Louer un appartement complet durant quelques jours devrait bientôt être illégal dans la mégalopole américaine. Vendredi dernier, le sénat de l’état de New-York a voté une nouvelle loi qui interdira la location d’appartements pour une durée inférieure à un mois sur la plate-forme de locations Airbnb.

Crédit photo : AFP
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Après Berlin, New-York devrait être la seconde mégalopole à adopter une position très ferme à l’encontre de la plate-forme de locations d’appartements Airbnb. Vendredi dernier, le sénat de l’état de New-York a voté une nouvelle loi qui interdit la location de logements entiers pour une durée inférieure à un mois sur des plates-formes de réservations en ligne comme Airbnb. Les propriétaires d’appartements qui continueront à proposer un logement complet sur la plate-forme de réservations en ligne s’exposeront à des amendes allant de 1000$ – au premier avertissement – à 7500$ – au troisième avertissement.

Officiellement, la ville espère lutter contre la location frauduleuse de dizaines de milliers d’habitations qui font artificiellement augmenter les tarifs dans le centre-ville et réduisent le nombre d’habitations disponibles. Mais de nombreuses critiques s’élèvent déjà contre cette décision qui sert les intérêts des lobbys de l’industrie hôtelière.

Plusieurs personnalités de la Silicon Valley, associations et compagnies ont ainsi publiquement pris parti en faveur d’Airbnb. Dans le centre-ville, plusieurs panneaux publicitaires supportant Airbnb ont ainsi fait leur apparition.

Parmi les destinations les plus populaires sur Airbnb, la ville de New-York prend donc une position très ferme vis-à-vis de l’économie du partage et des plates-formes de locations en ligne. Si la proposition de loi devra encore être validée par le gouverneur de l’état, la position de l’état de New-York sur la question pourrait inciter d’autres grandes villes américaines à adopter une position plus ferme à l’égard des plates-formes de locations en ligne et démarrer un nouveau débat sur le sol américain…