Voici comment bien choisir son “hoverboard”

Par posté le 5 février 2016

Les hoverboards se vendent comme des petits pains, mais il est toutefois difficile se de procurer des appareils d’excellente qualité. Si vous désirez vous en procurer un, voici quelques conseils pour éviter de mauvaises surprises.

Crédit photo: DR

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Le “hoverboard” est indéniablement l’un des cadeaux les plus populaires qui s’est retrouvé en masse sous les sapins lors de la dernière fête de Noël. S’il est rare d’en croiser en cette période de temps plutôt maussade, nul doute qu’ils vont cependant pulluler, dès le printemps, sur les trottoirs, parking, et toutes autres surfaces adaptées… Et si vous n’avez pas eu la chance d’être gâté par le Père Noël, vous réfléchissez éventuellement à vous en procurer un… Seulement voilà, les boutiques revendeuses de ce genre d’engins sont encore rares dans les centres-villes. Les intéressés sont donc contraints pour l’instant de se tourner vers Internet, notamment sur eBay ou encore Amazon pour trouver leur bonheur. L’alternative est intéressante mais elle n’est cependant pas sans risque. Encore faut-il en effet trouver un “hoverboard” de qualité. Car s’il est possible de débourser entre 150 et 200 euros pour se procurer un “hoverboard”, rien ne vous assure que vous allez recevoir un produit de qualité, durable et répondant aux normes de sécurité imposées par l’Union européenne.

Se tourner absolument vers un “hoverboard’ conforme aux normes “CE”

La plupart des hoverboards sont fabriqués en Chine et des dizaines de milliers d’entre-eux ont déjà été bloqués à la douane de nombreux pays européens. Motif de ces blocages? “La plupart du temps, ces hoverboards sont interceptés car ils ne répondent pas aux exigences essentielles en terme de sécurité imposée par l’Union européenne”, nous explique Isaac Bouni, directeur commercial de Weebot, une firme Française qui développe sa propre gamme de “hoverboards” aux normes les plus strictes. Ce dernier nous explique quelques exemples de contrôle de ces produits lorsqu’ils sont interceptés à la frontière:

“La première chose qui est vérifiée, c’est le bloc d’alimentation (la batterie, NDLR)”, indique-t-il et de poursuivre, “Un limitateur de charge doit être présent ( il s’active lorsque la batterie est pleine et lui permet ainsi de ne pas surcharger et donc de s’endommager, voire même d’entrer en combustion)”. Selon M. Bouni, il s’agit de l’un de tests les plus importants pour obtenir le label “CE”. “Pourtant 80% des hoverboards vendus dans le monde sont équipés de batteries non-conformes, il y a un réel risque de les utiliser”, affirme-t-il, et d’ajouter : “Il s’agit d’ateliers qui décident du jour en lendemain de fabriquer des éléments sensibles comme la batterie, ces batteries n’ont aucune certifications, et aucunes normes”. M. Bouni poursuit: “Un autre point consiste à tester la carte mère pour que le hoverboard ne se coupe pas inopinément et provoque la chute de la personne qui l’utilise”.

Il est également question d’un contrôle de la norme IP54, “Il s’agit d’une méthode de fabrication qui consiste à rendre étanche le produit à la poussière, ainsi qu’aux projections d’eau, le produit doit présenter une étanchéité irréprochable”, nous explique-t-il.

En d’autres termes, lorsque vous désirez acheter un hoverboard, choisissez un produit dont le vendeur vous garantit au minimum la norme CE, ainsi qu’une garantie de deux ans (une réglementation obligatoire en Europe).

Vu le succès de ce genre de produits, des boutiques revendeuses devraient proposer leur service de vente physiquement, ce qui facilitera encore plus les choses… C’est déjà le cas pour Weebot qui a pignon sur rue à Paris et qui prévoit d’ouvrir deux boutiques très prochainement, l’une à Lyon et l’autre à Bruxelles.

Journaliste high-tech spécialisé dans l’actualité Apple et le monde de l’entrepreneuriat. Je suis également community manager au Soir.be.

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