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Les lunettes à réalité augmentée : fini la vie privée ?

Aujourd’hui à Paris, le créateur de l’EyeTap Digital Eye Glass s’est fait agresser par des employés d’un MacDonald. Il portait son invention, des lunettes à réalité augmentée. Cette agression pose question : est-on prêt à accepter socialement cette technologie dans notre quotidien ?

Claude Javeau, professeur émérite à l’ULB répond à nos questions :

L’arrivée de ce genre de technologie, cela signifie-t-il la fin de la protection de la vie privée ?

“Non le phénomène a déjà commencé depuis pas mal de temps. De plus en plus, quand on achète certains produits, on peut-être noté, identifié. D’un côté, on veut de plus en plus de vie privée, mais de l’autre, on invente des choses qui font totalement l’inverse, souvent à des fins commerciales.”

La société est-elle prête à utiliser cette technologie ?

“On ne lui demande pas son avis. Tout le problème est de savoir ce que l’on va mettre comme limite dès que se sera commercialisé. Une fois sorti, tout le monde voudra acheter cette nouvelle technologie. Les gens suivent la mode et il est pratiquement impossible dans notre société de limiter ce phénomène. Mais je suis pessimiste. Les expériences récentes montrent bien qu’on va de plus en plus loin.”

Quelles sont les limites en terme de vie privée ?

“A l’heure actuelle, tout est enregistré avec le système échelon.  Rien qu’avec un téléphone portable, on peut se faire repérer. Si on prononce certains mots trop souvent, on est enregistré. Le seul moyen aujourd’hui qui est encore plus ou moins sur, c’est d’écrire à la main. Il y a aussi la loi qui essaye de protéger les gens. A chaque innovation, le droit s’adapte, mais il a toujours un temps de en retard. Mais à part cette solution, aujourd’hui je ne vois pas ce qu’il faut faire pour limiter le phénomène. Et il sera de plus en plus difficile de se protéger dans le futur.”

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réponses à “Les lunettes à réalité augmentée : fini la vie privée ?”

  1. roark dit :

    «On ne lui demande pas son avis.»

    Ça n’a pas de sens cette phrase. La société n’est pas une entité consciente ou intelligente.

    Celle-ci n’est que la somme des individus et de ses interactions. Et comme «tout le monde voudra acheter cette nouvelle technologie» cela signifie que la société a donné un avis positif.

    La plus grande menace pour la vie privée, c’est l’état.
    Une entreprise privée ne possède pas de police ou d’armée et ne possède que des bribes de données qu’on a cédé de façon consentante. Le problème ne surviendra le jours où l’autorité publique décidera de les récolter pour lui.

    Quoique c’est déjà le cas…

    Heureusement, il existe des alternatives logicielles pour contourner ce genre de problème.

    De plus, l’état possède déjà énormément de données personnelles sur vous. Ils sait ce que vous gagnez (déclaration d’impôts), sait comment vous dépensez, quand et où (pas de secret bancaire), connaît votre santé (santé publique), connaît votre niveau d’études (école publique), il sait de plus en plus où vous allez grâce à la vidéoprotection, qui vous fréquentez, votre orientation sexuelle grâce au mariage sous contrôle national…

    Ces données peuvent sembler anodines au premier abord, mais elles en disent beaucoup sur vous et sont une mine d’or pour un dictateur totalitaire.

    Ne croyez pas que la liberté est définitivement acquise.

    La vie privée préservée de l’état est fort restreinte.

    • Pietje Carambolle Van Skroutchenaar dit :

      A force d’enfoncer des portes ouvertes, vous allez vous fracturer l’épaule.

    • Galaad dit :

      Tiens, on pensait les derniers ultras du libéralisme morts suite à la bonne blague de 2007/2008 (toujours sur scène pour les fans) ou exilés aux States. C’était oublier que ces énergumènes, comme les mouchettes, renaissent dès qu’on ne fait pas attention aux déchets humains…

      Alors comme ça “there’s no society” M.Thatcher? La société n’est qu’une somme d’individus monadiques évoluant au gré de leurs intérêts rationnels, guidés en cela par la bienveillante Main Invisible? Exit la sociologie, exit la politique, exit la chose publique, nous voici dans le règne du tout à l’ego, servi avec l’arrogance de l’ignare et l’outrecuidance du Narcisse. On se demande ainsi comment il existe encore des cultures, des nations ou des sociétés dans ce monde de self-made men…

      Ah bah oui en outre vla que la démocratie se voit résumée aux avis vaguement conscients d’individus à qui l’on n’a rien demandé hormis de se taire et d’attendre que de sages prophètes tels que notre ami roark sondent leurs âmes. Où sont d’ailleurs ces bulletins recueillis vous permettant d’affirmer cela l’ami? On veut des preuves ô Grand Guide…

      Permettez-moi néanmoins de vous suggérer humblement – je ne suis qu’un vulgaire prophane après tout – que les chômeurs et autres losers de notre non-société ne se rueront peut-être pas avec votre ardeur vers le prochain gadget hype du moment.

      Enfin je m’en veux déjà, excusez cette pauvre maladresse de débutant, je n’ai pas encore vos dons de voyance et d’ubiquité, je dois sûrement me tromper, je n’arrive pas encore à sonder les âmes avec votre talent.

      Tiens pour finir un bon vieux rappel des heures les plus sombres de l’Etat totalitaire. Bah oui, vous ne saviez pas que google était un service public? Idem pour facebook- qui au passage fait oeuvre de charité en fournissant nos infos aux multinationales, ces éternels chevaliers de la vie privée et de la Liberté. Que la prolifération des caméras privées est en fait le fait de l’Etat? Non content de nous voler nos sous pour les donner aux pauvres- pardon, aux assistés- le vla qui se permet en plus de foutre son nez dans les affaires qui ne le regardent pas, celles d’une société apparemment chimérique (il n’ya que des individus) où toutes les sphères de la vie de l’Homme semblent appartenir au domaine privée. Il semblerait que nous vivions entre autistes.

      Bon bah je vais de ce pas brûler ces livres de sociologie, de philosophie, d’anthropologie ou d’économie politique qui moisissent dans ma bibliothèque, vous m’avez ouvert les yeux roark, je découvre avec stupeur mon ignorance passée et apprends ainsi la Vraie vie. Je me prosterne devant tant de sagesse.

      • Roark dit :

        Je dois dire que je ne comprends pas votre réaction aussi ironique et dénigrante. J’exprime ici mon opinion sur le droit à la vie privée, remettez-vous donc ce droit en question ?
        C’est juste contre tout débat. Cherchez-vous à débattre ou vous regarder dans une glace ? Ce qui est tout de même paradoxal pour quelqu’un qui dénonce l’égocentrisme de l’ultra-turbo-néolibéralisme…

        Concernant la crise : Ben oui, la crise due aux politiques étatiques d’expansion du crédit et par les obligations des banques de prêter à des insolvables, les subventions étatiques via Fanny et Freddie, ses effets de leviers…, c’est la faute au libéralisme, tout ça. Les faits qui ont mené à la crise sont indéniables, même dans les milieux gauchistes
        De plus, il est certain qu’avec les dizaines de pages de réglementation, la fiscalité, les contrôles, les subventions, les incitations politiques, on est dans un monde turbolibéral, hmmm ?

        Quant à la société : La société n’est rien d’autre que ça : des individus, des actions, des interactions.
        La culture est le fruit de cela. Ce n’est pas le fruit d’un plan conçu dans une commission par un fonctionnaire, ce qui est absolument irréaliste. Cela n’a rien à voir avec un corps collectif imaginaire simpliste venant d’un délire de personnes qui semblent s’imaginer que l’homme est une fourmi. Y-a-t-il un cerveau collectif ? J’en attends la preuve.

        Il y a peut-être des phénomènes collectifs, mais ceux-ci sont abstraits, complexes, variés, temporaires. Le marché, la main invisible, que vous dénigrez certainement en est probablement un des manifestations la plus concrète.
        Cependant, cela ne signifie pas qu’il y a une entité unique et totale.
        La vision libérale, c’est que ces “corps collectifs” – appelons-les ainsi – sont capable de s’auto-organiser, tendant vers l’organisation la plus ouverte et efficace ( http://www.youtube.com/watch?v=47lazI9h_SE ) et qu’un planificateur aux capacités humaines limitées ne saura jamais interpréter les phénomènes et va surtout dérégler cette gestion, chercher à la simplifier, l’uniformiser selon son arbitraire.
        La réalité est tellement plus complexe que les fantasmes des idéologues, et l’expérience démontre qu’y toucher fait plus de mal que de bien.
        La société des cellules est bien une société anarchique d’auto-organisation, il n’y a pas un petit père du peuple chez les cellules.

        Quant à la démocratie : et qu’est-ce que la démocratie ? Selon les principes fondateurs de ce système, le but était de subordonner l’état à la société civile plutôt que l’inverse, afin qu’il ne soit pas oppressant. Cependant, la plupart des gens confondent le principe et ses règles, et croyant que la liberté leur était acquise, cela a aboutit souvent au contraire du but originel…

        Google et FB sont des entreprises privées, et alors ? Celles-ci n’obligent personne à leur confier leurs données ou d’utiliser leurs services.
        Dans une société totalitaire – c-a-d une société où la totalité prime sur l’individu, une société où l’état a un contrôle total sur la Société Civile – on n’a pas le choix de se soustraire à l’état.
        Ces sociétés privées ne possèdent ni police, ni armée pour vous imposer leur volonté. Ces services sont présents parce qu’ils sont appréciés. Le jour où ils ne le seront plus, ils disparaitront tout simplement comme bien d’autres.

        Concernant le fait qu’elles revendent les données, je rappelle que toute donnée que vous publiez perd son caractère privé. Un secret n’en est plus un au moment où vous le confiez.
        Si vous copulez sur votre balcon, ne vous étonnez pas si quelqu’un filme et publie sur le net. De plus, un membre de FB accepte des conditions et comme dit plus haut, personne n’oblige à utiliser ces services.

        Concernant les caméras privées, un propriétaire possède le droit de surveiller ce qui se passe dans son bâtiment.
        Vous aller reprocher à quelqu’un qui regarde dans sa propre maison de violer sa propre vie privée ? N’ai-je donc pas le droit de savoir ce qui se passe sous mon toit ?

        Après les désastres, les millénaires de désastres qu’ont amené les états et ses missionnaires qui désirent imposer leurs propres utopies aux autres, je me demande comment des gens peuvent encore avoir la foi et tomber dans les pièges constructivistes habituels qui ont mené à ces désastres.

        Comment peut-on à la fois désirer le droit à la vie privée et d’autre part prôner son contraire : l’ingérence systématique de l’état dans les affaires privées, un état qui contrôle les comportements de la population sous prétexte de soi-disant volonté populaire dont pertinence de la définition ne sera jamais rien qu’une présomption et dont les résultats ont déjà aboutit à l’horreur.
        Un droit à géométrie variable, ce qui est un non-sens…

        Si malgré vos lectures philosophiques, sociétales et économiques vous nous sortez des âneries aussi simplistes, c’est soit que vous vous cantonnez à une école sectaire, soit que vous n’avez pas compris votre lecture.
        Si votre bibliothèque se limite à Marx, Platon, Hegel, Rousseau et Bourdieu, je comprends que vous nous sortiez de tels propos.

      • Lidju dit :

        Que de mépris pour de gens dont vous êtes si dépendant!

      • colot dit :

        je partage l’avis de Roark sur l’inexistence de la société. je n’ai jamais serré la main de la société, jamais fait un bisou, rien quoi. Il y a bien une raison… La société est bien la somme des non-rationalités qui la composent. Etant donné le sujet, je dirais que la société est une vue de l’esprit. J’ai toujours eu la coquetterie de penser que la surinformation est est un moyen d’enfumer le système. Si on est un peu déviant politiquement parlant, imaginons que l’on critique les politiques qui ne seraient que l’émanation des entités économiques dominantes hé bien je pense que l’on sera plus vite repéré si on ne possède pas de compte Fessebouc que si on en possède un. Quant à ces lunettes… Ben parfois on les portera parfois pas. où est le problème dans une conception bien sûr où la surinformation permet l’incognito. Si on ne partage pas cette opinion bien sûr c’est différent.

        • Galaad dit :

          Je n’ai jamais serré la main de l’air, je n’ai jamais serré la main de la langue, je n’ai jamais embrassé la Culture, je n’ai jamais serré dans mes bras la morale, et puis tiens d’ailleurs je n’ai jamais salué une quelconque nation, c’est qu’ils ne doivent en effet pas exister.

          Je me plie devant tant de rigueur de raisonnement.

          P.S.: Peut-être lire un peu plus de la philosophie ou de l’anthropologie (cf Mauss et le don, ou le M.A.U.S.S. http://www.journaldumauss.net/spip.php?article129), et un peu moins Ayn Rand et Thatcher?

          • Galaad dit :

            Vous êtes tellement perclus d’idéologie mon pauv’ gars que la réalité n’a aucune place dans votre raisonnement. Ce n’est pas parce que vous avez avalé 3 tomes des robinsonnades de l’ineffable Ayn Rand (qui est a la pensée ce que le McDo est à la gastronomie) que vous avez le devoir de nous les vomir sous forme condensée ici. Il est clair que face au génie des penseurs qui sont visiblement vos références (laissez-moi deviner, Rand? Friedman? Molinari? Schumpeter? Becker?ou contentez-vous de recracher les restes de ce que la TV et l’internet vous gavent?), dont la principale contribution au patrimoine de l’humanité peut se résumer à une phrase: le vice privé fait la vertu publique, la morale provient de l’argent (Rand pour ne pas la citer); il est clair disais-je que face à tant de génie, les Hegel, Rousseau, Marx ou Platon (loin d’être mes références) ne sont rien, cacahuète, nada.

            La véritable Vérité vraie et véridique du libéralisme, c’est bien la colonie de fourmis, ou plus précisément la ruche des abeilles pour reprendre votre camarade Mandeville: des animaux qui agissent collectivement de manière inconsciente mais parfaitement intéressée, et qui font la richesse des nations grâce à leurs turpitudes. Il n’y a pas de société, cette “vue de l’esprit”, mais bien des individualités privatisées et guidées par le Dieu Marché et sa Main Invisible.

            Le problème avec les libéraux dans votre genre, c’est qu’ils ne pensent pas. Au travers de sophismes simplistes au développement a contrario compliqué, vous en arrivez à non seulement résumer l’Homme à l’homme, mais surtout à projeter votre idéologie hyperindividualiste sur l’humanité, de sorte que vous êtes incapable de faire autre chose qu’aligner des poncifs de juriste ou d’économiste de niveau BAC3, incapables de comprendre les autres sociétés, la notion de don, l’altruisme, les cultures “primitives” etc… Pour comprendre les sociétés encore faut-il prendre de la hauteur et du recul, et si l’on les résume aux individus interagissant entre eux, l’on ne peut comprendre les phénomènes de masse, collectifs, les phénomènes de mode, les cultures, bref les hommes.

            Dans votre monde libéral, il n’y a par ailleurs pas de place pour la liberté : là où le totalitarisme enferme l’individu dans une société-hydre sous la coupole de l’Etat omniprésent, l’utilitarisme vulgaire sauce roark enferme l’individu dans une société qui s’auto-nie, qui fait croire aux individus qu’ils ne sont que des monades sans liens ne devant compter que sur elles-mêmes, et qu’il n’y a pas de structures, d’institutions (Castoriadis) qui les préexistent et les forment tout comme ils les forment ensuite. Le résultat : anomie, concurrence de tous contre tous, incivilités, indifférence à l’Autre, liquéfaction des liens sociaux (Bauman), incapacité à faire changer les choses consciemment (il faudrait pour cela admettre l’existence du collectif), replis sur soi (sur sa communauté, son chez-soi, sa culture,…) et comportements à la fois grégaires et tribaux. La véritable liberté est celle de l’autonomie, et celle-ci ne se résume pas aux libertés individuelles. L’individu vit dans un collectif et l’autonomie consiste à savoir cela pour ensuite agir collectivement dessus. Pas d’individus autonomes sans société autonome et vice-versa, de sorte que sont tout autant liberticides le totalitarisme qui nie l’individu et l’hyperindividualisme qui nie la société (donc la chose publique, la res publicae), tous deux détestant par ailleurs l’idée de démocratie et de République (voir Supiot).

            Lire: http://www.costis.org/x/castoriadis/autonomie.htm

            Il faut être aveugle ou borné pour croire qu’il n’y a que des individus qui agissent consciemment dans leur propre intérêt quand on voit des phénomènes de masse tels que la mode ou l’audimat. La main invisible et autres billevesées métaphysiques du style ne sont que postulats simples de simplets, qui pensent que leur égoïsme narcissique est une généralité, bref que l’homo sapiens sapiens n’est qu’homo eoconomicus.

            Le truc affligeant dans tout ça c’est qu’il y a encore des naïfs gorgés de propagande libérale pour croire que le danger du totalitarisme nous guette, au moment où tout montre que le mouvement dominant pousse plutôt à toujours plus de Moi, plus de droits, plus de privé. Dans cette situation, rien d’étonnant à ce que vous nous ressortiez le couplet anti-étatique basique. Le problème c’est que le libéralisme ne détruit pas l’Etat, il ne le fera jamais car une société d’individus atomisés ne peut survivre sans Etat pour maintenir l’ordre – l’ordre spontané est une chimère d’entomologiste. Ce qui se passe quand vos semblables appliquent cette utopie c’est non pas la destruction de l’Etat mais la croissance de sa partie pénale pour imposer la décroissance de sa partie sociale (par ex mater les grèves et les révoltes – coucou Thatcher et Reagan, bonjour la Grèce).

            L’Homme diffère de l’animal en ce qu’il n’est pas purement soumis aux aléas de son environnement, purement intéressé, il n’y a que dans la ruche d’abeilles que peut se concevoir l’ordre spontané ! L’Homme lui doit se donner son propre ordre, ses lois, ses symboles, etc… Laisser les individus s’auto-réguler spontanément sans cadre collectif, cela s’appelle la loi de la jungle.

            Et pour toutes ces raisons enfin, vous ne pouvez comprendre que l’obligation ne se fait pas uniquement sous la forme étatique. Si par exemple google ou faceboook ne m’obligent pas par la force à les utiliser, les contraintes sociales elles m’y obligent: il est extrêmement difficile désormais de se passer de facebook (amis qui poussent à s’y inscrire, vie publique,…) et plus il y a d’adhérents plus cela devient difficile, de même que plus google prend de l’importance plus il devient difficile de s’en passer. On ne nous demande justement pas notre avis sur ces choses-là, a fortiori puisqu’il s’agit d’entités privées. Il n’y a donc rien de libre là-dedans – consentement n’est pas liberté -, de même que dans la consommation de masse ou la pub. La véritable liberté est justement celle où l’individu peut peser réellement et consciemment sur ce genre de décisions, sur si la collectivité veut oui ou non produire ces gadgets, etc… La liberté républicaine s’oppose en cela à vos fadaises paranoïaques sur l’Etat. Burdeau (un aut’ gauchiss’) disait “Les hommes ont inventé l’Etat pour ne pas obéir aux hommes.”. La différence entre vous et moi c’est que je veux un Etat social, cherchant à permettre aux gens de vivre une vie décente. Vous vous voulez un Etat privatisé pour protéger le loup dans la bergerie. Grande différence en effet.

  2. olivier dit :

    “La plus grande menace pour la vie privée, c’est l’état”.

    Sauf que l’etat, c’est nous.

    • Roark dit :

      Allez dire aux Nord-Coréens, aux Iraniens, aux Syriens que l’état c’est eux…

      Ce discours, c’est ce que les hommes de l’état veulent vous faire croire pour justifier leurs pouvoirs, mais c’est faux.
      L’État n’est pas la Société.
      L’état, c’est la police, l’armée, le système judiciaire et la pléthore de bureaucrates qui en vivent.
      L’état, c’est, comme dirait Max Weber, l’organisation qui a le monopole de la violence.

      L’état est le plus grand prédateur de l’histoire de l’humanité depuis qu’une bande de pillards étrusques ont décidé d’asservir leurs voisin paysans.

  3. Anoooooooooo dit :

    I, Pet Goat II. A voir.
    Par Heliofant (voir leur site ou youtube).

    Concernant ces lunettes, les gens sont tellement cons qu’ils se rueront sur le produit même qui les fera tomber. Vive la télé, vive la mode, vive les idées implantées…

  4. Lucien malin dit :

    Je ne me suiciderai pas car jai trop d’honneur, mais vivement que je creve, vu ce monde qui pourrit de plus en plus chaque jour, sacrifie aux interets execrable de l’individu. L’humanite est la chose la plus degeulasse qu’il y ait eu sur terre

  5. Xarnufle dit :

    Navré de vous interrompre, mais pourquoi ce garçon s’est-il fait agressé – par des employés, qui plus est ???

  6. Renaud dit :

    Il est temps de ressortir les hoodies. :D

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