Attentat de Berlin : comment Google, Facebook, Twitter… luttent contre le terrorisme

Par posté le 20 décembre 2016

Facebook, Google, Twitter… les firmes technologiques participent à l’endiguement de la radicalisation.

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Si les gouvernements et les autorités sont au quotidien, et ce depuis quelques temps, impliqués dans la lutte contre le terrorisme, il y a un secteur qui possède les moyens financiers et surtout matériels pour contrecarrer dans une certaine mesure les plans des terroristes : c’est l’industrie technologique.

A ce propos, le premier élément qui vient en tête, c’est le “safety check” créé par Facebook. En un clic, le célèbre réseau social permet à ses utilisateurs de prévenir leurs proches. Si cette fonctionnalité semble dérisoire, elle offre pourtant l’opportunité de rassurer ses amis et sa famille. Et n’oublions pas que l’un des objectifs des terroristes est d’instaurer la peur.

Mais Facebook n’est évidemment pas la seule entreprise à proposer des fonctionnalités en réponse à l’augmentation d’actes terroristes.

Redirect Method

Google aurait implanté en septembre un moyen de lutter contre la radicalisation. En effet, la firme s’emploierait à dénicher les terroristes via une campagne de contre-terrorisme. Cette dernière consisterait à identifier des individus via leurs recherches de mots-clés sur le moteur de recherche. Ensuite, les utilisateurs dont il est question seraient ciblés par une publicité susceptible de les faire changer d’avis par exemple. De la même manière, la firme publie des liens de vidéos Youtube qui contiennent notamment des témoignages d’imams. On observe alors ces derniers expliquer les méthodes employées par l’Etat islamique pour déformer le sens des préceptes religieux.

En d’autres mots, lorsque certains mots ou expressions sont tapés dans Google, Redirect Method passe à l’action et redirige l’utilisateur. Ce sont d’ailleurs plus de 1500 termes qui engendrent une redirection.

Pas de réseaux sociaux pour les extrémistes

Twitter est aussi de la partie quand il s’agit d’empêcher la prolifération de mouvances radicales. Ainsi, la firme avait annoncé en août 2016 avoir supprimé plus de 125.000 comptes depuis le milieu de l’année 2015 pour diverses raisons, parmi lesquelles menaces et apologie du terrorisme. A cela s’ajoutent les 235.000 comptes suspendus au cours des six derniers mois.

La société Microsoft, quant à elle, supprime les liens sur Bing qui renvoient vers des contenus liés au terrorisme.

En définitive, l’industrie technologique intervient bel et bien pour limiter la propagation d’idées radicales, sources de terrorisme. Et l’attentat perpétré à Berlin prouve que, malheureusement, le chemin à parcourir jusqu’à son éradication est encore long.

Journaliste @Geeko, @BelgiumiPhone.
Twitter : @RmiLach

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