Test – Nioh : le Dark Souls de la Team Ninja

Par posté le 6 février 2017

Nioh mise sur un concept que l’on retrouve dans les Demon’s Souls, Dark Souls et Bloodborne.

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Nioh, c’est une arlésienne. Un jeu qu’on n’attendait plus tant il fut repoussé, à l’image de The Last Guardian ou encore de Final Fantasy XV. Même le genre du titre posa question pendant plusieurs années. JRPG, Beat’em All et enfin action-RPG furent évoqués avant que ce dernier ne soit finalement choisi. C’est d’ailleurs la célèbre Team Ninja qui s’est déjà illustrée sur des titres notoires comme les Dead or Alive, Ninja Gaiden et Hyrule Warriors pour ne citer qu’eux, qui s’est attelée à la tâche.

Aujourd’hui, Nioh semble être entré dans le moule des action-RPG taillé par la série des Souls. Pourtant, le titre tient à s’en différencier via notamment son univers tout en profitant du succès des jeux hardcores que sont Dark Souls et Demon’s Souls.

La sortie est prévue ce 8 février 2017 sur PS4.

Gameplay : en terrain connu

Le scénario de Nioh emmène le joueur dans une guerre qui oppose l’Espagne à l’Angleterre. Cette dernière nation a d’ailleurs décidé de faire appel aux sciences occultes pour combattre ses ennemis. Bref, un savant mélange d’éléments historiques et fantastiques. Le joueur, quant à lui, contrôle William, un personnage qui ressemble à Geralt de Riv et dont on ne sait rien. Cependant, on comprend très vite qu’il connait certaines choses sur l’univers magique qui semble se dessiner autour de lui mais il faudra du temps, et surtout de la patience, pour en apprendre plus sur ses motivations et origines. Quoi qu’il en soit, tout comme pour les Dark Souls, ce n’est pas le scénario qui constitue l’argument de vente de Nioh mais bien son gameplay.

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A ce niveau, les mécaniques de base sont faciles à prendre en mains puisqu’il est possible de réaliser à l’aide d’une touche, un coup léger ou une frappe lourde et bien sûr, l’esquive et la garde sont également de la partie. Mais comme dans tout jeu fidèle au “die & retry”, il faudra s’armer de patience. Un coup placé trop vite ou trop tard et c’est la mort assurée. Se protéger alors que l’ennemi effectue une attaque “brise-garde” et est bien plus puissant que vous et c’est de nouveau la mort qui vous attend. Autrement dit, le timing est l’un des composants du jeu à maîtriser afin de réussir à survivre dans Nioh.

Une barre de Ki pour corser le tout

Pour pimenter le tout, la Team Ninja a développé une “barre de Ki”. Celle-ci ne peut pas tomber à zéro sous peine de laisser William à la merci de son ou ses adversaires. Et forcément, chaque coup et chaque esquive entraîneront une baisse de la fameuse jauge. Se mettre en garde en attendant qu’elle remonte ? Encore raté ! En effet, la barre se fige le temps de la garde. Seule solution : s’éloigner un peu de son adversaire afin d’éviter les coups quelques secondes. Seulement, contre des boss dans des zones fermées assez réduites, la tâche devient vite des plus ardues.

Et puis, comme Nioh s’adresse d’abord et surtout à un public persévérant et à la recherche d’un véritable challenge, les sauvegardes engendrent, elles aussi, des complications. C’est-à-dire qu’une mort en fin de niveau vous fera apparaître au dernier point de sauvegarde, soit souvent bien en arrière, et sans votre XP puisque ce dernier sera resté à l’endroit où le héros de Nioh s’est fait tuer. De plus, les ennemis auront pris le temps de ressusciter histoire d’empêcher William d’atteindre le boss de fin de niveau avec tous ses élixirs et autres objets de soin. A ce propos, c’est peut-être le seul point où le titre “se la joue” un peu plus facile : le loot. Dans les faits, chaque ennemi tué laissera tomber plusieurs objets : des élixirs en passant par des armes (haches, arcs, fusils, katanas, etc.) sans oublier des pièces d’armures. Et optimiser son équipement et les raccourcis sera indispensable à la réussite de William.

Précisons aussi qu’il n’existe pas de pause dans Nioh. Donc, il faudra profiter de chaque temps mort pour choisir minutieusement son arme ou augmenter ses statistiques. Cette dernière possibilité est envisageable à chaque sanctuaire faisant office de lieu de sauvegarde. Outre la répartition de points dans les caractéristiques de base que sont le corps, la dextérité, la force… Le joueur devra également s’octroyer de nouvelles compétences : se ruer en avant sur l’adversaire avant de donner un coup puissant, augmenter les dégâts infligés par une attaque d’estoc de 6%, augmenter les dégâts de mêlée, etc. Le nombre de compétences à apprendre à William est conséquent et les joueurs les plus persévérants devraient s’amuser de longues heures à améliorer le rendement meurtrier du héros. Et plus encore, puisque même s’il est difficile de donner une durée de vie pour un tel titre tant on meurt souvent, il faudra tabler sur environ trente heures pour en voir le bout en ligne droite. Bien plus si l’on compte les quêtes annexes ou encore le mode coop’.

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Pas tout à fait Dark Souls

Si les ressemblances sont flagrantes, il ne faudrait tout de même pas faire des amalgames entre Dark Souls et Nioh. Tout d’abord, comme expliqué ci-dessus, si le gameplay est semblable, il reste tout de même plus nerveux et dynamique que celui que l’on retrouve dans les Souls. Ensuite, l’univers présenté n’est pas le même : ici, le joueur incarne un guerrier occidental dans des contrées médiévales asiatiques. Les décors sont assez jolis sans pourtant en mettre plein les yeux au joueur. Les modélisations de personnages humains, quant à elles, sont tout juste “satisfaisantes” et auraient mérité un plus grand soin. Mais rien de catastrophique puisque le level design est assez réussi et l’esthétique des boss est de bonne facture.

D’ailleurs, dans un Japon féodal où les démons se comptent par dizaines, il ne faut pas compter sur sa carte des lieux puisque William n’en a tout simplement pas. Ce sera donc au joueur à s’orienter afin de voir le bout de l’aventure.

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La partie sonore constitue elle aussi un point à placer dans la partie “positive” de ce test puisqu’elle va de pair avec l’univers présenté. Cependant, elle pourra lasser, notamment quand il sera question de mourir 10 fois au même endroit pour entendre le même écran de “mort” s’ouvrir avec sa musique dédiée. Néanmoins, deux touches permettront de retourner au charbon étant donné que dans Nioh, les temps de chargement sont assez courts. Un bon point pour un jeu où l’on passe une bonne partie de son temps à mourir.

Les – :

- Les boss parfois vraiment trop difficiles à combattre
- Trop de loot tue le loot
- Graphiquement moyen

Les + :

- Les adeptes du “die & retry” vont se régaler
- Armes, compétences… : de nombreuses possibilités de customisation
- Très bonne durée de vie
- Un univers plaisant
- Combats dynamiques

Conclusion

Finalement, Nioh offre ce qu’on attendait de lui : un challenge relevé dans un univers différent de ce qu’avait pu nous proposer n’importe quel épisode de Dark Souls. Ici, c’est donc en terres orientales que se rendra William afin d’affronter moult ennemis. Le timing des attaques, le choix des armes et armures et la prudence seront les plus fidèles alliés du héros dans cette aventure où seul le loot semble facile. Les amateurs de Dark Souls seront donc en terrain connu et trouveront ici un nouveau titre à ranger fièrement dans leurs étagères une fois leur quête terminée.



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