Facebook poursuit l’offensive en réalité virtuelle avec de nouveaux produits pour Oculus

Par posté le 7 octobre 2016

Facebook a dévoilé jeudi de nouveaux appareils et accessoires pour sa filiale de réalité virtuelle Oculus, dans un effort renouvelé pour accélérer le développement d’une technologie dans laquelle il voit l’avenir de l’informatique.

Crédit photo : AFP

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Lors d’une conférence organisée pour les développeurs à San Jose, le PDG-fondateur du réseau social, Mark Zuckerberg, a révélé qu’Oculus travaillait sur une nouvelle version plus mobile de son casque de réalité virtuelle.

Contrairement au “Rift” commercialisé depuis cette année, l’appareil répondant au nom de code “Santa Cruz” n’aura pas besoin de se brancher sur un ordinateur. “Nous travaillons toujours là-dessus”, a-t-il toutefois souligné, prévenant qu’il ne s’agissait encore à ce stade que d’un prototype.

Dans un entretien avec l’AFP, Max Cohen, en charge du mobile chez Oculus, a noté le caractère “crucialement important” d’avoir un casque mobile et fonctionnant de manière indépendante, coûtant idéalement moins cher qu’une tablette iPad, pour assurer le décollage de la réalité virtuelle.

“Il y a des limitations au mobile (qui consiste généralement aujourd’hui à ajuster des lunettes sur un smartphone NDLR), et il y aura des gens qui ne voudront pas acheter un PC pour la réalité virtuelle, même s’il est bon marché”, a-t-il indiqué.

“Un format (de casque) fonctionnant de manière indépendante sera l’un des formats les plus puissants et les plus accessibles pour le marché de masse”, a-t-il estimé.

- Plus abordable -

En attendant, les consommateurs vont voir arriver dans les prochains mois un nouveau contrôleur baptisé “Touch”, un accessoire clé qui leur permettra d’avoir des “mains” dans les mondes virtuels. Il sera expédié dans le monde entier le 6 décembre, avec un prix annoncé de 199 dollars. 

Le patron d’Oculus, Brendan Iribe, a montré par ailleurs un nouvel ordinateur compatible avec le casque Oculus Rift. Construit par la société Cyberpower et utilisant un processeur AMD, il ne devrait coûter que 499 dollars, moitié moins que la plupart des ordinateurs actuellement assez puissants pour gérer les environnements de réalité virtuelle.

Brendan Iribe a aussi annoncé des alliances avec les fabricants d’ordinateurs portables Lenovo et Asus afin de certifier ce type d’appareils pour les équipements Oculus.

“La réalité virtuelle devient plus abordable que jamais”, a-t-il assuré.

Cette même idée d’une réalité virtuelle plus abordable avait déjà été évoquée plus tôt cette semaine par le géant internet Google lors de la présentation de son Daydream View, un casque fabriqué en grande partie en textile et conçu pour s’adapter sur un smartphone, qui sera vendu 79 dollars aux Etats-Unis.

A titre de comparaison, le casque Oculus Rift coûte actuellement 599 dollars, et il faut y ajouter le prix d’un ordinateur suffisamment puissant pour pouvoir s’en servir.

“Nous sommes ici pour faire de la réalité virtuelle la prochaine plateforme informatique majeure”, a réaffirmé Mark Zuckerberg. “Chez Facebook, c’est une chose à laquelle nous nous engageons vraiment.”

Le réseau social, qui avait payé environ 2 milliards de dollars pour racheter Oculus en 2014, a déjà investi plus de 250 millions de dollars dans le développement de contenus, et a encore budgété 250 millions supplémentaires, a précisé Mark Zuckerberg.

Une série de nouveaux jeux vidéo qui sortiront en même temps que les contrôleurs Touch étaient aussi présentés à la conférence. 

Au-delà des jeux, Mark Zuckerberg s’est par ailleurs efforcé jeudi de démontrer les usages “sociaux” potentiels de la réalité virtuelle.

Pendant qu’il était sur scène, il a lui-même mis un casque Oculus Rift pour aller retrouver virtuellement deux de ses collègues au fond de l’océan et à la surface de Mars, et discuter entretemps durant un appel vidéo avec sa femme Priscilla. Il a également pris un selfie avec cette dernière dans le monde virtuel qu’il a publié en temps réel sur son profil dans le réseau social.

Un absent notable était jeudi le cofondateur d’Oculus Palmer Luckey, qui a suscité la polémique pour ses dons à un groupe supportant le candidat à l’élection présidentielle Donald Trump avec des publications insultantes contre Hillary Clinton sur les réseaux sociaux. Plusieurs studios en vue de jeux vidéo avaient par la suite déclaré qu’ils allaient refuser de créer des contenus pour Oculus.

AFP

Actif dans les rubriques Eco et Lifestyle du journal, j’ai rejoint Le Soir il y a trois ans pour une formidable aventure numérique. Globe-trotter passionné de photographie, je m’intéresse à tout ce qui touche aux nouvelles-technologies. Twitter : @etiennefroment

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