Les réseaux sociaux perturberaient le sommeil chez 1 jeune sur 5

Par posté le 18 janvier 2017

Selon une étude britannique, 1 jeune sur 5 se réveillerait régulièrement la nuit pour utiliser les réseaux sociaux.

sleep1

Menée par le professeur Sally Power, co-directrice de L’Institut gallois des recherches économiques et sociales (Cardiff), données & méthodes (WISERD), l’étude porte sur 900 enfants scolarisés âgés de 12 à 15 ans. Ceux-ci ont complété un questionnaire relatif au sommeil et à la consultation nocturne des réseaux sociaux.

Les élèves ont communiqué l’heure du coucher, celui du réveil et ont révélé le nombre de réveils nocturnes causés par la consultation des réseaux sociaux. Les participants ont aussi évalué leur satisfaction face à divers aspects de la vie : école, amitié ou encore apparence physique.

Publiées dans la revue Journal of Youth Studies, les réponses montrent que pour 1 élève sur 5, se réveiller la nuit afin de se connecter aux réseaux sociaux est une habitude quasi-quotidienne. Les filles seraient plus sujettes à ce phénomène que les garçons.

Selon les réultats, les élèves qui se réveillent la nuit ou qui ne se réveillent pas à la même heure chaque matin seraient trois fois plus susceptibles d’être constamment fatigués à l’école que ceux qui ne se connectent pas la nuit et qui se réveillent à heure fixe le matin.

L’étude relie aussi le fait d’arriver fatigué à l’école et celui d’être moins satisfait de sa vie que les autres jeunes. Cela sous-entend que la connexion nocturne aux réseaux sociaux affecterait le bien-être des jeunes.

Si le nombre de jeunes affectés par ces troubles du sommeil est “peu important mais significatif”, selon le professeur Power, “les réseaux sociaux semblent envahir le sanctuaire que devrait être la chambre”.

Ces conclusions renforcent l’inquiétude grandissante (et confirment le résultat de précédentes études) sur l’usage nocturne des réseaux sociaux. La fatigue scolaire peut cependant avoir plusieurs origines.

Les présents résultats succèdent à ceux d’une étude de 2015 montrant que les ados américains sont en manque avéré de sommeil. En 1991, 72% des ados de 15 ans affirmaient dormir un minimum quotidien de 7 heures par nuit. Le chiffre est tombé à 63% en 2012, comme le fait remarquer l’auteure principale de l’étude, Katherine W. Keyes. Son hypothèse : l’usage croissant des réseaux sociaux serait la cause principale de ce manque de sommeil chez les jeunes.

Selon une autre étude publiée en 2016, les étudiants universitaires manquant de sommeil utiliseraient plus souvent les réseaux sociaux. Un lien direct est par ailleurs établi entre le manque de sommeil chronique, la mauvaise humeur, une productivité en baisse et une part importante de temps consacrée à Facebook.

AFP

Actif dans les rubriques Eco et Lifestyle du journal, j’ai rejoint Le Soir il y a trois ans pour une formidable aventure numérique. Globe-trotter passionné de photographie, je m’intéresse à tout ce qui touche aux nouvelles-technologies. Twitter : @etiennefroment

Articles similaires

Réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>