5sur5 : le festival du film documentaire de La Louvière en partenariat avec Technocité

Par posté le 26 juin 2015

Depuis 2004, la ville de La Louvière est animée en septembre par le festival du film documentaire 5sur5. Plus qu’un simple festival de projection, celui-ci s’inscrit également dans une optique de formation, en partenariat avec Technocité (Centre de compétence de la Région Wallonne). Nous avons posé quelques questions à Nohora Florian, l’une des coordinatrice du festival, pour en savoir un peu plus !

Illustration tirée du festival 5sur5 © DR

Illustration tirée du festival 5sur5 © DR

Geeko : Commençons par une présentation de vous et du reste de l’équipe.

NF : Nous sommes un duo de coordinatrices Rosanna Cappella et moi (Nohora Florian) qui gérons le Festival. Nous avons créé le Festival en 2004  avec l’ASBL Espace Dragone, la structure  qui gère  les projets locaux et citoyens et qui est rattachée à la société de Production Dragone à La Louvière. Durant l’année,  nous sommes  2 pour préparer le projet mais durant le festival, une équipe de production et de logistique de 8 à 10  personnes vient renforcer l’organisation au mois de septembre. Il y a également les équipes techniques ( assistants réalisateurs, cadreurs, ingénieurs du son, monteurs qui accompagnent les réalisateurs). En tout une quarantaine de personnes gravitent autour du projet dans sa phase de concrétisation.

Geeko : Le festival 5sur5 est donc un festival de film documentaire qui se tient en septembre à La Louvière, pouvez-vous nous en dire un peu plus ? 

NF : Le cœur du Festival est avant tout une résidence de création en documentaire.  En septembre, nous invitions 5 cinéastes européens dont 2 belges à relever un défi qui est de réaliser un documentaire en 5  semaines  à La Louvière. Nous leur demandons de poser leur regard extérieur sur une ville sur un thème précis. Depuis 2011, un des films est tourné à Mons, le Festival faisant partie des projets partenaires de Mons 2015.  Nous mettons à la disposition des réalisateurs les équipes et le matériel nécessaires à l’élaboration de leur film et prenons en charge le voyage, l’hébergement, les repas, etc. Les 5 films sont projetés en clôture du Festival à la fin de leur séjour.  En parallèle à résidence, nous proposons des soirées de projections avec des documentaires coup de cœur et une compétition nationale de documentaires courts.

Nohora Florian © DR

Nohora Florian © DR

Geeko : Technocité est l’un de vos partenaires, quelles sont les interventions dans l’organisation, la vie du festival ?

NF : Technocité est partenaire du Festival depuis sa création en 2004.  Ils nous soutiennent essentiellement en apport de matériel technique mais nous accueillons également quelques stagiaires qui ont participé à  des formations chez eux.

Geeko : Le festival met l’accent sur plusieurs aspects du documentaire, que ce soit sa diffusion, sa production, mais également sa formation. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi parler de formation dans ce genre de festival ? C’est quelque chose que l’on ne s’attend généralement pas à trouver dans ce genre d’événement (et c’est tout à votre honneur). 

NF : C’est essentiellement une formation sur le terrain, une expérience concrète de réalisation que nous offrons aux réalisateurs et aux équipes. Nous avons une équipe encadrante composée d’un directeur artistique et d’un directeur technique qui suit et conseille les réalisateurs et les techniciens qui terminent ou qui ont fraîchement terminé leurs études.

Geeko : La ville de La Louvière semble particulièrement vous inspirer pour le contenu du festival, pour ce choix ?

NF : L’idée de base de l’ASBL Espace Dragone était de créer un évènement cinéma participatif à La Louvière. Après une tentative de fiction, nous avons opté pour le documentaire qui colle parfaitement à la ville parce qu’elle regorge de sujets intéressants et que les habitants se prêtent avec plaisir au jeu de la caméra . C’est un  projet de proximité dans lequel les partenaires locaux comme le Centre culturel , la Ville jouent un rôle essentiel. Après 11 années, il y a toujours un intérêt du public de venir voir les documentaires sur leur villes . Nous avons collecté au fil des ans une  soixantaine de films qui constitue une véritable mémoire collective pour la région.

 

A.L.

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