainsi tout le loisir aux pirates de l’exploiter. Une méthode assez brusque qui témoigne surtout d’une certaine discorde entre les deux géants du tech. Car on le sait, les deux compagnies ne nourrissent pas une relation très sereine.

La bonne nouvelle, c’est que la faille en question, qui permet d’extraire des données de n’importe quel ordinateur en utilisant un fichier EMF pour pénétrer le système, n’est exploitable que lorsque le pirate a un accès direct à l’ordinateur de sa victime. Il est donc en théorie impossible de pirater une machine à distance en exploitant cette faille.

Il n’empêche que la méthode employée par Google ne réjouit pas Microsoft. La firme de Redmond avait déjà critiqué à plusieurs reprises les méthodes de son rival, estimant que Google dépassait les limites en rendant publiques des données sensibles avant la mise en ligne de patchs correctifs, augmentant les risques de piratages chez les utilisateurs.

Microsoft n’a pour l’instant pas encore indiqué quand le patch en question sera diffusé.