Preuve à l’appui, les fournisseurs d’accès à Internet néerlandais et britanniques démontrent que le blocage des sites pirates n’affecte pas le trafic P2P. L’interdiction d’accéder à Pirate Bay aurait même eu l’effet inverse aux Pays-Bas, où le trafic P2P a grimpé en flèche.

Le blocage des sites pirates n’aurait que très peu d’effets sur le téléchargement illégal d’après les fournisseurs d’accès. Depuis l’interdiction d’afficher Pirate Bay aux Pays-bas et au Royaume-Uni, les fournisseurs d’accès ont noté une faible diminution de la consommation P2P dans un premier temps, avant d’enregistrer une nouvelle augmentation quelques semaines plus tard. Et si les résultats sont sensiblement différents d’un fournisseur à l’autre, avec de grosses augmentations par rapport au seuil d’origine pour le fournisseur XS4All, et un retour au même niveau pour UPC, la tendance est la même partout : les internautes semblent avoir trouvé des alternatives.

Au Royaume-Uni, la guerre a été déclarée aux torrents. Après avoir bloqué Pirate Bay, le pays envisage de bloquer plus de sites permettant de télécharger des torrents. Des mesures plutôt radicales qui pourraient permettre d’endiguer la menace du téléchargement illégal.

De leur côté, les fournisseurs semblent tous plus ou moins d’accord sur la question : le bannissement de Pirate Bay n’a rien changé, et tout porte à croire que le bannissement d’autres sites aura pour seul effet de changer les habitudes des internautes, qui rechercheront d’autres sites ou trouveront tout simplement d’autres méthodes pour télécharger illégalement…

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[ Source : The Verge ]