Technocité : une formation et une imprimante 3D à 299 euros TTC

Par posté le 23 juin 2016

Les imprimantes 3D deviendront certainement incontournables dans le futur, leur intégration dans l’éducation est donc essentielle. Technocité propose une formation ainsi qu’un équipement plus abordable que jamais.

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Technocité est un centre de compétence de la Wallonie, expert en TIC et en médias numériques, axé sur les industries créatives. Concrètement, Technocité propose des formations gratuites de tous genres. Cette fois, pour ce projet, les formations sont tournées vers les enseignants du technique ou du professionnel. Nous avons posé quelques questions à Richard Roucour, directeur adjoint, directement impliqué dans cette formation.

L’impression 3D constitue un vecteur d’avenir et une technologie qui sera très certainement utilisée à grande échelle dans un futur pas si lointain. Il peut également s’agir d’un formidable outil pédagogique, de divertissement ou d’expression artistique. Allons voir ce projet d’un peu plus près !

Commençons par une présentation de vous et de votre équipe.

Richard Roucour, directeur adjoint à Technocité, en charge du pédagogique et de l’infrastructure. Ingénieur industriel en électronique de formation, ma carrière a commencé dans une entreprise d’électricité industrielle pour migrer après quelques années dans l’informatique pour enfin être actif dans la formation depuis maintenant plus de 20 ans. Technocité est un centre de formation dans les domaines des Tics et des médias numériques créés par les forces vives il y a près de 30 ans. Il est situé sur 2 sites, à Mons et à Hornu, où travaillent une vingtaine de personnes. Labellisés Centre de Compétence par la Wallonie, nous proposons des formations en bureautique, en solutions d’entreprise, pour les professionnels de l’IT et aux métiers de l’image. Notre approche pédagogique se différencie en fonction du public (salarié, indépendant, entreprise, professeurs, élèves, demandeurs d’emploi). Nous formons ainsi chaque année environ 3000 personnes pour plus de 200.000 heures de formation/homme et travaillons avec près de 100 formateurs externes qui sont tous des professionnels du métier. Nous avons été les premiers en Wallonie en 2003 à nous investir résolument vers les métiers de l’image et sommes aujourd’hui un acteur de formation incontournable pour les Industries Culturelles et Créatives.

Ensuite, à quoi se rapporte cette formation ? Quel est son but ?

Certains présentent l’impression 3D comme étant un des leviers de la IIIe révolution industrielle. D’autres y voient un simple nouveau gadget pour les geeks. Il est vrai qu’il est possible aujourd’hui de s’acheter une imprimante 3D aussi facilement qu’une imprimante à jet d’encre dans n’importe quelle grande surface. Mais que peut bien en faire le commun des mortels ? En fait, l’usage de ces machines n’est pas vraiment compliqué. Il suffit d’utiliser un fichier représentant ce que l’on veut imprimer en 3D, et l’imprimante fait le reste. Sur internet, nous pouvons trouver une multitude de fichiers (gratuits ou payants) à imprimer comme les figurines de Star Wars, ou un gobelet porte crayon…… Mais on peut vite se lasser par cet usage qui peut être perçu comme futile. Alors, comment aller plus loin ? C’est là que les choses se compliquent. Il faut apprendre à dessiner en 3D pour créer soi-même les fichiers qui vont être imprimés. Autrement dit, il faut se former. Et il est faux de penser que ce n’est pas à la portée de tous. Il existe de nombreux logiciels (gratuits ou payants) qui sont très faciles d’accès. Après, il n’y a plus que l’imagination qui vous arrête et les limites de votre imprimante 3D. Car déjà avec la technologie de dépôt de matière en fusion (FDM, la plus répandue actuellement pour un usage domestique), nous pouvons fabriquer des pièces en plastique dur/mou, dans toute une palette de couleurs, voir fluorescent, conducteur d’électricité, en résine de bois, en fibre de verre…. Bref, il est alors possible de fabriquer chez soi  à moindre coût des pièces mécaniques, cassées, de décoration, introuvables, mieux adaptées, pour usage domestique, artistique, bricolage….

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Mais revenons à notre révolution…. En effet, les énormes enjeux économiques de l’impression 3D sont quelque peu masqués par l’omniprésence de son usage que l’on peut qualifier d’individuel. En effet, les différentes technologies utilisées dans l’impression 3D se retrouvent déjà dans de nombreux secteurs comme l’industrie automobile, aéronautique, spatiale, textile… pour ne citer que quelques exemples frappants : dans la construction, il est possible aujourd’hui de construire des maisons en un temps record avec une imprimante 3D. Nous pouvons aisément imaginer l’intérêt pour reloger rapidement toute une population victime d’un Tsunami, de proposer des logements à un coût moindre pour des populations sans ressources, d’aménager rapidement des camps pour réfugiés… Dans la médecine, il est maintenant possible de fabriquer des prothèses qui vont s’adapter directement à la morphologie du patient. Cela réduit les durées d’intervention chirurgicale, une période de convalescence plus courte, un meilleur confort…  Dans la grande distribution, imaginez que, plutôt que de stocker les pièces détachées dans un grand hangar, elles sont fabriquées à la demande par des imprimantes 3D. Moins d’immobilisés pour l’entreprise, plus besoin d’espace….. Demain, peut-être, vous entrerez dans un magasin de meubles en kit, vous choisirez votre meuble sur un écran à l’entrée, et pendant votre passage aux caisses, les pièces seront imprimées pour vous les fournir à la sortie…

En conclusion, l’impression 3D sera, dans un avenir proche, présent dans les foyers et dans les entreprises tous secteurs confondus. Comme il a fallu tous nous former à l’usage d’un ordinateur, nous devons tous nous former aujourd’hui à la 3D et l’impression 3D.

Pourquoi s’intéresser à l’impression 3D ? Qu’apporte-t-elle aux enseignants ?

Comme il a été dit, l’imprimante 3D devient un outil transversal que l’on est susceptible de rencontrer dans de nombreux domaines. Où, mieux que dans les écoles, peut-on former les gens à son usage ? Mais avant de former les élèves, il faut bien évidemment former les professeurs. Si à priori les sections techniques sont les premières visées, nous pouvons très vite imaginer élargir l’usage dans les sections artistiques, voire générales. De plus, l’imprimante 3D peut être vue comme un outil pédagogique à étudier par exemple dans des sections électromécaniques ou imprimer des maquettes dans une école d’architecture.

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Et pourquoi s’adresser aux enseignants ?

Force est de constater que de nombreuses écoles investissent dans une ou plusieurs imprimantes 3D, mais n’en font aucun usage. Que ce soit par manque de compétences ou parce que l’outil choisi ne correspond pas à leurs besoins, il est cependant évident que les enseignants perçoivent tout l’intérêt de l’impression 3D.

Concrètement, comme se déroule la formation ?

L’idée est de proposer une formation au dessin 3D et à l’impression 3D où l’enseignant arrivera sans aucune connaissance et partira avec les compétences et l’outil pour un moindre coût. Pour cela, nous nous sommes associés à une société française, Dagoma, qui commercialise une imprimante 3D en kit à un prix défiant toute concurrence tout en étant un outil très performant. L’enseignant va donc apprendre les deux premiers jours à dessiner en 3D avec Sketchup. Ce logiciel a l’avantage d’être très abordable pour le néophyte et une version gratuite permet déjà de créer des pièces complexes en 3D. Le troisième jour est consacré au montage et au réglage de l’imprimante 3D. Le 4e jour sera consacré aux premières impressions 3D. Le dernier jour est organisé en atelier où l’enseignant aura la faculté de créer ses propres pièces pour les imprimer.

Retrouvez toutes les informations relatives à la formation sur le site de Technocité.

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