Angel.me, un Kickstarter à la belge

Par posté le 28 décembre 2012

Le crowd-funding est à la mode. Depuis quelques mois, les jeunes entrepreneurs s’appuient de plus en plus sur les internautes pour financer leur projet. Angel.me, une nouvelle plate-forme belge de crowd-funding, s’attaque à un marché quasi-inexistant en Belgique, ouvrant de nouvelles portes aux entrepreneurs.

© Etienne Froment

SonicAngel comme terrain d’expérimentation

Il y a deux ans, Bart Becks et son équipe lançaient SonicAngel, une plate-forme de crowd-funding qui a permis à plus de 30 artistes de réaliser leurs rêves. Contrairement à Kickstarter, SonicAngel est une plate-forme qui ne s’intéresse qu’à la carrière de jeunes musiciens ou chanteurs. Pas question donc de financer des gadgets hors de prix ou de jeunes startups dans ce écosystème.

Parmi les artistes figurant dans le line-up de SonicAngel, on retrouve Tom Dice, un jeune chanteur néerlandophone qu’aucun label ne voulait supporter il y a trois ans. Avec deux albums à son actif, une prestation remarquée à l’Eurovision avec “Me and my guitar” et des fans à travers le monde entier, Tom Dice “commence à être un artiste établi.” Lancé grâce à SonicAngel, il est parvenu à s’imposer comme une star montante de la musique en Belgique.

Pour arriver à ce résultat, SonicAngel a conçu un système de crowd-funding qui offre un retour sur investissement exceptionnel pour les participants. “On a un produit qui s’appelle le FanShare. Pour 10€, l’acheteur a droit à un certain nombre de bonus, allant de l’album complet à une entrée pour un concert de l’artiste. Tous les six mois, on fait un calcul du bénéfice total que l’artiste a réalisé et on le partage proportionnellement avec les investisseurs. Entre temps, on a quand même payé 34€ par tranche de 10€ investis” explique Bart Becks.

Le succès de SonicAngel a poussé Bart Becks et son équipe à proposer une alternative pour le cinéma. “Nous avons également lancé une autre plate-forme, Film-Angel. Nous avions sept films sur la plate-forme et les sept ont trouvé un financement. Cela montre qu’il y a un réel besoin et une réelle opportunité pour le business.

“Le crowd-funding n’est qu’une étape”

L’étape suivante? Une plate-forme beaucoup plus ambitieuse, qui élargit le champ d’action de l’entreprise. “On a démarré avec la musique, mais on a choisi de diversifier nos activités en investissant dans d’autres domaines” explique Bart Becks. “Le phénomène de crowd-funding connait un franc succès. Il a un énorme succès aux Etats-Unis. Angel.me, c’est le financement de projets mais aussi de sociétés.” Évoquée en début d’année déjà dans la presse, la plate-forme Angel.me devrait finalement prendre son envol d’ici quelques semaines tout au plus. Reprenant à peu de choses près le même concept que Kickstarter – un service américain de crowd-funding qui permet aux entrepreneurs de proposer leurs projets aux internautes pour trouver un financement, Angel.me devrait ouvrir de nouvelles portes à de jeunes entrepreneurs.

Divers modes d’investissement sont mis à disposition des entrepreneurs. Tout comme sur Kickstarter, il est possible d’investir directement dans un produit en payant une somme définie qui permettra d’acquérir un exemplaire du produit final. Là où Angel.me innove, c’est dans le fait qu’il propose également de prendre des parts dans de nouvelles entreprises. “Il y a pour le moment beaucoup de jeunes entrepreneurs en Belgique. Il y a un vrai problème avec le capital pour fonder la société, et là le crowd-funding peut s’imposer comme une solution comme premier financement pour faire démarrer une petite startup.

 

Contrairement à SonicAngel, Angel.me a un focus national. Il sera également lancé dans une poignée de marchés clés, de l’Asie à l’Amérique du Nord. “En Belgique, on a beaucoup de startups mais pas beaucoup de capital. Je ne crois pas qu’on parviendra à créer quelques sociétés avec 4.000 ou 5.000 sociétés en Belgique. Par contre, créer 300 ou 400 sociétés avec quelques personnes pour gérer ça, c’est possible. Le crowd-funding n’est qu’une étape.

Bien sûr, le facteur risque sera à prendre en compte. L’investissement n’offre aucune assurance. Si Bart Becks s’attend à ce que certains projets décollent, il rappelle que l’investissement n’est pas un jeu et que ceux qui misent de l’argent sur certains concepts peuvent très bien perdre leur investissement. Angel.me entend néanmoins offrir toutes leurs chances aux jeunes entrepreneurs. “Certains comités seront réunis pour guider les entrepreneurs, mais les entrepreneurs garderont une totale autonomie au niveau de leur projet” nous assure Bart.

Ambitieux, le projet a de quoi éveiller l’attention des entrepreneurs et de tous les types d’investisseurs. Le succès de SonicAngel et Film-Angel montre en tout cas que le crowd-funding fonctionne et peut devenir une solution à part entière de financement en Belgique.

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2 Comments

  1. Pingback: Angel.me, un Kickstarter à la belge | Belgium-iPhone

  2. Eric

    5 octobre 2013 at 23 h 07 min

    Après un an le site n’est toujours pas actif et il n’offre aucune transparence quant au coût d’utilisation.

Réponse

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