La Corée du Nord présente l’un des systèmes dictatoriaux les plus répressifs qui soit. Une erreur de configuration permet aujourd’hui au reste du monde d’observer ce que renferme « leur » Internet.

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On devrait presque parler d’Intranet puisque l’Internet nord-coréen n’est pas celui utilisé par le reste du monde. Le dictateur Kim Jong-un tient à garder la main mise sur son pays, ce qui explique logiquement cette décision de ne pas donner à ses concitoyens un accès au web international.

Cependant, une erreur de configuration a permis de voir à quoi ressemblait le web nord-coréen. L’un des serveurs DNS du pays a accepté le transfert dans l’espace DNS mondial.

Comme vous vous en doutez, pas de Facebook ni de Youtube en Corée du Nord. Le régime a même mis en place son propre réseau social, appelé StarCon. Il en va de même pour Netflix qui a sa propre copie.

Les chercheurs qui ont eu l’occasion de parcourir le web nord-coréen ont découvert qu’il n’y avait qu’un nombre restreint de domaines .KP : seulement 28 pour être précis et la plupart sont des liens morts. Seuls certains sont encore actifs comme un site dédié à la cuisine. Parmi ces 28 noms de domaine, on retrouve un site d’informations où plusieurs photos du leader nord-coréen sont visibles, un autre ayant trait aux lieux de cultes, un autre destiné aux séniors, etc.

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Un unique site est alloué à une entreprise commerciale : Sili Bank. Celle-ci propose des offres de service de courrier électronique mais uniquement pour le marché nord-coréen.

Quoi qu’il en soit, cette erreur pourrait couter très cher à son responsable quand on connaît la manie du régime qui consiste à exécuter tous ceux qui commettent des erreurs.

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Rémi Lach