Les hooligans constituent l’un des pans les plus sombres du sport et principalement, du football. Si, jusqu’ici la solution choisie était le bannissement pur et simple des stades, les nouvelles technologies ouvrent aujourd’hui de nouvelles portes dans le contrôle des comportements agressifs.

Crédit photo : DR
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A l’heure actuelle, les autorités éprouvent beaucoup de difficultés à empêcher les hooligans répertoriés d’entrer dans les stades. Au milieu de milliers de supporters, il n’est pas rare d’en voir passer entre les mailles du filet.

Pour contrer cela, l’association de football néerlandaise, la KNVB, vient d’annoncer qu’elle userait des nouvelles technologies. Au menu, une puce GPS qui indiquerait si la personne interdite de stade se trouve aux abords de celui-ci ou non.

Cette nouvelle méthode implique que l’individu devra partager ses empreintes digitales avec la police. Cette dernière donnera au hooligan une puce GPS qui permettra de le localiser durant les matchs. Le concept n’est pas sans rappeler le principe d’un bracelet électronique apposé sur les chevilles de criminels. Cependant, dans le cas qui nous occupe, l’individu devra scanner ses empreintes digitales à trois reprises : une fois avant, une fois pendant et une fois après le match pour prouver qu’il n’est pas dans le stade ou aux abords de celui-ci.

Cela permettra sans aucun doute d’alléger le travail de la police qui devait, jusqu’à présent, enregistrer les hooligans se présentant au commissariat. Ce qui demandait du temps et des hommes.

Le système a déjà été testé pour deux clubs néerlandais via des volontaires qui, en guise de récompense, voyaient leur bannissement réduit de deux mois. Et selon la KNVB, cette nouvelle méthode a donné des résultats positifs.

Les moyens sont là mais la KNVB doit encore négocier avec le gouvernement pour instaurer cette nouveauté au sein du football néerlandais.

Rémi Lach