Google se lance dans le covoiturage avec Waze Rider

Par posté le 10 février 2016

Le géant du Web Google se lance officiellement dans le covoiturage avec sa nouvelle application Waze Rider. Pas question néanmoins de venir concurrencer Uber ou BlaBlaCar mais bien d’offrir une solution sur mesure pour la communauté des utilisateurs de l’application Waze.

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Testée depuis quelques temps auprès d’un petit échantillon d’utilisateurs, l’application RideWith de Google devient “Waze Rider” et devrait prochainement être disponible auprès d’un plus grand nombre de mobinautes.

Le géant du Web, qui s’était jusqu’à présent montré très discret sur sa stratégie pour contrer Uber, a semble-t-il décidé de se reposer sa la popularité de son service de navigation Waze pour pénétrer le marché du covoiturage.

La particularité de Waze Rider vient du fait que l’application se base directement sur les données de vos trajets réguliers avec Waze pour proposer aux autres utilisateurs des lifts et réduire l’encombrement sur les routes. L’idée est véritablement de mettre en relation plusieurs utilisateurs de Waze pour leur permettre de n’utiliser qu’un seul véhicule lorsqu’ils se rendent au travail.

Pas question donc pour le moment de venir marcher sur les plates-bandes d’Uber et de Lyft. BlaBlaCar est en revanche bel et bien dans le collimateur de Waze Rider, même si le service de covoiturage français se concentre davantage sur les trajets longue distance que sur les trajets réguliers.

Selon ceux qui ont pu tester le service, Google a fait en sorte de rester dans la légalité en limitant volontairement les fonctionnalités de l’application. Ainsi, chaque utilisateur ne peut faire que deux trajets par jour et le seul et unique trajet possible va du domicile au lieu de travail. Le partage des frais se fait là aussi de manière entièrement automatisée sur base d’un barème, ce qui signifie qu’il sera impossible de faire des bénéfices sur le dos de ses covoitureurs.

Enfin, il semblerait que la part réservée à Google soit limitée à 15%, pour ne pas avoir un très gros impact sur le prix total du trajet.

Pour l’heure, le service n’est disponible qu’en Israël, le pays où la jeune startup a fait ses débuts avant de se faire avaler par Google.

Actif dans les rubriques Eco et Lifestyle du journal, j’ai rejoint Le Soir il y a trois ans pour une formidable aventure numérique. Globe-trotter passionné de photographie, je m’intéresse à tout ce qui touche aux nouvelles-technologies. Twitter : @etiennefroment

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