European CCI Academy : une formation Technocité pour comprendre les changements de l’air du numérique

Par posté le 23 mai 2016

Le numérique avance parfois plus vite que ce qu’on le voudrait, de là à se retrouver démuni devant de nouvelles technologies pas toujours très abordables. Technocité propose des formations pour sortir de ce flou !

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Technocité est un centre de compétence de la Wallonie, expert en TIC et en médias numériques, axé sur les industries créatives. Concrètement, Technocité propose des formations gratuites pour les demandeurs d’emploi, des formations spécifiques pour les entreprises ainsi que des formations à distance. Avec ce nouveau projet, Technocité s’adresse également aux salariés et aux indépendants.

Le projet, qui nous est présenté par Lucie Fournier-Bundalo, chef de ce projet, vise à mettre en contact les professionnels de la culture et de la créativité. Les technologies et manières de communiquer avancent parfois plus vite que le temps nécessaire pour apprendre à les maîtriser, Technocité propose donc un moyen de se mettre à la page et surtout, d’y rester !

Commençons par une présentation de vous et votre équipe, qui sont les personnes impliquées dans le projet ?

Le projet est porté par Technocité et financé par le FSE (Fonds Social Européen). Depuis l’élaboration du dossier, nous travaillons main dans la main avec des partenaires opérationnels : l’uMons (instituts Numédiart et Humanorg) et la Ville de Mons (Pôle muséal et service Développement économique). D’autres partenaires nous rejoignent pour l’un ou l’autre volet du projet : la SACD, le Mundanéum, le Musée Royal de Mariemont, Quai 10, Creative Valley, le MIC, Creative Wallonia, Entrepreneurs-weekend, La Roulotte… Nous faisons appel à des formateurs issus d’institutions telles que Qwant, l’Université de Buffalo NY, l’Université de Milan, Orange, Ekito, le Festival d’Avignon, le Festival d’Aix en Provence, Fishing Cactus, Smart…

 Ensuite, pouvez-vous nous expliquer le projet en lui-même ? De quoi est-il né ? En quoi est-il différent des initiatives déjà lancées dans le domaine ?

Big-data, Processing, Drone, Fab-lab, Transmedia, Internet des objets, E.reputation, Peer-to-peer … La révolution numérique est en marche et envahit nos sphères professionnelles avec des concepts aux noms parfois énigmatiques. Le secteur des industries culturelles et créatives est particulièrement touché par cette révolution : nouvelles formes de création artistique, vidéo à la demande, livre numérique, musique en ligne… Toutes ces mutations transforment les processus de création, de production et de diffusion des œuvres culturelles. Les acteurs des ICC ont donc particulièrement besoin d’être accompagnés pour faire face à ces changements.

Un exemple de FabLab. - © DR

Un exemple de FabLab. – © DR

Lancée pour la première fois cette année par Technocité, l’Umons et la Ville de Mons avec le soutien du FSE, l’European CCI Academy est LA solution.

Ce programme de formation s’adresse aux salariés et indépendants des industries culturelles et créatives (secteurs public et privé) qui veulent mieux comprendre les changements liés au numérique et se les approprier pour donner un nouveau tournant à leur carrière.

Le programme se compose de plusieurs modules, indépendants et complémentaires :

-       Des événements ponctuels thématiques pour travailler sur des situations concrètes (hackathons, rencontres professionnelles, journées de sensibilisation sur une thématique en particulier, etc.)

-       Des sessions de cours introductifs en horaire décalé sur des sujets émergents dont une partie se déroule à l’UMons et l’autre via Technocité.

-       Une Université d’été avec des speakers internationaux qui viennent animer des keynotes et des workshops sur l’actualité des ICC.

-       Des formules d’accompagnement individualisé de projets pour répondre aux besoins concrets et immédiats des participants (accélérateur de startups, résidences d’artistes, opération « occupy culture », etc.)

À la clé : un executive master en e.enterpreunership, un réseau de professionnels et de formateurs connectés, une valeur ajoutée directe sur son projet, et une avancée essentielle vers le monde de demain.

Le projet est complètement novateur dans la région. Sa spécificité se situe dans la diversité de ses modes d’action qui permet à chaque public cible de trouver une porte d’entrée correspondant à ses besoins. Les méthodes employées sont également très novatrices : avec la « pédagogie inversée », ou le « Peer to peer », on propose de nouvelles manières d’appendre basées davantage sur l’échange, l’expérience et la collaboration.

Enfin, la compétence et la diversité des intervenants (nous faisons appel à des spécialistes de domaines à la pointe, venant aussi bien de nos régions que de New-York, Paris ou Milan) garantissent une exigence incontestable en matière de qualité des contenus.

Concernant les universités d’été, pouvez-vous nous en dire plus ? Comment se déroulent les sessions d’apprentissages ?

L’Université d’été se déroulera du 26 aout au 11 septembre 2016. Elle constitue le lancement officiel de notre programme, et aborde l’actualité des ICC de manière théorique et pratique, via des sujets précis et représentatifs de la révolution numérique.  L’objectif est de proposer un moment dynamique, rassembleur et ambitieux qui donne envie aux participants de continuer à suivre nos événements.

Le programme (encore en construction) s’articule principalement autour de journées thématiques, composées d’une conférence le matin puis d’un atelier pratique l’après-midi. Pour chaque journée, nous invitons un intervenant choisi pour son expertise du sujet dont il vient parler, et son expérience dans le domaine.

Quelques exemples d’intervenants qui ont répondu à notre invitation :

-        Alex Wright, Journaliste et auteur américain, professeur de design interactif à la School of Visual Arts de New York et expert en optimisation de site web

-        Michel Magnier, Directeur Créative Europe, Commission européenne

-        Eric Léandri, CEO de Qwant (moteur de recherche éthique)

-        Milad Doueihi, Historien des religions et titulaire de la chaire d’humanisme numérique à l’université de Paris-Sorbonne

-        Laurence Le Ny, Directrice Musique, Culture & Infotainment à Orange

-        Jérome Brunetière, Secrétaire Général Festival d’Aix

-        Paul Rondin, Directeur délégué Festival d’Avignon

-        Franck Bauchard, Fondateur et ancien directeur de La Panacée (Montpellier), Professeur à l’Université Buffalo

-        Frédéric Young, Délégué général de la SACD-SCAM pour la Belgique

-        Tanguy Roosen, Directeur juridique de la Maison des Auteurs

-        Benjamin Böhle-Roitelet, Fondateur et Président d’ekito, accélérateur de start-up (Toulouse)

En parallèle à ces journées thématiques, nous proposons également des moments plus événementiels : un hackathon sur les bouleversements numériques de la pratique muséale avec Museomix et le pôle muséal de Mons, un accélérateur de startups avec Ekito et l’UMons, ainsi que des moments ponctuels pour l’ouverture et la clôture de l’Université d’été… 

L’initiative “Occupy Culture” se déroulera où ? Comment ?

Avec l’opération « Occupy Culture », nous allons encore plus loin dans l’accompagnement des professionnels des ICC dans la transition numérique. Nous nous déplaçons dans leurs murs, et nous « occupons » leurs structures, pour trouver, avec les équipes, des solutions adaptées à leurs besoins.

Nous commençons par analyser la situation à la manière d’un audit. À travers différentes activités (ateliers, tables rondes, hackathons…) et en fonction de leur disponibilité (de 1 à 3 semaines), nous invitons l’équipe à réfléchir à l’utilisation des outils numériques dans la structure (Réseaux sociaux, outils de gestion interne, outils de Com…) : « Qu’est-ce que vous utilisez, qu’est-ce qui marche le mieux, qu’est-ce qui pourrait être amélioré, voire complètement repensé ? Comment voyez-vous la transition numérique ? Comment se positionne votre structure par rapport aux autres dans cette optique ? etc…”

À partir de cette base, nous proposons à toute l’équipe des outils et des formations adaptés aux besoins de chacun et de chaque secteur. L’idée de ces formations est de permettre de leur apporter des solutions pouvant être assumées directement en interne, par les salariés. En fonction du diagnostic, de l’ambition et de la disponibilité, cela peut concerner une seule personne ou toute l’équipe. Ces formations peuvent être données en commun avec d’autres structures culturelles qui partagent les mêmes problématiques, favorisant ainsi l’échange de pratiques et le débat.

Nous sommes en contact avec plusieurs musées de Wallonie pour mettre en place cette opération dans leurs lieux cette opération dans leurs lieux cette année.

Rendez-vous sur le site de Technocité pour plus d’informations !

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