Tevizz, la startup bruxelloise à l’assaut des médias

Par posté le 10 février 2013

Venue présenter son projet au Betagroup, la startup bruxelloise Tevizz commence déjà à faire parler d’elle dans les médias. Avec une poignée de gros clients dans sa poche, Tevizz voit grand. Très grand. La petite startup prévoit une levée de fonds de 400.000€ pour le mois de mars 2013.

© Tevizz

En plein boum, les réseaux sociaux attirent de plus en plus les médias, qui s’en sont emparés pour communiquer avec leur audience mais aussi pour analyser ce qui se dit sur le Web.

Fruit de la collaboration d’une poignée de passionnés et du laboratoire d’intelligence artificielle de l’ULB (IRIDIA), co-dirigé par Hugues Bersini, Tevizz est une solution innovante qui permet de comprendre l’évolution de l’audience TV, et de créer du contenu et des interactions avec l’audience durant l’émission.

« Tevizz lie en direct le contenu d’une émission et des informations issues du web et des réseaux sociaux pour augmenter le contenu visuel et narratif d’une émission » explique son créateur, Didier Joos de ter Beerst.

« On est parti d’un constat. Le second écran est en plein boum. De plus en plus, les téléspectateurs cherchent de l’info et partagent des commentaires à propos de ce qu’ils regardent à la télévision. Or, nous avons constaté que les offres de « social TV » aujourd’hui se limitent le plus souvent à de l’affichage de trafic de tweets. Bref, des messages et un compteur qui donne le nombre de messages durant une émission. Bof ! »

La science au service des médias

Didier et son équipe souhaitaient utiliser la science et l’intelligence artificielle pour proposer un système d’analyse beaucoup plus complet. Un système qui permet de mesurer la popularité d’un sujet, d’utiliser des outils d’analyse complets, disponible dans plusieurs langues et surtout qui ne se limite pas à Twitter. « En Europe, ou dans un pays comme la Belgique, il faut couvrir plusieurs langues. » Petit à petit, l’idée de Tevizz a germé dans l’esprit de Didier Joos.

« On s’est dit qu’on pouvait faire mieux. Avec quatre priorités technologiques que nous avons atteintes. Plus de réseaux sociaux et pas juste Twitter. Passer de l’analyse du trafic à un vrai insight qualitatif. Rendre la solution hyper-automatisée, et dans plusieurs langues », explique Colin Molter, CTO et co-fondateur de TEVIZZ, un ancien d’IRIDIA avec des années d’expériences dans le Big Data et l’analyse des réseaux. Plus d’un an plus tard, Tevizz est là. Le service s’adresse aujourd’hui aux professionnels des médias et du marketing. Comprenez par là les producteurs et les chaines télévisées, les groupes de presse, les régies publicitaires, les marques, et plus encore.

En pratique, avec Tevizz, l’utilisateur visualise le lien entre le show et toute l’activité sur les réseaux sociaux au même moment. Le service analyse les données, les traite et permet de comprendre comment se constitue et évolue, minute après minute, l’activité et les opinions des internautes. « L’outil permet d’analyser l’audience de l’émission dans son entier et les thèmes abordés, mais aussi la prestation d’un présentateur, d’un candidat durant une émission du type « talent show », comme The Voice ou Master Chef, d’un sportif pendant un match ou d’un homme politique durant un débat. »

La solution se veut révolutionnaire pour les professionnels des médias. « Le professionnel veut comprendre son audience, voir en temps réel les points clés de l’évolution de cette audience, ce qui fait le buzz ou ce qui marche moins bien. Il veut aussi enrichir de façon automatisée le contenu du programme avec des informations pertinentes provenant des réseaux sociaux. » explique David Mendlewicz, le troisième co-fondateur, en charge du produit et de l’expérience-client.

Objectif : 400.000 €

Dans un premier temps, Tevizz se concentrera sur le B2B. « On vient de démarrer la commercialisation » explique Didier Joos. Et visiblement, cela marche plutôt bien pour la petite startup. « On démarre les tests avec une chaine télévisée, un groupe média important, et on devrait conclure avec un cablo-opérateur à qui nous avons présenté la solution. » Financé intégralement avec des fonds propres, le projet devrait bientôt prendre son envol grâce à ces premiers clients mais aussi à une grosse levée de fonds. Tevizz a placé la barre assez haut. La startup espère lever 400.000€ pour le mois de mars 2013. « Les choses avancent plutôt vite et bien pour nous », ce qui est bon signe

La suite ? Le lancement de l’offre B2C en mai 2013. Cette fois, l’expérience Tevizz prendra la forme du « second screen ». « Aujourd’hui, le consommateur de contenus télévisuels et culturels ne veut plus être un acteur passif. Il veut choisir, participer, interagir. Pas seul, mais en réseau, en communauté. Partager. » La popularité des réseaux sociaux et des tablettes et smartphones ouvre de nouvelles perspectives. Désormais, le téléspectateur partage son opinion au sujet d’un show sur les réseaux sociaux. La tablette et le smartphone ont trouvé leur place aux côtés de la télécommande. Dans certains cas ils l’ont même complètement remplacée.

Si Tevizz n’en est encore qu’au début d’une belle aventure, la détermination de l’équipe, la richesse de la technologie et la popularité croissante du service auprès de quelques gros clients permettent à la startup de faire preuve d’ambition. En pleine crise économique, la startup souhaite lever 400.000€. Un pari audacieux mais tout à fait réalisable compte tenu de l’accueil réservé par les professionnels des médias et les investisseurs au service.

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Un commentaire

  1. Léonard Kaye

    17 février 2013 at 14 h 18 min

    Merci de devenir ton ami.

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