Venus présenter leur projet au Betagroup, les quatre co-fondateurs de Paynut misent sur le Web pour remettre l’échange au cœur des interactions sociales.

Côté design, le site s'inspire de Pinterest.
Côté design, le site s’inspire de Pinterest.

Et si, au lieu de vendre vos vieux bibelots sur Internet, vous vous contentiez de les donner à vos voisins, et receviez en retour d’autres bibelots, tout en tissant des liens sociaux avec votre entourage? C’est à peu de choses près le concept que les quatre co-fondateurs de Paynut.org ont décidé de mettre sur pied avec Paynut.

Très clairement inspiré de Pinterest pour ce qui est de son design, Paynut.org se différencie des autres services de ventes et d’échanges par le fait qu’il pousse ses utilisateurs à partir à la rencontre de leurs voisins. Le site tout entier est construit autour de ce concept local qui consiste à proposer certains de ses objets aux habitants du coin et à leur donner sans rien attendre en retour. A chaque échange, la personne qui fait don de l’un de ses bibelots gagne 1 nut (1 noix), qu’il peut ensuite échanger à son tour contre un autre objet en “demandant” à son possesseur le droit de venir le chercher à son domicile.

Pas question ici de mettre des objets d’une valeur supérieure à 5 ou 10€ puisque tous les biens ont précisément la même valeur et que l’utilisateur qui viendra le chercher n’habite probablement pas à plus de cinq pâtés de maison.

Un rapide coup d’œil sur le site permet de se rendre compte de la diversité des objets échangés, qui vont du vieux livre qui trainait dans la bibliothèque à un porte-clefs, en passant par un baladeur MP3 ou une œuvre d’art. Il y en a pour tous les goûts.

Comme l’expliquent les quatre-cofondateurs de Paynut, l’idée était de permettre aux gens de faire plaisir et de se faire plaisir sans dépenser le moindre cent. Excessivement simple à utiliser, Paynut jouit d’ailleurs déjà d’une certaine popularité dans la région bruxelloise. Deux mois seulement après son lancement, Paynut comptait déjà un peu plus de 600 membres actifs.

Pour pousser les nouveaux utilisateurs à participer, les créateurs de la plate-forme ont eu l’excellente idée d’offrir deux “noix” à chaque nouvel inscrit, ce qui permet de pouvoir “commander” directement deux objets sur Paynut.

Paradoxalement, si le potentiel de la plate-forme semble énorme, l’équipe avoue ne pas avoir encore beaucoup réfléchi au “Business Model”. Au cours des prochains mois, les cofondateurs suivront de près les habitudes des utilisateurs pour tenter de trouver le meilleur modèle économique. Difficile donc de dire pour le moment si le format restera gratuit, deviendra freemium ou intégrera des annonces publicitaires et lots sponsorisés…

Seul problème auquel la petite équipe risque d’être confrontée : pour le moment, la majorité des interactions ont lieu dans le centre-ville de la capitale, et vu le mode de fonctionnement du service, il est fort probable que seuls les citadins pourront participer à cette expérience sociale…