La Twittosphère fonctionne comme un virus, remarquent ces chercheurs américains qui viennent de constater qu’en matière de tweets, la joie et les émotions positives se propageaient plus que les messages négatifs.

Crédit photo : AFP
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Certains adeptes du réseau social Twitter sont plus susceptibles que les autres d’être contaminés par un virus atypique : celui des bonnes nouvelles. En d’autres termes, la joie est un sentiment contagieux.

Des chercheurs américains ont cherché à mesurer et analyser la “contagion émotionnelle” en utilisant un échantillon aléatoire d’utilisateurs de Twitter. Les tweets de près de 3800 sujets ont donc été sélectionnés et observés durant une semaine en septembre 2014.

Les chercheurs émettent néanmoins l’hypothèse que sur Twitter, un réseau social avant tout destiné à partager de l’information,”la contagion émotionnelle” est moins importante que sur Facebook, où les utilisateurs restent en contact avec leurs amis et leur famille.

Emilio Ferrara et Zeyao Yang ont pour ce faire utilisé un système d’algorithme capable de mesurer la valeur émotionnelle des tweets à partir du classement de leur contenu, selon qu’il était plutôt positif, négative ou neutre.

Ils ont comparé le sentiment d’un utilisateur de tweets rapporté au ratio de tous les tweets apparaissant dans son flux de tweets, supposés lus, et ce une heure avant qu’il ne publie ses propres messages.

Les chercheurs qui ont publié leurs résultats dans la revue PLOS One du 6 novembre, ont constaté qu’un nombre de tweets positifs supérieur à la moyenne sur le fil était associé à la production de tweets positifs. A l’inverse, un nombre de tweets négatifs supérieur à la moyenne était corrélé à des messages négatifs.

Ils ont également identifié près de 20% d’utilisateurs comme étant fortement réceptifs à “la contagion émotionnelle”. Ces derniers étaient, selon les chercheurs, 4 fois plus susceptibles d’être directement influencés par des tweets positifs plutôt que négatifs.

Les utilisateurs les moins affectés par des messages pessimistes étaient moins de deux fois plus susceptibles d’être impactés par des tweets positifs.

De tels résultats laissent penser, selon Emilio Ferrara, qu’il pourrait être pertinent de planifier des interventions sur des utilisateurs souffrant de dépression ou autres troubles de l’humeur.

“Ce que vous tweetez ou partagez sur les différents sites de réseaux sociaux compte. Souvent, vous ne faites pas seulement que vous exprimer, vous influencez les autres”, analyse Emilio Ferrara.

Les chercheurs insistent sur le fait que leur étude relevait purement de l’observation, et non de la manipulation.

AFP

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